1681 - Dénombrement du manoir de Kergonan et dépendances - GrandTerrier

1681 - Dénombrement du manoir de Kergonan et dépendances

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§ E.D.F.

Sommaire

En savoir plus : « Manoir et moulin de Kergonan » ¤ « Kergonan » ¤ « Moulin de Kergonan, Meilh Kergonan » ¤ « Le menhir disparu de Kergonan » ¤ « Erratum sur le manoir de Kergonan et ses armoiries au 15e siècle » ¤ « 1540 - Aveu de François Lysyard, seigneur de Kergonan » ¤ 

1 Introduction

Document d'archives familiales sur 17 volets recto-verso, rédigés en septembre 1771, mais reprenant une déclaration datée du 18 janvier 1681. L'objet est le « dénombrement du manoir, seigneurie et dépendances de Kergonnan en Ergué-Gabéric ».

Cette déclaration était faite dans le but d'alimenter le registre du papier terrier [1] de la réformation des domaines de Bretagne à la fin du 17e siècle. Elle rassemble toutes les terres et villages dépendant de la seigneurie de Kergonan,
Vitrail François Liziard
Vitrail François Liziard
pour lesquels étaient dues des rentes en nature ou argent, soit au titre d'un domaine congéable [2], soit d'une simple ligence [3].

En 1681 le propriétaire et seigneur de Kergonan est Guillaume Riou du Plessis en Caudan-Lanester [4]. En 1540 le seigneur des lieux était l'écuyer François Liziard, et le volet 15 de la déclaration fait mention de l'aveu rendu à cette époque. Le volet 6 mentionne l'imposante garenne de Kergonan et en marge il est indiqué « en 1540 on la nomme Garenne de Liziard ». La date de 1540 fait référence à l'aveu de François de Liziart conservé aux Archives Départementales de Nantes : cf « 1540 - Aveu de François Lysyard, seigneur de Kergonan ».

 

On trouve aussi en volet 13 la mention d'un autre seigneur local d'Ergué-Gabéric, à savoir le sieur Guy Autret de Missirien et de Lezergué qui s'était porté acquéreur de la propriété de Kerfrès, anciennement dépendance de Kergonan, et qui est revenu en 1681 dans le giron de la seigneurie de Kergonan.

Le document est également intéressant pour le nombre important de villages gabéricois référencés. Au total 30 villages gabéricois [5] sont cités, répartis sur toute la commune et dont certains ont à ce jour disparu. Des annotations en marge permettent de repérer l'orthographe changeante pour certains lieux-dits : Kernotter pour Kerautret, Trefflan pour Trolan, Kernech Ergué pour Quenechhergué ou Crech Ergué, Molenec pour Mélennec ...

Pour toutes ces terres les rentes sont très variables. Elles sont payées en sols, deniers ou oboles, ou alors en nature : soit un chapon [6], soit une poule (« géline » [7] en langage de l'époque), soit un demi mouton, ou alors en céréales mesurés en crublées [8] ou en bigottées [9]. Par rapport aux aveux de même type en Basse-Bretagne, on trouve en volet 10 une originalité de paiement pour le village de Crec'h Ergué : « dix douzaines d'anguilles », vraisemblablement pêchées dans la rivière d'Odet toute proche.

2 Transcription

Feuillet 1 - en marge : La chambre vues les conclusions du procureur général du roy a (...) et ordonné la délivrance du présent extrait contenant dix sept volés décritives cotés et paraphés à la charge de ne s'en servir contre le roy, faict à la charge des comptes, à Nantes le quatorze septembre mil sept cent soixante et onze. François de la Goustière.

18 janvier 1681

Le Berre commis juré

Procédant par nous Paul Louis Julien Raseau Seigneur de Beauvais conseiller secrétaire auditeur en la chambre des comptes de Bretagne aux extraits requis par Messire d'Escablissac chevalier de l'Ordre royal et militaire de St Louis lieutenant des vaisseaux du Roy.

Suivant la requeste présentée à la dite chambre signée de Me Fleury son procureur et en vertu de nôtre commission du quatrième jour de septembre de la présente année mil sept cent soixante onze, nous a esté représenté par Me


Bernardin Peric garde des archives de la dite chambre des comptes une déclaration du manoir, seigneurie et dépendances de Kergonnan sittués en la paroisse d'Ergué gaberic evesché de Quimper, fournie à la réformation du domaine du dit Quimper par Messire Guillaume Riou Seigneur du Plessix Riou [4], dattée du 18 janvier 1681. Etante aux dites archives sous la cotte 76 du quatrième volume des déclarations sous le dit domaine de Quimper de la

Feuillet 2

quelle le teneur en suit.

Déclaration et dénombrement du manoir, seigneurye et despendances de Kergonnan sittué en la paroisse d'Egué gabéric que Messire Guillaume Riou seigneur du Plessix Riou [4] demeurant au dict lieu et manoir du Plessix Riou en la paroisse de Caudan evesché de Rennes tient et possède noblement du roy nostre Sire soubz son domaine et recepte [10] de


Quimper corentin charge des debvoirs cy après déclarés que le dit seigneur du Plessix [4] fournit et présente au roy devant Messieurs les commissaires commis pour la confection du papier terrier [1] du domaine de Sa Majesté en la dicte juridiction de Quimper pour satisfaire aux ordonnances de mes dicts sieurs les commissaires de ..., publiées aux prosnes des grandes messes du ressort de la dicte

Feuillet 3 - en marge : + ruines

dicte juridiction lesquels héritages consistent.

C'est à scavoir.

la maison et seigneurye de Kergonnan avec ses issues [11] et appartenances, bois, rabines [12], vieil estang, maison, jardin, courtil [13], verger, four, aire et emplacement de collombier, le corps de logis du dict manoir et la grange, ruines contenant en tout quatre journeaux [14].

La prée du dict manoir


contenante cinq journaux [14] et demy donnante sur la rivière d'Odet affermée à Guillaume le Bartz pour en payer par an la somme de quarante et deux livres.

Le tailliff du dict manoir contenante six journaux [14] de terre.

Les deux métairyes du dict manoir, une que tient à ferme Allain Le Seignour [15]. La deuxiesme que tient au dict tiltre de ferme Jacob Rocan, pour en payer

Feuillet 4 - en marge : Kergonan huella, Kergonan izella

par an chacun six vingt livres, les dictes métairyes contenant en terres chaudes [16] trante et six journeaux [14] et demy, de terres froides [17] trante et cinq journeaux [14].

Plus une tenue [18] à domaine congéable [2] possédée par les héritiers de Jacob Keruchant joignant les dictes métairyes, contenant en terres chaudes [16] onze journeaux [14] et demy et saizième de journal [14],


de terres froides [17] huict journaux [14] pour payer de rente dix huict livres par argent, deux chapons [6], une demy mouton et corvées et champart [19].

Plus autres tenues [18] au dict Kergonnan possédées par Philippe le Guenander et Catherine Raoul sa femme contenantes quinze journeaux [14] de terres chaudes [16] et sept journaux [14] de terres froides [17]

Feuillet 5 - en marge : Kerautret, Kerlaviou

pour en payer de rente convenancière [20] par chacun an la somme de douze livres, deux combles [21] advoines, deux chapons [6], un mouton, trois livres par argent et corvées et champarts [19].

Lequel manoir, pourpris [22], métairyes et tenues s'entregoignants donnent du costé de l'oriant sur les terres du village de Kernotter, du midy en partye


sur les terres du dict Kernotter et en autre partye sur le chemin conduisant au bourg de Coray à Quimper corentin et les terres du lieu de Parc an fanquic, d'occidant en partye sur les terrres de Parc an fanquic, en autre partye sur les terres du village de Keransaux et sur deux prées despendantes du lieu de Kerlaviou et du septentrion sur la rivière

Feuillet 6 - en marge : en 1540 on la nomme Garenne de Liziard [23]

d'Odet et sur les terres du village du Guellenec.

Plus la grande garenne appelée Cornec contenante dix journaux [14] de terres froides [17]. Plus autre garenne appellée Gouarem an argours, contenante neuff journaux [14]. Plus autre garenne appelée guarem en hem meur contenante six journeaux [14] de terres froides [17]. Plus autre


garenne appelée Guarem moez contenante deux journaux [14] et sept huictième de journal [14], toutes les dictes garennes s'entrejoignantes ensemble appellée la garenne de Kergonnan affermée à Nedellec le Berre et consorts pour la somme de trante et neuff livres par chacun an donnant les dictes garennes de l'oriant sur les terres du village de Rouault, du midi sur terres du village de Kernaut,

Feuillet 7

d'occident sur terres de Corray à Quimper corantin.

Plus le village de Keransaux possédé à domaine congéable [2] par Guillaume le Bartz, Germain le Siguire, Pezron le Boulch, Jacob Rocaun, pour en payer par an sept crublés [8] de froment rouge, par


seigle douze combles [21], par advoine neuff crublés [8] et demy, par chappons huict chappons, par argent dix sept livres huict sols et champart [19] et corvées, contenant en terres chaudes [16] 23 journaux [14] 3 cordes [24], en terres froides [17] 33 journaux [14] 6 cordes [24], les terres du dict village donnantes de l'oriant sur les terres de Kergonnan, devers le midy sur

Feuillet 8 - en marge : Trolan, Kernotter ou Kerautret, Kerderrien

les terres de Kerveguan, devers occidant sur les terres de Kerangouat.

Le moullin du dict manoir scittué sur la rivière d'Odet du costé du dict manoir affermé à Jan Le Guiader pour en payer par an la somme de cent vingt livres.

Cheffurantes [25] en fieff la seigneurye en ligence [3] sur le village de


Trefflan, sur lequel est deub de cheffurantes[25] une crublée [8] advoine et une geline [7].

Item la seigneurye en ligence sur le village de Kernotter, sur lequel est deub de cheffurantes [25] vingt quatre sols deux derniers obolle [26].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le parc village de Kerderien, autrement de Mezlou, sur le quel est


un mot rayé nul

Feuillet 9 - en marge : 1er parc nevez à Keranguen, Quilly bihan, Crechergué, ero hir et bois tailliff à Quenechhergué

deub de cheffurantes un denier.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le parc René aux appartenances du village de Keranguen, sur lequel est deub de cheffurante [25] douze denyers.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village du Quilly bihan sur lequel est deub de cheffurante [25] deux denyers.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le parc

 

Fin de Feuillet 9

Ninon au village de Kernechergué est deub de cheffurante [25] dix sept sols six denyers.

Item la seigneurye en ligence [3] sur trois parcs de terres chaudes [16] contenu en un parc appelé Er huhir et le bois tailliff scittués au village de Kernech Ergué pour en payer de cheffurante [25] deux bigottés [27] de froment et quatorze denyers.

Feuillet 10 - en marge parc Stanc Odet à Quenech ergué, Léhec, Kergoff, Parc Kerbouzoul à Kerbouzoul

Item la seigneurye en ligence [3] sur un parc appellé Stanc godet au dit village de Kernech Ergué sur lequel est deub de cheffurante [25] dix douzaines d'anguilles.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Lehec de sur lequel est deub de cheffurante [25] dix sept sols quatre denyers, une crublée [8] advoine et


une géline [7].

Item la seigneurie en ligence [3] sur le village de Kergoff sur lequel est deub de cheffurante [25] deux denyers.

Item la seigneurie en ligence [3] sur un parc appellé Kerbouzoul scittué au village de Kerbouzoul est deub de cheffurante [25] un denyer.

Item la seigneurye en

Feuillet 11 - en marge : Kervernic, Kerbouzoul, Guilly bihan, Guilly bras, Keraudan

ligence [3] sur le village de Kerevenic, sur lequel est deub de cheffurante [25] deux denyers.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Kerbouzoul, sur lequel est deub de cheffurante [25] un denyer.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Quilly bihan sur lequel est deub de cheffurante [25] une crublée [8]


advoine et une gelline [7].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village du Quilly braz, sur lequel est deub de cheffurante [25] une crublée advoine et une geline [7].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Keraudan sur lequel est deub de cheffurante [25] une crublée advoine et une gelline [7].

Item la seigneurye en

Feuillet 12 - en marge : Cutuillic, Mélennec, Kerherou, Lezebel, Kerguernic

ligence [3] sur le village de Cutuillic, sur lequel est deub de cheffurante [25] un obolle [26].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Molenec, sur lequel est deub de cheffurante [25] trois deniers monnoyes [28].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le manoir de Kerherou, sur lequel est deub quatre crublées [8]


advoine, quatre gellines [7] et un denier obolle [26].

Itemp la seigneurye en ligence [3] sur le village de Lezebel, sur lequel est deub de cheffurante [25] une crublée [8] advoine et une gelline [7].

Item la seigneurye en ligence [3] sur le village de Kerguernic, sur lequel est deub de cheffurante [25] dix denyers.

Item la seigneurye en

Feuillet 13 - en marge : Loqueltas, Kerfrez, Coatbalboulch (Coat Balbous) à Quelennec

ligence [3] sur le village de Loqueltas sur lequel est deub de cheffurante [25] une crublée [8] advoine et dix denyers.

Item la seigneurye en ligence [3] sur le lieu de Kerfrez et despendances appartenant au sieur de Kerarot comme héritier du sieur de Messirien, autrefois domaine de la seigneurye de Kergonnan, sur lequel


est deub de cheffurante [25] trois denyers monnoye.

Item la seigneurye en ligence [3] sur un bois tailliff à son pré appellé Coatbalboulch scittué aux appartenances du village du Quellenec en paroisse d'Elliant juridiction de Rosporden, sur lequel est deub de cheffurante [25] sept sols six denyers.

Item est deub à la dite seigneurye de Kergonnan de cens [29] et rentes en chacun terme de Sainct

Feuillet 14 - en marge Quelennec, Pennanech

Michel tant sur le village de Quelenec, que Pennenech scittué en la dicte paroisse d'Ergué gabéric, la somme de deux sols six denyers.

Les dicts hérittages cy-dessus sont scittués en la dicte paroisse d'Ergué gabéric en la juridiction de Quimper corentin, fors [30] le dict Coetbalbouch qui est en la juridiction


de Rosporden, sans préjudice que le dict Seigneur du Plessix [4] n'adjoutte à la présente déclaration les domaines fieff et cheffurante [25] despendantes de la dicte seigneurye de Kergonnan scittuées en la paroisse de Scaer mentionnés en l'adveu [31] rendu en la chambre des comptes par Escuyer Francoy Liziart seigneur du dict lieu de Kergonnan

Feuillet 15

le quatorzième de may mil cinq cents quarante cotté dans l'invantaire des adveux [31] de Quimper VxxVy.

Estant fondé à rechercher ce qui despand de la dicte seigneurye de Kergonnan par les bannies [32] affin de vente de la dicte terre de Kergonnan dans les paroisses d'Ergué gabéric,


Elliant et Scaer.

Item à la dite seigneurye de Kergonnan juridiction sur les détempteurs des dicts hérittages, tant à domaine congéable [2] que à ligence [3], laquelle juridiction s'exerçant au temps du dict adveu [31] rendu par le dict Francoy Liziart par Seneschal lieutenant procureur et greffier est au jugement d'ycelle contraindre les dicts

Feuillet 16

hommes et subjects à luy payer les droicts et debvoir, faire les foy et hommages [33] et les faire obéir à servir et faire les corvées à l'usement du pays.

Laquelle terre et seigneurye de kergonnan et despendances apartient au dict seigneur du Plessix [4] par avoir esté requis par Messire


Hyerosme Riou seigneur de Launay, lequel déclare tenir noblement et prochement du Roy à debvoir de foy et hommage [33] obéissance et rachapt [34], ventes et losdes [35] quand le car y eschets.

Laquelle présente déclaration, le dict signeur du Plessix [4] présent devant nous notaires royaux de la juridiction de Quimper corentin affirme véritable à sa cognoissance et au payement des dicts debvoirs affecte

Feuillet 17 - en marge : nous consentons la délivrance du présent extrait à la charge de ne s'en servir contre le Roy. Fait au parquet le 7 septembre 1771. R. Budan.

le dict manoir et seigneurie de Kergonnan et hérittages cy-dessus, fruicts et revenus d'yceux, pour sur le tout estre procédé suivant les ordonnances royaux et coustumes de ce pays avecq pouvoir à Mr ... son procureur au dict siège présidial de Quimper, chez lequel il a esleu de domicille de presanter la dicte declaration devant Messieurs les commissaires et en requérir, pour ycelle estre receues et


enrollées dans le papier terrier [1] de refformation du domaine de Quimper corentin, ce qu'il a ainsy voullu, faict et gré au dict Quimper corentin au tablier de l'un des notaires soubz signant, soubz le signe du dict seigneur du Plessix Riou [4] et les nostres.

Ce jour dix huictième de janvier après midy mil six centz quatre vingt un. Signé Guillaume Riou [4] pour desclaration. Philippe notaire royal et Launay notaire royal.

Collationné par nous conseiller secrétaire auditeur à la chambre des comptes de Bretagne Rafeau Debeauvais.

3 Sources

4 Annotations

  1. Terrier, adj. : livre terrier, registre contenant la description des terres et censives dépendant d'un seigneur, qui devait en principe être renouvelé tous les vingt ou trente ans et dont l'existence fut supprimée par une loi de mars 1790 (TLFi). Ces papiers fixaient les limites des fiefs et des censives, les redevances dues, les services à rendre et les usages locaux. En 1678, un règlement de Colbert décida la constitution d'un papier terrier par les chambres de comptes régionales, dans le cadre d'une Réformation du domaine du roi. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 1,0 1,1 1,2]
  2. Domaine congéable, s.m. : mode de tenue le plus fréquent en Cornouaille et en Trégor au Moyen-Age pour la concession des terres. Ces dernières constituent le fonds et restent la propriété des seigneurs. Par contre les édifices sont concédés en propriété aux domaniers par le propriétaire foncier (généralement noble) qui peut, en fin de bail, congéer ou congédier les domaniers, en leur remboursant la valeur des édifices. Cela comprend tout ce qui se trouve au dessus du roc nu, notamment les bâtiments, les arbres fruitiers, les fossés et talus, les moissons, les engrais. Ce régime qui ne sera pas supprimé à la Révolution malgré les doléances de certaines communes bretonnes, sera maintenu par l'assemblée constituante en 1791 et re-confirmé en 1797. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 2,0 2,1 2,2 2,3]
  3. Ligence, ligance, s.f. : état de celui qui est lié à son seigneur, qui lui a engagé sa foi ; vassalité hommage lige, l'obligation de cet hommage, et, selon Ragueau, qualité d'un fief qu'on tient nuement et sans moyen d'un seigneur, en raison de quoi on devient son homme lige (Dictionnaire Godefroy 1880). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 3,00 3,01 3,02 3,03 3,04 3,05 3,06 3,07 3,08 3,09 3,10 3,11 3,12 3,13 3,14 3,15 3,16 3,17 3,18 3,19 3,20 3,21 3,22 3,23 3,24]
  4. Le château du Plessis (XVème siècle), situé sur la commune de Lanester, anciennement Caudan, était le siège de la seigneurie du Plessis ou du Quinquis. Propriété successive des familles Thomelin du Plessis (en 1427 et en 1464), Penhoat-Chefdubois, Launay (en 1536), Riou (en 1650), Mauduit (XVIIIème siècle). Le château sera détruit pendant la guerre de 1939-1945. Il y avait autrefois une chapelle privée. Le parc a été acheté par la commune de Lanester en 1973. Il subsiste un pan de pigeonnier (XVème siècle), situé avenue du Général-de-Gaulle et dans le Parc du Plessis. [Ref.↑ 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6 4,7 4,8]
  5. Villages et lieux-dits situés sur Ergué-Gabéric : Kergonnan, Kernotter, Parc an fanquic, Keransaux, Kerlaviou, Rouault, Kernaut, Kerveguan, Kerangouat, Trefflan, Kerderien ou Mezlou, Keranguen, Quilly bihan, Kernechergué, Stanc godet, Lehec, Kergoff, Kerbouzoul, Kerevenic, Quilly braz, Keraudan, Cutuillic, Molenec, Kerherou, Lezebel, Kerguernic, Loqueltas, Kerfrez, Quelenec, Pennenech. Un village proche sur Elliant est également cité : Quellenec (à ne pas confondre avec le Quelenec d'Ergué-Gabéric). [Ref.↑]
  6. Chapon, s.m. : jeune coq chatré. Source : Dictionnaire du Moyen Français. Utilisé comme moyen de paiement de rentes ou redevances. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 6,0 6,1 6,2]
  7. Géline, s.f. : poule (dict. Godefroy 1880). Utilisée comme moyen de paiement de rentes ou redevances. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 7,5 7,6 7,7]
  8. Cruble, crublée, s.f. : mesure pour les grains ; source : dict. Godefroy 1880. Composé de deux boisseaux ; source : Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, 1861, p. 202). A Plouha la crublée de grain y représentait 2 boisseaux 1/2, d'après un aveu de 1708; et, d'après un autre de 1613, 5 crublées de froment faisaient 12 boisseaux ; source : Anciens évêchés de Bretagne, J. Geslin de Bourgogne et A. Barthélémy. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 8,0 8,1 8,2 8,3 8,4 8,5 8,6 8,7 8,8]
  9. Bigotée, s.m. : mesure de contenance de matières sèches, à savoir de céréales (blé, seigle, avoine ...). Équivalence en boisseaux : inconnue à ce jour. Synonymes : bigoté, bigotté[Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  10. Recet, s.m. : lieu où l'on se retire, retraite, refuge, abri, habitation. Synonymes : reces, recept, receit, receyt, reciet, resiet, ricet, reset, ressait, ressays, reçoit, rechet, rechect, recheit. Source : Dict. Godefroy 1880.. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  11. Issues, issue, s.f. : terre non cultivée d'un village servant à la circulation entre les habitations, les chemins et les champs ; les issues communes de villages pouvaient être utilisées par les plus pauvres pour faire "vaguer" leurs bestiaux ou ramasser du bois pour se chauffer. Lorsqu'un village est tenu en domaine congéable, les "issues et franchises" peuvent être incluses dans les aveux de déclaration des droits et rentes. Les inventaires et dénombrements contiennent également l'expression "aux issues" qui désigne l'éloignement par rapport au centre du village. Dans les descriptifs d'habitations, le terme "issues" désigne les portes et accès. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  12. Rabine, s.f. : allée de grands arbres plantés sur l'avenue d'une maison de noblesse et de quelque monastère ; source : Dom Pelletier. Ce mot existe en breton avec la même prononciation ; source : dictionnaire gallo de cc-duguesclin. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  13. Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  14. Journal, s.m. : ancienne mesure de superficie de terre, en usage encore dans certains départements et représentant ce qu'un attelage peut labourer dans une journée [¤source : Dictionnaire de l'Académie]. Le journal est la principale unité de mesure utilisée pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise un journal vaut 48,624 ares, à savoir 80 cordes. Dans les documents on trouve les expressions « journée à homme bêcheur », « journée à faucheur » ou « à faucher », cette dernière valeur étant équivalente à 2 journaux de laboureur, soit presque un hectare. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 14,00 14,01 14,02 14,03 14,04 14,05 14,06 14,07 14,08 14,09 14,10 14,11 14,12 14,13 14,14 14,15 14,16]
  15. Alain Le Seignour (1633-1699) épouse Catherine Gestin. Plusieurs enfants sur Kergonan, et beau-fils François Conan. [Ref.↑]
  16. Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 16,0 16,1 16,2 16,3 16,4]
  17. Terres froides, s.f.pl. : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis, par opposition aux terres chaudes; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 17,0 17,1 17,2 17,3 17,4 17,5]
  18. Tenue, s.f. : héritage roturier dépendant d'un seigneur (lexique Doléances, Archives Départementales du Finistère). Possession ; propriété rurale ; contenance (dictionnaire Godefroy 1880). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 18,0 18,1]
  19. Champart, s.m. : redevance seigneuriale, proportionnelle à la récolte. Droit féodal qu'a le seigneur de lever une partie de la récolte de ses tenanciers ; [¤source : Dictionnaire du Moyen Français].  [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 19,0 19,1 19,2]
  20. Convenant, s.m. : qualifie un bail dans lequel le preneur acquiert la propriété des bâtiments qu'il a construits et des plantations qu'il a faites. Synonyme de bail à domaine congéable. Convenancier (ère), adj. : qui est relatif au bail à convenant ou congéable. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  21. Comble, s.f. et adj. : mesure de capacité pour les grains, probablement la mine comble, c'est-à-dire 6 boisseaux ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. En région quimpéroise le terme comble est plutôt donné comme équivalent d'un grand boisseau comble, par opposition à un simple boisseau ras. Soit précisément 67 litres pour le froment, 82 pour le seigle, et 80 pour l'avoine [¤source : Document GT de 1807]. La comble se distincte de la raze ; le terme est utilisé aussi comme adjectif pour préciser que la hauteur en son milieu dépasse le bord de récipient de mesure, par opposition à l'adjectif "rase". [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 21,0 21,1]
  22. Pourpris, s.m. : enceinte, un enclos et parfois une demeure, dans la France de l'ancien régime. La réalité désignée dépasse celle d'un simple jardin en ce qu'elle recouvre les différents éléments d'un domaine physiquement bien délimité et fermé (mur, fossé, etc.). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  23. L'annotation de la Garenne de Liziard correspond à la ligne de la garenne de Kergonnan. [Ref.↑]
  24. Corde, cordée, s.f. : unité de mesure de superficie. Subdivision du journal. Le journal et la corde sont les principales unités de mesure utilisées pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise une corde vaut 0,6078 ares à 16 toises carrées. Il faut 80 cordes pour faire un journal. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 24,0 24,1]
  25. Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 25,00 25,01 25,02 25,03 25,04 25,05 25,06 25,07 25,08 25,09 25,10 25,11 25,12 25,13 25,14 25,15 25,16 25,17 25,18 25,19 25,20 25,21 25,22 25,23]
  26. Obole, s.f. : unité monétaire valant au Moyen-Age en France la moitié d'un denier tournois ou la vingt-quatrième partie d'un sou; pièce de monnaie de cette valeur. Source : Trésor Langue Française. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 26,0 26,1 26,2]
  27. Bigotée, s.m. : mesure de contenance de matières sèches, à savoir de céréales (blé, seigle, avoine ...). Équivalence en boisseaux : inconnue à ce jour. Synonymes : bigoté, bigotté[Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  28. Monoie, Monnoye, adj : un sol monoie désigne une petite pièce de monnaie faite de billons, c'est-à-dire de cuivre, tenant un peu d'argent, mais plus ou moins, suivant les lieux (Encyclopédie Diderot). Existence de « livres monnoie » et de « deniers monnoye » à signaler également, en complément des « livres tournois ». [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  29. Cens, s.m., censée, s.f. : le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d'un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie ; source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  30. Fors, p. : excepté, hormis, sauf, en dehors. Expression attribuée à François 1er après la défaite de Pavie : « Tout est perdu, fors l'honneur » ; source : Trésor Langue Française. Dans l'expression « ses fossés au cerne fors du levant », trois côtés seulement entourent le terrain. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  31. Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 31,0 31,1 31,2]
  32. Bannie, s.f. : proclamation publique d'un ordre ordre, d'une défense, d'une vente ; source : cahiers de doléances AD29. Proclamation par laquelle un seigneur a droit d'assujettir ceux qui sont dans l'étendue de sa seigneurie d'utiliser son four ou son moulin ; source : Dictionnaire du Moyen Français. Proclamation, publication, criée d'une adjudication, d'un prix, d'une vente, d'une vente forcée ; source : DMF. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  33. Foi et hommage, s.f. et s.m. : le vassal devait la foi et l'hommage, lorsqu'il entrait en possession de la terre, et lorsque le seigneur le demandait. La foi traduisait un lien personnel ; l'hommage, une reconnaissance du fief (Dict. de l'Ancien Régime). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 33,0 33,1]
  34. Rachapt, rachètement, s.m. : en terme de coutume droit du au seigneur à chaque mutation du fief (dictionnaire Godefroy 1880). Droit du au seigneur par un nouveau tenancier après une succession qui est appelé également relief ou rachat des rentes. La somme à laquelle est estimé le revenu d'une année du fief qui doit le droit de relief (Dict. de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  35. Lods et ventes, s.m.pl, s.f.pl : redevances dues au seigneur en cas de vente d'une censive relevant de son domaine et payées par l'acheteur (lods) et le vendeur (ventes). Source : trésors Langue Française [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Etude et transcriptions d'actes anciens

Date de création : Novembre 2010    Dernière modification : 20.02.2017    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]