1731 - Dénombrement de Kerelou par Pellu-Lizien suite au décès de Pezron Lozach - GrandTerrier

1731 - Dénombrement de Kerelou par Pellu-Lizien suite au décès de Pezron Lozach

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§ E.D.F.
Le document est extrait des archives de la famille Le Roux et communiqué par Madame Cuzon ; fonds privé constitué d'archives familiales des habitants des villages de Kerellou et de Bohars.

En savoir plus : « Le village de Kerellou » ¤ « Kerellou, Kerhêlou » ¤ « 1691 - Un transfert d'héritage à Kerellou » ¤ « 1731 - Déclaration et Dénombrement à Kerellou » ¤ « 1692 - Le domaine congéable de Kerdudal sous René-Louis de La Marche et Guy de Charmoy » ¤ 

1 Présentation

En 1714 Pezron Lozach épouse Blanche Lizien. De ce mariage naîtront trois enfants Allain, Pezron et Hervé mais le père décédé à une date indéterminée avant 1729 puisque Blanche se remarie alors avec Guillaume Pellu.

 

Ce dernier devient tuteur des enfants de Blanche et de ce fait il prend la qualité de Domanier à la place du défunt. Il s'en suit toute une procédure et une production de documents par des notaires Royaux en particulier le Guennec qui signe.

2 Transcription

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1731

Declaration et denombrement des maisons terres et heritages que Guillaume Pellu Tuteur des trois enfants mineurs de defunct pezron Lozach de son mariage avec Blanche Lizien apresent sa femme tient et proffite au village de K/ellou paroisse d’Ergué gaberic, a titre de domaine congeable [1] et reparable a luzemant de Cornouaille de et Sous Messire Jacques DuBot fondé en procure generalle d’autre Messire francois DuBot Chevalier Seigneur de Talhoat, Lesergué, K/naou, K/arres et autres lieux Son frere ainé en datte dudit huit janvier dernier passée devant les nottaires de Juridiction du Comté de Roche fort y Controllé Le même jour a cause de sa terre et seigneurie de Lésergué dont description s'ensuit

Et premier


Un corps de logis construit de pierre de taille couvert de paille contenant de longueur quarante un pieds et huit pouces de hauteur douze pieds demy, et de (franc ?) a deux pignons quinze pieds quatre pouces avec une arriere chambre en forme d’apanty construite de brossage pareillement couverte de paille, le dit corps de logis apellé La maison ancienne

Autre maison avec fin escallier au dehors construite aussi de pierres de taille pareillement couverte de paille contenant en longueur trante un pieds de hauteur douze pieds et de largeur deux pignons en arc douze pieds icelle maison nommé vulgairement le Buron [2]

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plus autres vieilles maisons nommées Les Cr….. ? couvertes de gled [3] et batties de simple massonage [4] contenant en longueur qarante deux pieds en hauteur sept par compensation et devant douze pieds,

Autre maison appellée la grange aussy construite de simple massonnage [4] avec un seul pignon, une porte charretiére et deux longères [5] contenante en longueur vingt quatre pieds de hauteur six d’en longueur treize pieds et un tier aussi couverte de gled [3]

Une vieille loge appelée La maison aux charettes scituée proche du puid, dependant pour ce qu’est d’un tier de la tenue dudit lozach, ensemble le four en entier estant au dit village, ses issues et pourprisen dependants ,

Sourtoutte (?) lesquelles maisons, jardins, aire, place a frembois [6] et deux courtils [7], l’un appelé liors Coat et l’autre liors daic terre chaude [8] il y a un fond de terre a raison de quatre vingt cordées le carré (d’)un journal,

Un parc nommé parc anguer terre chaude [8] contenant trois journeaux et un quart, donnant a Loriant sur parc Scavennic au Sieur de Pennareun et sur autre parc nommé parc anleur aux heritiers ou ayant causes du seigneur De Missirien au midy sur les deux courtils [7] an Coat et Daic au dit advouant et a l’occidant sur autre parc aussi nommé parc an leur aux heritiers du Sr Du Faou et (Teres ?) au dit Sr de penanreun, et vers septentrion sur parc nommé an guernic bras au dit (adnouant ?) ayant ledit parc ses edifices fors du couchant,

Le dit parc ar guernic Bras terre chaude [8] contenant en fons trois journeaux et demy for un …..(manque une ligne)

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an guernic Bihan au dit adnouant du midi Sur parc an tenue aux heritiers de glerand Daouedal et autre parc appellé parc an guern du septentrioun Sur le grand chemin qui Conduit du Bourg d’Erguégabiric a la Chapelle de K/devot et a loccidant sur un parc appelé parc an Cleuziou proffité par Les heritiers de Louis le goff ayant les edifices tous autour fors Dud tout du Couchant,

Le dit parc guernic Bian aussi terre chaude [8] contenant un journal et quart ; joignant a l’oriant midy et Septentrion sur terre profitée par les heritiers ou ayant Cause de Jacques Daouedal et a l’occidant Sur Les dits parc guernic Bras ayant ses edifices tout autour fors du Bout d’occidant et d’une partye du midy

+ Un petit courtil [7] nommé Liors ar vernic servant de fenier Contenant un quart journal de terre chaude [8] le Donnant a Loriant a Septentrion sur parc an feunteun, et au midy sur un petit centier nommé quaront ves ligou aiant ses edifices Dorrient et nord

Un parc Terre chaude [8] nommé parc houarnina Bras contenant un journal et demy Donnant a Loriant Sur parc houarnina Bihan au dit ouvrant et de Tout entier en Droit est Cerné des Terres du Sr Pennanreun ayant ses edifices tout au tour fors la moitié du Costé d’occidant

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Le dit parc houarnina Bihan aussi terres chaudes contenat trois quart et un huitiemme de journal – joignant du bout oriantal La montaigne de houarnina au midy sSur un autre parc houarnina Bras aux heritiers ou Causes ayants de pezron Coan au septentrion sur parc saoullec proffité par les heritiers ou ayant cause de guillaume Le march, et vers Le Couchant Sur le Dit parc houarnina Bras au dit advouant ayant ses edifices d’oriant et la moitié du Costé du nord

Sept parcs et piesces de terres chaudes s’entrejoignants et Separés de fossés contenants en fonds et fossés vingt cinq journeaux appelé parc nivinec, parc Daic, Tirien Guen, et parc Tirien Dreuz ,donnant Le dit parc de nivinec vers oriant Sur parc an naval proffité par les heritiers du dit marc (Le march ?), vers Septentrion Sur le chemin qui conduit du village de K/ellou a celuy de Lesgouesnarch, a Loccident sur le pourprier du dit K/ellou et au midy Sur Les autres Terres du dit advouant et pour les autres Six parcs cy dessus donnent en partie Sur le dit parc an naval, du midy et occidant sur les par cet terres froides [9] proffités par le dit Declarant et un chemin nommé garont at Roudou ,donnant sur le dit parc Tirien Bras au Septentrion Sur autre parc nommé parc an poul au dit Sieur de pennanreun et un parc appelé parc ar forn au même Sieur de pennanreun et un parc aussy appelé Roz coz proffitté par les heritiers du dit Conan,ayant leurs edifices aussi qui leur (concetent ?)

 

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Une prée four pâture appellée prat daic contenat un Journal un quart et un huitiesme donnant d’oriant sur un chemin appellé Caront ar Roudou ,au midy sur la Riviere du Jet aloccidant Sur autre nommée prat jet proffitée par les heritiers de Guillaume Le March du Septentrion sur Le grand chemin qui conduit dudi Quimper au Bourg d’Elliant ayant les édifices Tout autour fors La moitié du costé d’occidant ;

Une autre prée aussy four pâture appellée prat bras contenat cinq journeaux et huitiesme donnant a l’oriant sur Riviere qui devalle du moulin du Manoir de K/icuff du (mioy ?) sur La dite Riviere sujet vers le Couchant Sur le dit caront ar Roudou et du septentrion joint Le dit grand Chemin du dit qui va audit Bourg d’Elliant ayant les edifices tout autour ;

Une prée fauchable appellée foennec pontarmarhat contenat quattre journeaux donnat d’oriant sur Le Ruisseau qui venalle du Moulin du faou ,du Mioy sur le Chemin de pontarmarhat d’occidant et septentrion Sur garont meil K/icuff et un petit courtil [7] en defsandant ayant ses edifices Tout autour fors en partye d’oriant ;

Quattre grands parcs et garennes de terre froide [9] appellés Rozbian, stang hars bras, rozbraz et parc nevez donnant Le dit Rozbihan du Levant sur un chemin appellé Stang hars, du midy sur le dit advouant du Septentrion sur parc an navalen aux heritiers du dit Le March ; Le Dit parc Stang hars bras donnant du Levant sur tettes et sur ……

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Courtil [7] au dit advouant du midy sur le dit garont ar veil du septentrion et couchant sur les autres terres du dit advouant ,Le dit roz bras donnat d’oriant sur le dit Stang ar Bras, du midy sur le dit garont ar veil et grand Chemin conduisant du dit quimper au dit Bourg d’elliant, d’occidant sur le dit parc nevez et au septentrion sur autre parc audit advouant ; Et le dit parc nevez donnat au levant sur le dit parc roz bras, du midy, sur Le dit grand Chemin du dit quimper au dit Bourg d’Elliant, d’occidant sur autre parc nevez aux heritiers du dit Le march et septentrion sur terres au dit advouant, le tout contenant vingt trois journeaux de terre froide [9] et s’entrejoignant avec leur fossez [10] et turons [11] ainsy qui leur (Compet ?)

De plus trois autres parcs de terre froide [9] aussy s’entrjoignant appellée parc tirien Bras, parc denis et parc nevez Cernés de tout endroits des terres du dit advouant ,fors que L’un des dits parcs donne du couchant sur parc nevez aux heritiers du dit Le march et du Septentrion sur parc nommé Roz coz aux heritiers du dit Connan Contenant Les dits Trois parcs quatre Journeaux ayant le dit parc tirien Bras ,Ses édifices tout au tour fors en partye d’occidant ,parc der …. Du midy et Nort et parc nevez d’occidant ;

Deux courtils [7] appellés Liors gueot Liors an noglen Terre chaude [8] s’entrejoignants et donnats au midy et occidant sur le dit ...

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Suis une inscription illisible d : ’un chemin garont …..contenant un demy journal ……

De (fisos ?) Le …..de toutes Lesquels maisons, terres et heritages cy dessus describées et mentionnées qui fait ……En advenue aux mineurs dudit advouant la quession de deffunt pezron Lozach leur pere declare le dit Guillaume pellu en La dite qualité devoir L’an (declente ?) C….fevrier au dit Seigneur de Talhoat chaque terme de Saint michel En Septembre ,quatre Combles froment , huit Combles de Seigle, huit Combles grosse avoine foullée telle qu’elle froistera dans la terre et quatre Chapons outre les autres servitudes du nommer Domanier suivant Luzemen de pais

Tout ce que repris le dit Guillaume pellu en la dite qualite demeurant au lieu K/ellou en la paroisse d’Ergué gabéric present devant nous notaires roiaux soussignés de la Senechaussée de quimper avec Soumission y Jurée affirmé contenir verité, et pour la continuation de la dite rente sus declarée, il affecte et hypotecque les dits heritages pour Suiv Le tour Estre procedé Suivant les ordonnances royaux et Coutume du pais et pour presente Cette au dit Seigneur de Talhoat soit Judiciellement ou autrement Il donne , Tout pouvoir …….ce touchant et nevené ? Contre

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Sur l’obligation générall de tout les biens detenu mineur fait et passé a quimper au rapport de Guerrié notaire Royal Son Collegue present pour Seign de Jean Le Guennec requerant Le dit pellu Disant et affirmant ne savoir Signe et Lir noter roiaux ……Ce jour Treiziesme avril mil sept cent trante un….

Signé Le Guennec

Recu dudit Pellu pour un raport Notaire Royal de Bellin ….,Timbres ……

3 Originaux

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4 Annotations

  1. Domaine congéable, s.m. : mode de tenue le plus fréquent en Cornouaille et en Trégor au Moyen-Age pour la concession des terres. Ces dernières constituent le fonds et restent la propriété des seigneurs. Par contre les édifices sont concédés en propriété aux domaniers par le propriétaire foncier (généralement noble) qui peut, en fin de bail, congéer ou congédier les domaniers, en leur remboursant la valeur des édifices. Cela comprend tout ce qui se trouve au dessus du roc nu, notamment les bâtiments, les arbres fruitiers, les fossés et talus, les moissons, les engrais. Ce régime qui ne sera pas supprimé à la Révolution malgré les doléances de certaines communes bretonnes, sera maintenu par l'assemblée constituante en 1791 et re-confirmé en 1797. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. Buron, s.m. : mot breton signifiant petite maison, tiig bihan, formes fléchies "buronoù, puron, puronoù, vuron, vuronoù" (dictionnaire breton http://meurgorf.brezhoneg.bzh/). Gilles Ménage : C'est probablement une petite maison de paysan, une chaumière. Dictionnaire Antoine Furetière : "Vieux mot François qui signifioit autrefois, Lieu où on se retiroit pour boire & manger. Il n'a plus d'usage qu'en cette phrase proverbiale, Il n'a ni maison, ni buron, pour dire, qu'il n'a point de lieu certain où il couche, ni où il vive. En Auvergne on appelle buron, un petit toit de Berger ou de Chevrier basti sur le haut de la montagne, où il se retire, quand le temps permet d'y mener paistre ses troupeaux". Dictionnaire Albert Deshayes : Buron "buron" note le cas régime du germanique bur "habitation" ; ce terme pourrait être un emprunt direct ou tardif, le vieux français ayant buiron "petite maison, cabane". [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  3. Glé, s.m. : chaume ; en Bretagne, glé se dit encore pour signifier chaume de paille ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. Le mot "gled" est issu du latin gladiolus (épée courte) et aussi gladius (glaïeul) à cause de sa forme lancéolée des feuilles de cette plante. Ce glaïeul n'est autre que l'iris jaune des marais. A la fin du XIe siècle, en ancien français, il se nomme "glaid" et vers 1160, "glai", en Bretagne c'est le "gled". Il désigne le glaïeul (iris des marais) jusqu'au XVIIIe s., plus tard au XIXe s. le "gled" est à la fois: iris des marais, carex (laîche), roseaux et joncs, c'est à dire, les végétaux de zones humides, servant à couvrir, maisons et dépendances. Le mot évolue en "glé" au XIXe s. et les maisons couvertes de végétaux deviennent des chaumières. Le chaume était bien connu autrefois, c'était le chaume du seigle, matière noble réservée à la toiture des petits manoirs et aux habitations. Source : Michel Mauguin. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 3,0 3,1]
  4. Maçonnage, s.m. : « en (simple) maçonnage » ou « simple maçonne », désigne un matériau de construction hétérogène, constitué seulement de schistes tout-venant, par opposition à la pierre de grain en granit, dite « pierre de taille », réservée aux entourages de portes et fenêtres. Source : Jean Le Tallec 1994. Il existe aussi des constructions en « simple brossage » dont les joints et enduits sont sans doute brossés. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1]
  5. Longère, s.f. : mur principal d'une bâtisse. Ce terme n'avait la même signification qu'aujourd'hui, il désignait, non pas un bâtiment de forme très allongée, mais dans un bâtiment donné, le mur de façade et le mur arrière. On parlait donc de la longère de devant et de la longère de derrière. Quant à l'appentis, comme il s'appuyait contre la maison, il n'avait évidemment qu'une longère. Source : Jean Le Tallec, La vie paysanne en Bretagne sous l'Ancien Régime. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  6. Framboy, fembroi, s.m. : les paysans entassaient dans la cour de la ferme les débris végétaux pour fabriquer le fumier par le piétinement des bêtes qui pétrissaient ces débris, les mélangeaient à la boue ; la bouillie résultante était appelé le « framboy ». Le mot se disait au départ « fembroi » (latin fimarium, dérivé de fimum : fumier). Puis, par métathèse (déplacement du r), il est devenu « fremboi », puis « frembois », mais rien à voir avec la framboise, évidemment ! Source : Jean Le Tallec 1994. Le lieu où se trouvait ce tas de fumier était généralement dénommé dans les actes la « cour à frambois » ou « pors à framboy ». [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  7. Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 7,5]
  8. Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 8,0 8,1 8,2 8,3 8,4 8,5 8,6]
  9. Terres froides, s.f.pl. : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis, par opposition aux terres chaudes; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 9,0 9,1 9,2 9,3]
  10. Fossé, s.m. : clôture en terre, ou dont les parements seuls étaient en pierre. L'usage ancien attribue au mot fossé un sens diamétralement opposé au sens légal actuel. Par contre on donnait le nom de douve à cette partie de la clôture que le Code civil (art. 666 à 669) nomme fossé ; et on appelait fossé ce que le législateur nomme la levée ou rejet de la terre. Les fossés étaient systématiquement assortis de douves, alors qu'un demi-fossé ou turon n'en avait pas. Source : "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, recueillis par J.-M. P. A. Limon". On rencontre aussi la confusion d'usage Talus/Fossé en breton. On désigne le "talus" par "kleuz", du verbe "kleuzañ" ou "kleuziñ" : "creuser" ; sur le substantif "kleuz" a été reformé un verbe "kleuziañ" qui signifie "refaire, entretenir les talus et les fossés" ; on voit bien que le sens originel de "kleuz" est inséparablement l'ensemble "fossé"/"talus". Source : ulamirlammeur. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  11. Turon, s.m. : clôture qui ne diffère des fossés (talus) que par les dimensions, et qui est toujours en terre. Les experts les désignent souvent sous le nom de demi-fossé, c'est un genre de clôture moins communément employé, et dont la hauteur moyenne est de 1 mètre, la largeur de 80 à 90 centimètres. Les turons n'ont point de douve, la plupart des turons étant d'anciens fossés (talus) dont on a négligé l'entretien et les réparations. Source : "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, recueillis par J.-M. P. A. Limon". [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Document d'archives sur le passé d'Ergué-Gabéric.

Date de création : Mars 2007    Dernière modification : 24.09.2016    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]