1794-1795 - Estimation et vente de la métairie de Place-an-Intron au Bourg - GrandTerrier

1794-1795 - Estimation et vente de la métairie de Place-an-Intron au Bourg

Un article de GrandTerrier.

Jump to: navigation, search
Catégorie : Archives    
Site : GrandTerrier

Statut de l'article :
  Image:Bullorange.gif [Développé]
§ E.D.F.
La confiscation de la métairie dite Place-an-Intronne du Bourg d'Ergué-Gabéric à l'émigré noble Geslin de Pennarun et son acquisition aux enchères par le citoyen Jacques Debon de Quimper.

Documents conservés aux Archives Départementales du Finistère.

Autres lectures : « Espace Révolution / Biens Nationaux » ¤ « La métairie de Plas-an-Intron transformée en mairie en 2021 » ¤ « Les Geslin, seigneurs de Pennarun aux 17 et 18e siècles » ¤ « 1540 - Aveu de Charles Provost de Pennarun, présenté à la Chambre des Comptes en 1788 » ¤ « Louis Le Roux (1939-1961), jeune appelé mort en Algérie » ¤ 

1 Présentation

La métairie de Plas-an-Intron, dépendant du manoir de Pennarun avant de la Révolution, était intégreé au domaine noble des seigneurs de Geslin. Le manoir et la métairie encadrent de part et d'autre le bourg d'Ergué-Gabéric, la ferme étant au nord, sur le chemin menant à l'autre manoir de Lezergué.

L'origine ancienne du nom « Plas-an-Intron » (place de la grande dame) fait peut-être référence à une "haute et puissante dame" attachée au lieu, a l'instar d'une veuve douarière comme Louise de Kergoat (mère de Charles Provost l'écuyer propriétaire de Pennarun en 1540). En 1794 le dernier seigneur de Pennarun, le chouan Marie-Hyacinthe de Geslin, est réputé émigré et sert comme officier dans l'armée de Georges Cadoudal.

La maison d'habitation de Plas-an-Intron est décrite ainsi dans le document d'expertise de 1794 précédant son adjudication en tant que bien national : « Maison mannale de simple maçonne [1] couverte de gled [2] à une porte, une fenêtre au midy sur chemin menant du bourg à Lezergué aiant de longueur trentre pieds [3] franc [4] à deux pignons quinze et demy, hauteur sept.  »

Cette maison "mannale", c'est-à-dire ressemblant à un manoir, au toit de chaume (« gleds »), n'est pas la bâtisse actuelle construite au milieu du 19e siècle, mais l'antique maison basse qui a été détruite en 2018 pour élargir l'accès à la nouvelle mairie d'Ergué-Gabéric.

L'expertise du 21 et 22 prairial an 2 (9 et 10 juin 1794) de la propriété de Plas-an-Intron avec crèches, jardins et terres aboutit à un prix estimatif de 2475 livres, document signé par l'avoué expert Salomon Bréhier [5], futur maire d'Ergué-Gabéric. Lors de la vente aux enchères le 19 germinal an 3 (8 avril 1795), le prix d'acquisition remporté par un notable quimpérois, Jacques Debon [6] (négociant et ancien maire éphémère de Quimper) ne dépasse les 1300 livres.

Il est vraisemblable que Jacques Debon n'a pas occupé la métairie acquise, et laissera son exploitation au fermier Pierre Lozac'h qui la louait déjà aux Geslin moyennant une rente de 175 livres. L'agriculteur François Le Roux (1814-1862) achètera les lieux dans les années 1830 et y construira une nouvelle maison d'habitation de pierre de taille qui devrait devenir prochainement une maison du patrimoine communal.

 
Maison de Plas-an-Intron de 1857-67, future maison du patrimoine
Maison de Plas-an-Intron de 1857-67, future maison du patrimoine


2 Transcriptions

Les textes transcrits ci-dessous contiennent des paragraphes ( § ) non déployés. Vous pouvez les afficher en un seul clic : § Tout montrer/cacher

Expertise :

21-22 prairial an 2. Place an intronne. Pennanrun en Ergué-Gabéric. Emigré Geslin.

L'an deuxième de la République française une et indivisible les vingt un et vingt deux prairial, nous soussignés Vincent CHarles Le Blond demeurant à Quimper place du finistère et François Salomon Bréhier [5] demeurant audit Quimper rue neuve, experts nommés par arresté fu Directoire du District de Quimper-Odet du 28 septembre dernier, vieux stile, pour procéder à l'estimation des biens nationaux des Émigrés et à leurs divisions au besoin, nous sommes transportés de nos sus-dites demeures en compagnie du citoyen Jean Le Jour offcier municipal et commissaire nommé par la commune d'Ergué-Gabéric, demeurant au lieu de Boden sur la dite commune jusques et au lieu d'une métairie ditte Place an intronne size au Bourg du dit Ergué-Gabéric, appartenant autrefois à l'émigré Geslin ex noble, où estant rendu et avoir trouvé Pierre Lozac'h, lequel nous a dit manœuvrer la ditte métairie où il est entré par continuation de la ferme déjà finie de ___

Et qu'il en païe pour jouissance sur aucun bail écrit avec personne la somme de cent soixante cinq livres ancien prix, et voulants faire l'estimation par mesurage et arpentage e la ditte métairie, nous avons requis le dit Lozac'h de nous en faire la démonstration à quoy aïant consenty avons passés les deux journées cy dessus au mesurage, arpentage et estimation de la ditte métairie et terres en dépendants ainsy qu'il suit.

Maison mannale de simple maçonne [1] couverte de gled [2] à une porte, une fenêtre au midy sur chemin menant du bourg à Lezergué aiant de longueur trentre pieds [3] franc [4] à deux pignons quinze et demy, hauteur sept.

Une crèche bout du levant et au midy de la dite maison simple maçonne [1] couverte de gleds [2], aiant de longueur vingt un pieds [3], franc [4] à un pignon huit et hauteur six pieds [3].

Autre maisonnette bout du couchant de l'aire


et aïant fenetre sur le chemin cy dessus avec porte ouvrant à un aras [7] sur venelle alant à l'air aiant de longueur cingt pieds [3], de franc [4] à un pignon dix sur la hauteur de six pieds [3].

Autre maison bout u levant de l'air ouvrant au midy sur la principale maison en brossage [8] et couverte de gleds [2] aiant de longueur trente quatre pieds [3], de franc [4] à deux pignons dix et d'hauteur huit pieds [3].

L'air à battre au couchant et derrière les édiffices principaux aïant une ruine de grange à son nord et contenant huit cordes [9].

Un petit courtil [10] à paille et quatre autres petits courtils [10] entourant l'air de leurs ediffices au cerne [11] qui leur appartiennent et contenant douze cordes [9].

Un courtil [10] dit ar Verger au nord de l'air à battre en face du bois de Rozveur aussy à son nord, édiffices à l'entour fors [12] à son entrée en partie du midy, contenant huit cordes [9].

Un parc [13] terre chaude [14] nommé parc ar leur donnant du midy sur chemin de Lezergué, du couchant sur terre en dessus et àlée Le Roux, du levant et nord, à la métairie fosses fors [12] du couchant, un journal [15].

Parc an Dreïl partagée par le millieu par une plantation serrée de fruitiers, donnant du couchant sur chemin d'Ergué à Lezergué, du midy, levant et nord terres à Le Roux contenant trois journaux [15], ediffices au couchant sur le chemin.

Gaorem ar feunteun terre froide [16] donnant du nord sur terres de Gongallic et Lezergué du couchant à Le Roux, du midy avec edifiices sur chemin du Bourg à Lezergué, contenant deux journaux [15].

Au couchant de la garenne cy dessus, un courtil [10] à herbe donnant du couchant sur terres à Le Roux, du miy sur chemin de Lezergué, d'autres endroits sur garenne cy dessus, ediffices fors [12] du couchant, contenant deux cordes [9].

Parc Dianaou terre chaude [14], donnant du midy sur parc ar leur, du couchant terre au présent ainsy que du midy, du levant sur chemin de Lezergué, et du nord terres à Le Roux et au présent édiffices au cerne [11] fors [12] du midy, contenant sous fond un journal [15]et demy.


Parc Leurguer donnant du midy sur le placitre [17] du bourg, du couchant sur montagne Porz Riou, du levant sur la pièce cy dessus, et du nord sur parc cy après, ediffices sur [...] et montagne, fond du champ, un journal [15] et demy.

Parc Rozmeur donnant du midy sur parc cy dessus, du couchant terres à Le Roux, d'autroits endroits terres au présent, ediffices fors [12] du couchant, contenant un journal [15].

Un pré fauchable nommé foennec braz donnant du bord sur me bois Rozmeur, du levant et couchant terres à Le Roux, du midy sur le champ prendent, ediffices du nord sur le bois, et au couchant sur terres à Le Roux, contenant neuff journées à faucher.

§ Autre pré fauchable ...

 

Adjudication :

Procès-verbal


De Première Enchère & d'adjudication définitive
10eme Vente de Biens nationaux provenans d'Émigrés


Département du Finistère
District de Quimper
Canton rural
Municipalité d'Ergué-Gabéric


La Métairie dite place-an-intronne


Geslin, émigré



Le dix neuf du mois de Germinal de l'an 3eme de la République Française une & indivisible, à neuf du matin nous Alain Jacques Kernafflen, vice-président, Louis Marie Bouet, Jean Louis Nicolas, capitaine, Barazer

Administrateurs du Directoire du District de Quimper, Département du Finistère, nous sommes transportés, accompagnés de l'agent national, dans la salle d'audience dudit Directoire, où étant, ledit l'agent national a annoncé qu'il alloit être procédé à la réception des premières enchères pour la vente des biens ci-après désignés, indiqués par l'affiche du 3 du mois de Germinal dont il a donné lecture, laquelle affiche a été bien & duement publiée et apposée dans les lieux prescrits par la loi, suivant les certificats ci-annexés des Officiers Municipaux des communes où sont situés les biens, & des chefs-lieux des Districts du Département, la métairire dite Place-an-Intronne, sise au Bourg d'Ergué-Gabéric, maison principale, crèches, courtils [10] et autres terres indépendantes ; ayant pour débornements [18] généraux et particuliers ceux consignés au procès-verbal de Le Blond et Brehier [5], experts, des 21, 22 & 23 prairial an 2, enregistré à Quimper le 1er messidor suivant, estimés suivant ledit procès-verbal dont il sera délivré copie à l'adjudicataire à lui valoir et servir de titre avec le présent, la somme de deux mille quatre cent soixante quinze livres.




Lesquels biens seront adjugés définitivement à une seconde publication qui sera faite dans la quinzaine, au plus offrant et dernier enchérisseur, sous les conditions ci-après.

ARTICLE PREMIER


L'adjucataire paiera dans huitaine du jour de l'adjudication définitive, au Receveur de la régie du chef-lieu du District, les frais de division, estimation, affiches, publications & autres légitimement faits, pour parvenir à la vente, suivant le règlement du Directoire du District, confirmé ou réformé, s'il y a lieu, par le Directoire du Département.

I I


Dans le mois, à compter dudit jour de l'adjudication, il paiera au même Reveveur le quart du prix total de l'adjudication, sans intérêts.

I I I


Chaque année, à partir dudit jour de l'adjudication, il paiera un dixième du surplus, avec les intérêts à cinq pour cent du capital qu'il restoit devoir lors du dernier paiement.

I V


Il n'entrera en possession réelle qu'après avoir effectué les paiemens prescrits par les articles I & II ci-dessus. Les loyers des maisons ne lui seront acquis que du jour de son adjudication, il aura droit à la totalité des fruits pendant par racines au jour de son adjudication et aux fermages qui les représentent à quelque époque que soient fixés les termes de payement déterminés par les baux, si les biens ne sont ni loués ni affermés. Les fruits qui n'auront pas été coupés, arrachés ou détachés de la terre ou de leurs racines, que postérieurement à la date de l'adjudication, lui appartiendront.

V I


L'adjudicataire aura contre le fermier l'action en résiliation que les lois et notamment celle du 15 frimaire, document aux acquéreurs.

V I I


Il prendra le bien en l'état où il se trouvera à l'époque de son adjudication, & il sera tenu de souffrir & consentir toutes les servitudes auxquelles il pourra être assujetti, sans espoir d'aucune indemnités ni dommages-intérêts.

§ Articles VIII à XI ...

§ Adjudication ...

§ Suite et fin ...


3 Originaux

Lieu de conservation :

  • Archives Départementales du Finistère.
  • Cote 1Q319, 1Q326.
 

Usage, droit d'image :

  • Accès privé et restreint aux abonnés inscrits.
  • Utilisation obligatoire d'un compte GrandTerrier autorisé et mot de passe valide.
 


4 Annotations

Certaines références peuvent être cachées ci-dessus dans des paragraphes ( § ) non déployés. Cliquer pour les afficher : § Tout montrer/cacher

  1. Maçonnage, s.m. : « en (simple) maçonnage » ou « simple maçonne », désigne un matériau de construction hétérogène, constitué seulement de schistes tout-venant, par opposition à la pierre de grain en granit, dite « pierre de taille » (Jean Le Tallec 1994), le terme « maçonné en brossage » désignant par contre les joints brossés autour des pierres taillés. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 1,0 1,1 1,2]
  2. Glé, s.m. : chaume ; en Bretagne, glé se dit encore pour signifier chaume de paille ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. Le mot "gled" est issu du latin gladiolus (épée courte) et aussi gladius (glaïeul) à cause de sa forme lancéolée des feuilles de cette plante. Ce glaïeul n'est autre que l'iris jaune des marais. A la fin du XIe siècle, en ancien français, il se nomme "glaid" et vers 1160, "glai", en Bretagne c'est le "gled". Il désigne le glaïeul (iris des marais) jusqu'au XVIIIe s., plus tard au XIXe s. le "gled" est à la fois: iris des marais, carex (laîche), roseaux et joncs, c'est à dire, les végétaux de zones humides, servant à couvrir, maisons et dépendances. Le mot évolue en "glé" au XIXe s. et les maisons couvertes de végétaux deviennent des chaumières. Le chaume était bien connu autrefois, c'était le chaume du seigle, matière noble réservée à la toiture des petits manoirs et aux habitations. Source : Michel Mauguin. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 2,0 2,1 2,2 2,3]
  3. Pied, s.m. : unité de mesure de longueur divisée en 12 pouces, et d'environ 32-33 cm. En France, avant la réforme de Colbert en 1668, le pied de roi ancien avait une valeur de 326,596 mm. En 1668 une tentative de normalisation fut tentée avec la nouvelle toise dite de Chatelet pour une mesure de 324,839 mm. Cette valeur fut conservée en 1799 avec l'introduction du mètre estimé à environ 3,09 pieds [¤source : Wikipedia]. On note une valeur de 3,07 pieds dans un document GrandTerrier de 1808[Terme] [Lexique] [Ref.↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6 3,7]
  4. Franc, s.m. : terme utilisé dans l'expression "de franc" pour désigner dans les aveux les largeurs des bâtiments en pieds . Au 17e siècle on trouve les expressions "de franc par le dehors" ou alors "de franc par le dedans", les mesures pouvant être prises entre deux longères (murs extérieurs). Source : site de C. Duic (doc).  [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4]
  5. François Salomon Bréhier : avocat-expert à Quimper et maire d'Ergué-Gabéric de 1808 à 1812. [Ref.↑ 5,0 5,1 5,2 5,3]
  6. Jacques-Thomas Debon est un négociant de Quimper. dans les années 1780-90. Il sera maire de Quimper quelques mois en 1793, puis destitué et emprisonné du 17.12. 1793 jusqu'au 08.01.1794. En avril 1795 il remporte la vente de la métairie "plas-an-Intron" du bourg d'Ergué-Gabéric par adjudication d'un biens national suite à l'émigration de Marie-Hyacinthe de Geslin, seigneur de Pennarun. [Ref.↑]
  7. Arras, s.m. : mur intérieur de séparation d'un bâtiment, en pierres ou maçonnerie. Dans les descriptions d'aveux : à deux pignons et un arras ». Source : site Internet de C. Duic (doc 1, doc2). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  8. Brossage, s.m. : « maçonne en simple brossage », « maçonné en brossage », ou « construite en brossage », désigne des murs faits de pierres de taille dont les joints sont brossés, par opposition aux maisons « de simple maçonne » qui sont faites de pierres plus petites en schistes tout-venant, non jointées. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  9. Corde, cordée, s.f. : unité de mesure de superficie. Subdivision du journal. Le journal et la corde sont les principales unités de mesure utilisées pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise une corde vaut 0,6078 ares à 16 toises carrées. Il faut 80 cordes pour faire un journal. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 9,0 9,1 9,2 9,3 9,4]
  10. Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 10,0 10,1 10,2 10,3 10,4]
  11. Cerne, s.m. : entourage ; dans l'expression « au cerne » : entouré. Quand il est indiqué qu'un terrain a « ses fossés au cerne », cela signifie qu'il possède tous ses talus. De même « ses édifices au cerne » indique que les bâtis sont répartis sur les 4 côtés du terrain. Lorsque l'expression est suivie de « fors », par exemple «  fors du Levant », un des côtés fait exception. Source : Forum du CGF. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 11,0 11,1]
  12. Fors, p. : excepté, hormis, sauf, en dehors. Expression attribuée à François 1er après la défaite de Pavie : « Tout est perdu, fors l'honneur » ; source : Trésor Langue Française. Dans l'expression « ses fossés au cerne fors du levant », trois côtés seulement entourent le terrain. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 12,0 12,1 12,2 12,3 12,4 12,5]
  13. Parc, park, s.m. : champ clos, procédant d'un emprunt du moyen breton parc au vieux français parc "lieu clos" en général. Le gallois parc et le cornique park sont issus de l'anglais park, également emprunté au vieux français (Albert Deshaye, dictionnaire des noms de lieux bretons). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  14. Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 14,0 14,1 14,2]
  15. Journal, s.m. : ancienne mesure de superficie de terre, en usage encore dans certains départements et représentant ce qu'un attelage peut labourer dans une journée [¤source : Dictionnaire de l'Académie]. Le journal est la principale unité de mesure utilisée pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise un journal vaut 48,624 ares, à savoir 80 cordes. Dans les documents on trouve les expressions « journée à homme bêcheur », « journée à faucheur » ou « à faucher », cette dernière valeur étant équivalente à 2 journaux de laboureur, soit presque un hectare. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 15,00 15,01 15,02 15,03 15,04 15,05 15,06 15,07 15,08 15,09 15,10]
  16. Terres froides, s.f.pl. : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis, par opposition aux terres chaudes; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 16,0 16,1 16,2 16,3 16,4 16,5]
  17. Placitre, placistre, s.m. : parcelle entourant une église, ou un autre bâtiment, une fontaine, etc. (dict. Goddefroy 1880). Le placitre est un terrain souvent herbeux, délimité par une clôture, fréquemment un mur, entourant les chapelles, églises ou fontaines bretonnes ; c'est l'un des éléments de l'enclos paroissial, désignant l'espace non bâti à l'intérieur de celui-ci (Wikipedia). Dans un village ou un corps de ferme le placitre désigne la place commune ou la cour devant les bâtiments. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  18. Desbornement, s.m. : délimitation, désignation des limites. Ou convention, fixation d'un droit perçu d'une manière incertaine. Source : Gdf Godefroy 1880.  [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Document d'archives sur le passé d'Ergué-Gabéric.

Date de création : Juin 2009    Dernière modification : 2.01.2021    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]