1794-1795 - Estimation et adjudication du manoir de Kernaou - GrandTerrier

1794-1795 - Estimation et adjudication du manoir de Kernaou

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L'an trois de la République française, une et indivisible, les vingt un, vingt deux, vingt trois, vingt quatre et vingt cinquième jour de Brumaire, nous François Salomon Bréhier demeurant à Quimper rue Neuve, et Jean Marie Le Roux demeurant au dit Quimper place de la République, experts nommés par arrêté du Directoire du District de Quimper du 23 septembre 1793 (vieux style), pour procéder à l'estimation des domaines nationaux et des biens des L'an trois de la République française, une et indivisible, les vingt un, vingt deux, vingt trois, vingt quatre et vingt cinquième jour de Brumaire, nous François Salomon Bréhier demeurant à Quimper rue Neuve, et Jean Marie Le Roux demeurant au dit Quimper place de la République, experts nommés par arrêté du Directoire du District de Quimper du 23 septembre 1793 (vieux style), pour procéder à l'estimation des domaines nationaux et des biens des
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-émigrés de son arrondissement, nous sommes transportés de nos susdites demeures en compagnie du citoyen Jean Le Jour officier municipal et commissaire nommé par la commune d'Ergué-Gabéric ...+émigrés de son arrondissement, nous sommes transportés de nos susdites demeures en compagnie du citoyen Jean Le Jour officier municipal et commissaire nommé par la commune d'Ergué-Gabéric et demeurant au Boden sur la même commune, jusques et au manoir de Kernaou situé sur la dite commune où étaient rendus et parlant à René Le Maguer et femme fermiers, lesquels nous ont représenté sur le champ un bail à ferme en datte du 23 janvier 1790 et duquel il résulte que le dit manoir et dépendances appartenait à l'émigré Jean Louis Lamarche Père <ref name="Lamarche">-</ref>, et qu'il en payent annuellement pour prix de ferme la somme de trois cent trente livres, ils nous ont en outre déclaré ne point connaitre positivement l'échéance fixe de leur baïl attendu qu'il est stipulé par le dit baïl susdatté qu'il ne commercera à avoir cours qu'à partir de l'ancienne ferme qu'ils n'ont
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 +Désirant procéder à l'estimation du dit manoir et terres en dépendant, l'avons parcouru avec le dit René Le Maguer et après avoir reçu de lui les renseignements nécessaires, nous avons déterminé de conçert avec le dit Jean Lejour officier municipal, que le dit bien est dans le cas d'être divisé, à l'effet d'en former deux lots d'adjudication, en conséquence procédant à la formation de la 1ère Division, nous avons opéré par désignation, mesurage et arpentage à son estimation comme suit :
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 +Une maison en grosse taille couverte d'ardoise et manquant de grosse réparation, ouvrant au midi sur une cour ou <i>Pors à frambois</i> <ref name=Framboy">{{K-Framboy}}</ref> ...
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Version du 17 octobre ~ here 2019 à 08:52

Catégorie : Archives   + fonds Biens Nationaux
Site : GrandTerrier

Statut de l'article :
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§ E.D.F.

La gestion des propriétés séquestrées au titre des biens nationaux pendant la période révolutionnaire.

Archives privées et documents conservés aux Archives Départementales du Finistère.

Autres lectures : « Espace Biens Nationaux » ¤ « 1796-1799 - Estimation et adjudication du moulin de Kernaou » ¤ « 1793-1805 - Sommier des comptes ouverts avec chaque émigré pour les biens nationaux » ¤ « Les de La Marche, nobles de Kerfort et de Lezergué, 17e-18e siècles » ¤ 

1 Présentation

 


2 Transcriptions

Les textes transcrits ci-dessous contiennent des paragraphes ( § ) non déployés. Vous pouvez les afficher en un seul clic : § Tout montrer/cacher

Estimation, 21-25 brumaire an 3 (11.11.1794)

Des 21, 22, 23, 24 et 25 Brumaire an 3e. Manoir de Kernaou. 1ère Division.

Département du finistère. District de Quimper. Commune d'Ergué-Gabéric. Biens provenant de l'émigré Jean Louis Lamarche Père [1].

L'an trois de la République française, une et indivisible, les vingt un, vingt deux, vingt trois, vingt quatre et vingt cinquième jour de Brumaire, nous François Salomon Bréhier demeurant à Quimper rue Neuve, et Jean Marie Le Roux demeurant au dit Quimper place de la République, experts nommés par arrêté du Directoire du District de Quimper du 23 septembre 1793 (vieux style), pour procéder à l'estimation des domaines nationaux et des biens des


émigrés de son arrondissement, nous sommes transportés de nos susdites demeures en compagnie du citoyen Jean Le Jour officier municipal et commissaire nommé par la commune d'Ergué-Gabéric et demeurant au Boden sur la même commune, jusques et au manoir de Kernaou situé sur la dite commune où étaient rendus et parlant à René Le Maguer et femme fermiers, lesquels nous ont représenté sur le champ un bail à ferme en datte du 23 janvier 1790 et duquel il résulte que le dit manoir et dépendances appartenait à l'émigré Jean Louis Lamarche Père [1], et qu'il en payent annuellement pour prix de ferme la somme de trois cent trente livres, ils nous ont en outre déclaré ne point connaitre positivement l'échéance fixe de leur baïl attendu qu'il est stipulé par le dit baïl susdatté qu'il ne commercera à avoir cours qu'à partir de l'ancienne ferme qu'ils n'ont


pu nous représenter, mais qu'ils présument avoir encore sept à huit ans de jouissance dans le susdit baïl du 23 janvier 1790. Ils nous ont en outre déclaré avoir payé au citoyen Lesné receveur du séquestre et ce à valoir au terme échû de la Saint Michel dernière la somme de cent soixante livres dix sols sept deniers et devoir l'année courante.

Désirant procéder à l'estimation du dit manoir et terres en dépendant, l'avons parcouru avec le dit René Le Maguer et après avoir reçu de lui les renseignements nécessaires, nous avons déterminé de conçert avec le dit Jean Lejour officier municipal, que le dit bien est dans le cas d'être divisé, à l'effet d'en former deux lots d'adjudication, en conséquence procédant à la formation de la 1ère Division, nous avons opéré par désignation, mesurage et arpentage à son estimation comme suit :

§ Suite du document ...

 

Vente, 19 floréal an 3 (08.05.1799)

Sommier des comptes des émigrés


3 Originaux


4 Annotations

Certaines références peuvent être cachées ci-dessus dans des paragraphes ( § ) non déployés. Cliquer pour les afficher : § Tout montrer/cacher

  1. Dans ce document l'émigré Lamarche père est prénommé Jean Louis, mais il s'agit en fait de François Louis de La Marche (1720-1794), lequel fait construire un nouveau manoir à Lezergué en 1771-1772, et qui à la Révolution s'exile sur l'île de Jersey où il décède en 1794. [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. Framboy, fembroi, s.m. : les paysans entassaient dans la cour de la ferme les débris végétaux pour fabriquer le fumier par le piétinement des bêtes qui pétrissaient ces débris, les mélangeaient à la boue ; la bouillie résultante était appelé le « framboy ». Le mot se disait au départ « fembroi » (latin fimarium, dérivé de fimum : fumier). Puis, par métathèse (déplacement du r), il est devenu « fremboi », puis « frembois », mais rien à voir avec la framboise, évidemment ! Source : Jean Le Tallec 1994. Le lieu où se trouvait ce tas de fumier était généralement dénommé dans les actes la « cour à frambois » ou « pors à framboy ». [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Document d'archives sur le passé d'Ergué-Gabéric.

Date de création : Juin 2009    Dernière modification : 17.10.2019    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]