1682 - Possessions gabéricoises du seigneur de Coëtlogon, évêque de Quimper - GrandTerrier

1682 - Possessions gabéricoises du seigneur de Coëtlogon, évêque de Quimper

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§ E.D.F.

Sommaire

En savoir plus : « 1425 - Lettre de concession du duc Jean V pour l'érection de fourches patibulaires » ¤ « 1614-1640 - Aveu de l'évêque de Quimper pour les fourches patibulaires de Kerelan » ¤ « CHATELLIER Armand (du) - Evêché et ville de Kemper » ¤ « ABGRALL Jean-Marie - En vélo autour de Quimper » ¤ « 1584 - Dixmes pour Kermorvan en Ergué-Gabellic » ¤ 

1 Introduction

Le document d'aveu [1] d'un évêque précédent, à savoir l'aveu de Guillaume Le Prestre seigneur de Lezonnet [2], fit l'objet d'une étude d'Armand du Chatellier publiée sous le titre « Evêché et ville de Kemper (documents inédits) », mais nous n'avons pas mis la main sur le document original date de 1614-1640.

Par contre nous avons ici l'aveu [1] complet en 1682 de François de Coëtlogon [3], un de ses successeurs à l'Evêché de Quimper, avec l'ensemble de ses propriétés et résidences dans la région quimpéroise. Le document est conservé d'une part aux archives départementales de Loire-Atlantique sous la cote B 2037 [4], et d'autre part aux archives départementales du Finistère sous la cote 100 J 164 sous la forme d'un double et d'un extrait de la chambre des comptes.

Le document des archives de Nantes est très bien conservé et son écriture en est très lisible. En pages 1 et 2 l’évêque déclare l'ensemble de ses droits avec y compris les droits de sentences et exécution grâce aux fourches patibulaires [5] sur ses terres de Kerelan (à l'époque rattachées à la paroisse de Lanniron, aujour'hui en Ergué-Gabéric : « justices et patibulaires [5] à quatre pots de pierre sittués au haut d'une montaigne proche et es enclaves du village de Kerelan près le manoir du Cluziou ». L'évêque de Quimper avait obtenu le droit « d’exécution des condamnés par sa juridiction temporelle » en 1425 , ce par lettre patente du duc Jean V [6].

 

Le document est également intéressant du fait qu'il détaille les propriétés de l'évêque sur le territoire actuel de la comme d'Ergué-Gabéric.

Dans sa partie sud-ouest, à l'époque excroissance de la paroisse de Lanniron, et rattachée à Ergué-Gabéric en 1791 :

  • Le château du Cleuziou qui en 1682 est occupé par les nobles hommes Vincent et Rolland Le Gubaer, sieurs de Kerohan et du Cleuziou.
  • Le manoir de Kerelan (où se trouvent les justices épiscopales).
  • Le manoir de la Salle-verte, dénommé Salglas.

Dans sa partie nord-est, pas moins de six villages isolés en pleine campagne, en bordure de l'Odet, sont les possessions de l’évêque :

  • La ferme de Kermorvan.
  • Le village de Keronguéau, orthographié Kerougeau.
  • La ferme de Quillihouarn, orthographiée Kerliouarn.
  • Les villages de Crech'ergué uhelaff et de Crech'ergué iselaff.
  • Le lieu-dit de St-André, à l'époque dénommé Cutullic.
  • Le village de Kernechriou, appelé aussi Coet piriou.

2 Transcription

Document ADLA B 2037

Page 1

14 juillet 1682. deux sols. Evesché de Quimper. Premier.

Déclaration et dénombrement des terres, justices et fieffs que tient sous sa Majesté a devoir de prières seulement en fieff amorti [7] sous son regard sous le domaine de Quimpere Révérend père en Dieu Messire François de Coetlogon par la grâce de Dieu et du sainct siège apostolique evesque de Quimper et comte de Cornouaille et des Salles demeurant en son pallais épiscopal en la ville de Quimper laquelle déclaration ledit seigneur evesque présente au roy devant messire François Martineau seigneur de prince conseiller du Roy et maistre ordinaire en sa chambre des comptes de Bretagne commissaire député par arrest du conseil d'Estat & lettres patentes de sa Majesté du 3e aoust 1680 pour la confection du papier terrier et Réformation des domaines de Quimper, Chateaulin, Carhaix, Conq fouenant, Rospreden, Chateauneuff du faou, Huelgoat & Landeleau et Messire Charles Dondel seigneur du Parc conseiller du Roy sénéchal [8] & juge ordinaire au siège présidial [9] de Quimper.

Et premier.

Déclare le dit seigneur evesque tenir sous la Majesté a devoir de prières seulement en fieff amorti [7] pour son regard son palaix épiscopal avec sa cour, jardins, issues [10] et dépendances, prés et prairies.

Déclare aussi à même titre la ville de Quimper ainsi qu'elle est cernée de murailles avec ses fauxbourgs comme il suit.

La rue neufve et la rue des lavandières et jusques un vieille fosser audela du Penity et l'autre branche d'icelle rue neufve conduisant à la chapelle de la Magdelaine jusques à une croix qui estait autrefois près d'un gros chesne tirant à la chapelle de St Julien.

La rue des Regaires et la rue Crecheusen, la rue Briziac et la rue Poulhaou conduisant au pont de Saintgueur et de la par une ruelle jusques au pavé de la fontaine du Cozquer conduisant du costé de l'orient vers la rue Vily jusques à une petite rue qui conduit au moulin dredut avec une grande pièce de terre dite Land Cueuzon, et une autre dite Land meur qui sont les issues [10] et franchises de la dite ville [... ) qu'il est plus amplement describes dans les tiltres produits.

Dans laquelle ville le dit seigneur evesque et seigneur spirituel et temporel aiant haute, moienne et basse justice [11] excercées de tout temps immémorial, par sénéchal [8], baillif, lieutenant, procureur d'office, des sentences desquels l'appel debeue nuement à la cour de parlement de Bretagne, greffiers, procureurs, nottaires, sergents tant féodés que particuliers et autres suppots des justices, auditoire où se tiennent les audiances à deux heures

Page 2

du rellevé aux lundy, mercredy et samedy et plaidz généraux, fours bannals, l'un en la rue Neufve et l'autre en la rue de Mesgloaguen, avec droit d'en construire d'autre en la ville et fauxbourgs, prohibitivement à tous autres, à la bannalité desquels sont tenus les habitants de Quimper de [...] et faute de ce [...] , moulins avec leur distroit entre les deux portes de la rue Neufve avec son étang et chaussée à la bannalité desquels sont aussi sujects les habitants de Quimper les villages et parroisses de Kerfeunteun, Cueuzon, Ergué armel, Lanniron étant sous la banlieue non sujects à autres moulinsavec droit des saizies une des bledz qu'on portera audit moulin droit de pescherie moulin à tan et autres sur la rivière dOdet, droits de foires avec les mesmes coûtumes et devoirs de la foire de Rosangrach qui se tenoit soit tenir en dix septiesme octobre tous forme droits de jurisdictions, prisons tant séculières qu'ecclésiastiques, justices et patibulaires [5] à quatre pots de pierre sittués au haut d'une montaigne proche et es enclaves du village de Kerelan près le manoir du Cluziou, droit de police en la dite ville et fauxbourgs, droit de marché qui se tient de tout temps en ladite ville de Quimper les mercredy et samedy avec droit de mesure, droit de potence et gibet et carcan en la dite ville et tous les premiers droits honorifiques prohibitifs à tout autres dans son église cathédrale & autres étant dans son fieff come sera cy après spécifié.

[...]

Tour du chasteau

[...]

 

Pages 7 et 8

[...]

La paroisse de Lanniron

Déclare aussy le dit seigneur evesque tenir sous sa majester à pareils devoirs et titres que devant, son palais rural de Lanniron, avec ses maisons, églises, chapelles, colombiers, issues et dépendances [...]

Lui est aussy deu en ladite paroisse de Lanniron la foy et hommage [12], droit de ligence [13]chambellenage [14], lods ventes [15] et rachapt [16], tout autres droits et devoirs seigneuriaux avec haute, moienne & basse justice et suite de moulin et cheffrente [17] comme il suit.

Sur le village de Poulguinan . . . . .

Sur le manoir de Kernenez . . . . . . 3 l 8 s mon [18].

Sur le chateau de Pratmaria seigneurie féodée

Sur le village de Guerbaly . . . . . . l 1 # 14 s 4 d mon [18].

Sur le manoir de Kerboedelez . . . . . . 17 s 06 mon [18].

Sur le manoir de Keruir uhelaff . . . . . . 4 carnées [19] froment.

Sur le village de Keruir iselaff . . . . . . 4 # monoie [18].

Sur préaux contigus . . . . . . 8 d mon [18].

Sur une prairie près Keruir Uhelaff et Iselaff . . . . . . 3 l 4 d mon [18].

Sur le manoir du Cleuziou . . . . . . 3 # mon [18], 12 carnées [19] froment.

Sur le manoir de Kerelan . . . . . . 3 # mon [18], 2 crublée [20] avoine, 1 carnée 1/3 [19] froment, 16 gélines [21].

Sur le manoir de Salglas.

Luy est aussi deu sur toutes les terres ensemencées en ladite paroisse la dixme [22] à la dixiesme gerbe.
Laquelle paroisse.

[...]

Page 11

(La paroisse d'Ergué Gabéric)

Déclare le seigneur evesque avoir en la paroisse d'Ergué Gabéric la seigneurie de ligence [13], foy et hommage [12], chambellenage [14], lods ventes [15] et rachapt [16], suite de fours et de moulins, obéissance à cour et juridiction, soubs autres droits et devoirs seigneuriaux, droit de dixme [22] sur tout bleds à la quinziesme gerbe et cheffrente [17] ainsi qu'il suit.

Sur le village de Kermorvan . . . . .

Sur Kerougeau . . . . . . 2 carnées [19] froment.

Sur Kerliouarn . . . . . . 42 s th [23], 2 gélines [21], 2 comb. [24] avoine.

Sur partie du village de Crech'ergué uhelaff . . . . . . 4 carnées [19] froment.

Sur Crech'ergué iselaff . . . . . . 8 s monoie [18].

Sur Cutillic . . . . . . 36 s th [23]

Sur le village de Kerneriou, ou Coet piriou . . . . . . 5 carnées [19] froment.

Les dits villages donnant du nort sur la rivière d'Odet, d'orient sur la paroisse d'Ergué armel.

[...]

3 Sources

Lieu de conservation :
  • Archives Départementales de Loire-Atlantique.
  • Cote B 2037.
 

 

Lieu de conservation :
  • Archives Départementales du Finistère.
  • Cote 100 J 164.
 

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  • Archives Départementales du Finistère.
  • Cote 100 J 164.
 

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4 Annotations

  1. Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. Cf document « 1614-1640 - Aveu de l'évêque de Quimper pour les fourches patibulaires de Kerelan ». [Ref.↑]
  3. François de Coëtlogon né à Rennes en 1631, mort à Quimper en 1706, fut évêque de Cornouaille de 1668 à 1706. On raconte qu'en tant qu'habitué de la cour de Versailles, il rapporta une histoire de carrosse enlisé près de Quimper, ce qui inspira à Jean de La Fontaine « la fable du chartier embourbé » (1706) : «  C'était à la campagne Près d'un certain canton de la basse Bretagne, Appelé Quimper-Corentin ». A la même époque le père Nicolas Caussin, confesseur de Louis XIII, exilé à Quimper pour avoir mal parlé de Richelieu, qualifiait la basse-Bretagne de « dernière maison de la province ". [Ref.↑]
  4. Le document conservé aux A.D.L.-A. a été découvert et communiqué par Jean-Jacques Pérès. [Ref.↑]
  5. Fourches patibulaires, s.f.pl : colonnes de pierre dotées d'une traverse de bois où les condamnés à la mort sont pendus et exposés à la vue des passants. Elles ne servent donc qu'aux supplices capitaux, dont les exécutions ne se faisaient autrefois que hors les villes. Seul le seigneur Haut Justicier a le droit d'avoir des fourches patibulaires (ou gibets), puisqu'il a le droit de condamner un criminel à mort. À l'égard du nombre des piliers des fourches patibulaires, il y en a à 2, à 3, à 4 ou à 6, selon le titre et la qualité des fiefs qui ont droit d'en avoir. Les simples seigneurs Hauts Justiciers n'ont ordinairement le droit d'avoir que des fourches patibulaires à 2 piliers, s'ils ne sont fondés en titre ou possession immémoriale. Les fourches à 3 piliers n'appartiennent de droit qu'aux seigneurs châtelains; celles à 4 piliers n'appartiennent qu'aux barons ou vicomtes ; celles à 6 piliers n'appartiennent qu'aux Comtes. Source : "La justice seigneuriale et les droits seigneuriaux" de Claude-Joseph de Ferrière. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 5,0 5,1 5,2]
  6. Droit d'érection des fourches patibulaires de Kerelan : cf article « 1425 - Lettes de concession du duc Jean V au seigneur évêque de Quimper pour l'érection de ses fourches patibulaires ». [Ref.↑]
  7. Fief amorti, s.m. : on entend souvent par là un fief dont le service a été abonné à un devoir annuel ou à un droit modique de mutation en faveur des laïques. On donne aussi le nom de fiefs amortis à ceux qui ont été concédés en franche aumône aux ecclésiastiques, parce que le service en est amorti tant qu'ils restent dans les mains de ceux à qui ils ont été concédés de cette manière. Source : Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile de MM Guyot. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1]
  8. Sénéchaussée, s.f. : juridiction d'un sénéchal ; étendue de sa juridiction. Sénéchal, s.m. : officier royal qui, dans certaines provinces, exerce des fonctions analogues à celles d'un bailli pour la justice, les finances, etc. Source : Dict. DMF. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 8,0 8,1]
  9. Présidial, s.m. : tribunal de justice de l'Ancien Régime créé au XVIe siècle ; c'est en 1552 que le roi Henri II de France, désireux de renforcer son système judiciaire et de vendre de nouveaux offices, institue les présidiaux ; le présidial de Quimper-Corentin a été créé à cette date dans le ressort du parlement de Bretagne (Wikipedia). Siège présidial, tribunal qui juge en dernier ressort, sans appel (Dictionnaire du Moyen Français). Sous l'Ancien Régime, tribunal et juridiction qui avaient été établis en 1551 dans certains baillages importants pour juger en dernier ressort les affaires peu graves (Trésor Langue Française). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  10. Issues, issue, s.f. : terre non cultivée d'un village servant à la circulation entre les habitations, les chemins et les champs ; les issues communes de villages pouvaient être utilisées par les plus pauvres pour faire "vaguer" leurs bestiaux ou ramasser du bois pour se chauffer. Lorsqu'un village est tenu en domaine congéable, les "issues et franchises" peuvent être incluses dans les aveux de déclaration des droits et rentes. Les inventaires et dénombrements contiennent également l'expression "aux issues" qui désigne l'éloignement par rapport au centre du village. Dans les descriptifs d'habitations, le terme "issues" désigne les portes et accès. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 10,0 10,1]
  11. Justice, s.f. : les justices seigneuriales étaient de trois sortes : la haute, la moyenne et la basse. La haute justice est celle d'un seigneur qui a pouvoir de faire condamner à une peine capitale, et de juger de toutes causes civiles et criminelles, excepté des cas royaux. La moyenne justice a droit de juger des actions de tutelle et injures dont l'amende ne peut excéder 60 sous. La basse justice connaît des droits dus au seigneur, du dégât des bêtes et injures dont l'amende ne peut excéder 7 sous 6 deniers, et on l'appelle autrement justice foncière. Source : Littré. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  12. Foi et hommage, s.f. et s.m. : le vassal devait la foi et l'hommage, lorsqu'il entrait en possession de la terre, et lorsque le seigneur le demandait. La foi traduisait un lien personnel ; l'hommage, une reconnaissance du fief (Dict. de l'Ancien Régime). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 12,0 12,1]
  13. Ligence, ligance, s.f. : état de celui qui est lié à son seigneur, qui lui a engagé sa foi ; vassalité hommage lige, l'obligation de cet hommage, et, selon Ragueau, qualité d'un fief qu'on tient nuement et sans moyen d'un seigneur, en raison de quoi on devient son homme lige (Dictionnaire Godefroy 1880). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 13,0 13,1]
  14. Chambelenage, chambellage, s.m. : vient de ce qu'autrefois le chambellan, dont l'office est de veiller sur ce qui se passe dans la chambre du roi, assistait à la cérémonie de la foi et hommage des vassaux du roi, et recevait d'eux à cette occasion quelque libéralité. Les seigneurs particuliers avoient aussi autrefois la plûpart leurs chambellans, lesquels exigeaient un droit des vassaux du seigneur, pour les introduire dans sa chambre lorsqu'ils venaient faire la foi et hommage ; droit que les seigneurs ont appliqué à leur profit, depuis qu'ils ont cessé d'avoir des chambellans en titre. Le droit de chambellage est réglé différemment par les coutumes, tant pour la quotité du droit, que pour la qualité de ceux qui le doivent, et les cas où il est dû. Les coutumes de Hainaut et de Cambrai appellent ce droit chambrelage; et celle de Bretagne, chambellenage.Source : Dict. raisonné des sciences, des arts et des métiers. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 14,0 14,1]
  15. Lods et ventes, s.m.pl, s.f.pl : redevances dues au seigneur en cas de vente d'une censive relevant de son domaine et payées par l'acheteur (lods) et le vendeur (ventes). Source : trésors Langue Française [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 15,0 15,1]
  16. Rachapt, rachètement, s.m. : en terme de coutume droit du au seigneur à chaque mutation du fief (dictionnaire Godefroy 1880). Droit du au seigneur par un nouveau tenancier après une succession qui est appelé également relief ou rachat des rentes. La somme à laquelle est estimé le revenu d'une année du fief qui doit le droit de relief (Dict. de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 16,0 16,1]
  17. Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 17,0 17,1]
  18. Monoie, Monnoye, adj : un sol monoie désigne une petite pièce de monnaie faite de billons, c'est-à-dire de cuivre, tenant un peu d'argent, mais plus ou moins, suivant les lieux (Encyclopédie Diderot). Existence de « livres monnoie » et de « deniers monnoye » à signaler également, en complément des « livres tournois ». [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 18,0 18,1 18,2 18,3 18,4 18,5 18,6 18,7 18,8]
  19. Carnée, s.f. : mesure pour les grains. A priori équivalent au quart de boisseau, une mesure ancienne de matières sèches. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 19,0 19,1 19,2 19,3 19,4 19,5]
  20. Cruble, crublée, s.f. : mesure pour les grains ; source : dict. Godefroy 1880. Composé de deux boisseaux ; source : Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, 1861, p. 202). A Plouha la crublée de grain y représentait 2 boisseaux 1/2, d'après un aveu de 1708; et, d'après un autre de 1613, 5 crublées de froment faisaient 12 boisseaux ; source : Anciens évêchés de Bretagne, J. Geslin de Bourgogne et A. Barthélémy. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  21. Géline, s.f. : poule (dict. Godefroy 1880). Utilisée comme moyen de paiement de rentes ou redevances. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 21,0 21,1]
  22. Dîme, dixme, s.f. : impôt sur les récoltes, de fraction variable, parfois le dixième, devant revenir au Clergé, prélevé pour l'entretien des prêtres et des bâtiments et les œuvres d'assistance. Son taux, théoriquement d'1/10ème, est généralement inférieur ; il est fréquemment proche d'1/30ème dans notre région (source : glossaire des cahiers de doléances AD29), ou d'1/15ème ("à la quinzième gerbe") lorsque le prélèvement est du aux Régaires de Quimper. La dîme ne doit pas être confondue avec le Dixième et les Décimes[Terme] [Lexique] [Ref.↑ 22,0 22,1]
  23. Tournois, thournois, adj. : désigne la monnaie de l'Ancien Régime frappée en argent, un sol valant un vingtième de la livre tournois. Le sol est lui-même subdivisé en 12 deniers. La livre tournois fut d'abord utilisée avant le 13e siècle à l'abbaye de Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits "tournois". Source : Wikipedia [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 23,0 23,1]
  24. Comble, s.f. et adj. : mesure de capacité pour les grains, probablement la mine comble, c'est-à-dire 6 boisseaux ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. En région quimpéroise le terme comble est plutôt donné comme équivalent d'un grand boisseau comble, par opposition à un simple boisseau ras. Soit précisément 67 litres pour le froment, 82 pour le seigle, et 80 pour l'avoine [¤source : Document GT de 1807]. La comble se distincte de la raze ; le terme est utilisé aussi comme adjectif pour préciser que la hauteur en son milieu dépasse le bord de récipient de mesure, par opposition à l'adjectif "rase". [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Etude et transcriptions d'actes anciens

Date de création : Septembre 2011    Dernière modification : 16.01.2016    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]