1809 - Campagne de calomnie contre le desservant François Le Pennec - GrandTerrier

1809 - Campagne de calomnie contre le desservant François Le Pennec

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§ E.D.F.

Ces longues lettres d'un prêtre gabéricois illustrent les difficultés des prêtres bretons, en grand majorité insermentés à la Révolution, à s'intégrer dans l'institution catholique au moment du Concordat.

Cet ancien directeur du petit séminaire de Plouguernével, exilé en Espagne, doit affronter l'autorité de son évêque, mais également les rumeurs lancées par certains de ses paroissiens.

Autres lectures : « François Le Pennec, recteur-desservant (1802-1810) » ¤ « 1809 - Ponction du coffre de Kerdévot par le conseil municipal * » ¤ « 1807 - Reprise de la chapelle de Kerdévot par la fabrique et la paroisse » ¤ « François Salomon Bréhier, maire (1808-1812) et avoué franc-maçon » ¤ « 1804 - Affermage et conservation provisoire du presbytère » ¤ « Jérôme Crédou, maire (1812-1815 1816-1820) » ¤ « Jean-François de La Marche (1729-1806), dernier évêque de Léon » ¤ 

1 Présentation

Le Concordat de 1801 de Napoléon était censé être la réconciliation de l'Etat français et de l'Eglise catholique, après la rébellion d'une Église réfractaire qui avait refusé de prêter serment à la Constitution civile du Clergé pendant la Révolution. En Bretagne, le nombre de prêtres et évêques insermentés fut plus important qu'ailleurs et nombre d'entre eux s'exilèrent. Derrière le pape les évêques furent prompts à se réconcilier avec le pouvoir laïc. Mais la période du concordat fut probablement un changement social plus difficile pour les prêtres de paroisse, à l'exemple de notre premier desservant [1] concordataire d'Ergué-Gabéric.

La première longue lettre de 5 pages très denses écrites par François Le Pennec à son évêque [2] démarre par la liste des reproches exprimés par ses délateurs contre lesquels il veut se défendre : « Les voici comme ils sont restés imprimés dans ma mémoire : 1°. j'ai toujours manqué de faire l'instruction les dimanches et fêtes. 2°. je les fais mal. 3°. j'ai manqué d'être exacte à écouter les personnes qui se présantoient au tribunal de la pénitence. 4°. j'ai manqué d'aller aux malades quand on m'y appelait. 5°. j'ai jetté cette corvée sur mon vicaire. 6°. devenu fermier, je m'occupe au labourage ou cela me divertit de mon devoir essentiel. 7°. j'ai fait des acquisitions ».

Le style du recteur est un peu ampoulé et daté, l’orthographe empreinte du 18e siècle avec ses imparfaits se terminant en -oit. Mais les propos libres, les arguments développés et sa spontanéité un peu naïve apportent un éclairage très intéressant sur les liens sociaux de cette période concordataire et post-révolutionnaire dans nos campagnes bretonnes.

De 1787 à 1791, après avoir été procureur, il est l'un des directeurs du petit séminaire de Plouguernevel : « Moi qui il y a 24 ans fut jugé digne d'occupé une place de directeur dans un séminaire, place alors si respectée dans le diocèse et qu'on ne donnoit qu'à des personnes choisies ». Il y côtoya Alain Dumoulin, futur recteur d'Ergué-Gabéric avant son exil, qui occupa également le poste de directeur.

Dès le 5 octobre 1790, avec son supérieur Hervé Le Coq et trois autres directeurs, il signe la protestation contre la constitution civile du clergé, adressée au procureur général du Finistère. En 1791 ils sont quatre à devoir émigrer en Espagne où le supérieur décéda (un des directeurs se réfugia sur l'île de Jersey) [3].

En 1801, le préfet du Finistère cite François Le Pennec dans un rapport au Ministre de l'Intérieur dans sa « Liste des prêtres du département du Finistère qui, par leurs talents et leur moralité, méritent le plus la confiance du Gouvernement et jouissent de l'estime publique » [4]. Il dit de lui : « Il n'a fait aucune soumission, 50 ans. Il est encore déporté en Espagne, il n'attend que la pacification religieuse pour revenir ; beaucoup de talents et de moralité ». Suite à cette enquête il fut nommé par l'évêque Mgr André [5] comme desservant à Ergué-Gabéric.

Malgré ces preuves de bonne moralité, à Ergué-Gabéric certaines personnes l'accuse d'être indolent et malhonnête : « Il me tarde de déposer mes sentimens dans le sein d'un père. Cette persécution n'est pas récente, je me rappelle qu'une fois Mr Colcanap [6] ayant été à Quimper me dit : nous sommes veillés de bien près. Je lui répondis : tant mieux, celui qui fait son devoir ne peut pas y perdre ».

Et il ajoute, sûr de sa foi : « Je dis par sentiment intime je connois ma religion. Je n'ai jamais donné de preuve de l'avoir méconnue ni avant ni pendant, ni depuis la révolution ».

Sur l'affaire du presbytère qui était propriété du maire, lequel bien était loué à la commune pour héberger son curé, François Le Pennec accuse son propriétaire Salomon Bréhier (franc-maçon de surcroit) de faire de la spéculation immobilière :

 

« Il faut remarquer 1° que le presbitère n'est pas à la paroisse. J'y suis comme l'oiseau sur la branche ... Depuis 4 à 5 ans je fais au presbitère toutes les réparations grandes et petites sans recevoir un sol. Mr Brehier n'en demandoit d'abors à la commune que 100 louis. ensuite il demande 300 l et acte sous signe privé fut passé à Lezergué, pour une somme de 3000 l ... L'année évolue et les réparations faites Mr Brehier exige 200 l. de ferme et 4000 l. pour le fond, et peut-être bientôt il exigera 5000 l. ».

Comment s'étonner, dans ce contexte, que le prêtre engage ses économies dans une petite tenue agricole à Kergaradec près du bourg ? Un « oiseau sur la branche » qui ne sait plus sur quel pied danser et qui n'a dorénavant ni revenu ni domicile assuré pour héberger ses proches : « j'ai sur les bras 2 mineurs avec leur mère ma soeure et veuve, ce me semble totalement ruinés par la nation, ils n'ont pas un sol sous le ciel ».

Et fallait-il ponctionner le revenu des offrandes de Kerdévot pour faire les réparations du cimetière d'une part, et d'autre part dégager une portion pour le séminaire diocésain ? L'évêque [2], connu pour sa poigne et son autoritarisme, prend carrément le contre-pied de son desservant et écrit au maire, en utilisant le nom déformé de la commune avec sans doute un accent d'ostracisme : « Si Mr le desservant du grand terrier vous avait communiqué mon ordonnance approuvée par un décret impérial, vous auriez vu qu'il m'est impossible d'approuver l'emploi que vous désirez faire des offrandes perçues dans la chapelle de Kerdévot. ».

De plus, outre le manque de support de son supérieur hiérarchique, le pire des détracteurs de François Le Pennec parmi ses paroissiens se nomme Jérome Crédou, futur maire et deuxième fabricien de Kerdévot, et le recteur n'hésite pas à dénoncer son comportement : « D'ailleurs le second membre de la fabrique (Jérôme Crédou qui avoit acheté la chapelle, dit-on, avec les deniers des paroissiens) s'oppose à tout et ne se trouve à aucune assemblée ».

La fin de la deuxième lettre de François Le Pennec est terrible : « D'après cet exposé que Monseigneur décide de tout dans sa sagesse. Je sais que je ne demande qu'un châtiment, mais entre deux maux il faut choisir le moindre ». Ce qui veut dire en clair qu'il préfère affronter l'autoritarisme de son évêque que d'accepter d'être calomnié par le pouvoir laïc de certains de ses paroissiens et personnages publics municipaux.

Toujours est-il que la pétition envoyée à l'évêque début janvier et signée par 47 paroissiens chefs de familles (cf document ci-dessous) ne suffit pas pour que ses supérieurs maintiennent François le Pennec dans sa paroisse. Il fut remplacé au presbytère d'Ergué-Gabéric par Le Bescou, nouveau desservant dès 1810. François Le Pennec, sa sœur et ses neveux mineurs n'allèrent pas à Audierne, sa destination proposée initialement : il sera nommé recteur de Plomodiern et décèdera le 9 février 1822 [7]

2 Transcriptions

Lettre à l'évèque - 24.04.1809

24 avril 1809

Monseigneur [2],

Accusé devant votre grandeur d'avoir antièrement négligé mes devoirs d'ecclésiastique et de pasteur et d'être devenu un homme de la terre, mon devoir est de me justifier. Ce que j'ai la confiance de faire plainement en répondant directement et selon l'exacte vérité à tous les chefs d'accusation portés à votre tribunal. Les voici comme ils sont restés imprimés dans ma mémoire :
1°. j'ai toujours manqué de faire l'instruction les dimanches et fêtes.
2°. je les fais mal.
3°. j'ai manqué d'être exacte à écouter les personnes qui se présantoient au tribunal de la pénitence.
4°. j'ai manqué d'aller aux malades quand on m'y appelait.
5°. j'ai jetté cette corvée sur mon vicaire.
6°. devenu fermier, je m'occupe au labourage ou cela me divertit de mon devoir essentiel.
7°. j'ai fait des acquisitions.

J'avoue ici devant Dieu et devant votre grandeur que, si tout cela est véritable, je suis un homme bien malheureux, un homme bien indigne de sa vocation, qui a trompé les vues de ses supérieurs et qui s'est encore plus trompé lui-même.

Mais 1°. je puis dire avec certitude et avec confiance, ayant pour moi au moins le témoignage de ma conscience et certainement aussi celui de toutes les personnes vérédiques qui les dimanches et fêtes fréquentent cette église, que depuis que j'y ai mis le pied, j'ai fait régulièrement l'instruction les dimanches et fêtes, d'abors sur le symbole de la foi, ensuite presque toujours sur l'évangile. Si on y a manqué quelquefois, ça été bien rarement. Si la parole d'un prêtre qui depuis plus de 20 ans jouissoit de l'estime et de la considération de ses supérieurs, même de son évêque qui le revêtit de tous ses pouvoirs le jour même de son ordination ne suffit pas, qu'on interroge le coopérateur que j'ai eu et celui que j'ai actuellement il n'y a pas [...] à même de répondre à une pareille calomnie, qu'on les interroge, ils ne balanceront pas, je pense, de dire qu'il n'est guère possible d'être plus exacte.

Il me tarde de déposer mes sentimens dans le sein d'un père.

Cette persécution n'est pas récente, je me rappelle qu'une fois Mr Colcanap [6] ayant été à Quimper me dit : nous sommes veillés de bien près. Je lui répondis : tant mieux, celui qui fait son devoir ne peut pas y perdre. Une autre fois, il me dit : nous avons des ennemis, nous sommes taxés de négliger l'instruction. Je lui dis : he bien, vous savez le contraire. Nous n'y manquons presque jamais. Qu'avez-vous dit à Monseigneur J'ai répondu, dit-il, que celui de nous qui chante la grande messe, prône toujours. Je pansai bien dans le tems que c'était moi que la calomnie poursuivait. Ce qui m'affligeoit ; mais comme mes supérieurs ne me disaient rien, je ne crus pas devoir me défendre sans être attaqué directement dès lors, si j'eus eu le malheur d'avoir négligé mes devoirs, j'aurais pris une autre marche, mais je ne l'ai pas négligé ni jusques alors ni depuis mon entrée dans cette paroisse, je m'y suis tenu cloué, et ma raison principale, quoyque non la seule, était que plusieurs par affection humaine

Lettre au maire - 09.1809

Note : les offrandes de Kerdévot de peuvent être employées à réparer leur presbytère.

7bre 1809.
Monsieur le maire

Si Mr le desservant du grand terrier vous avait communiqué mon ordonnance approuvée par un décret impérial, vous auriez vu qu'il m'est impossible d'approuver l'emploi que vous désirez faire des offrandes perçues dans la chapelle de Kerdévot. Les offrandes ont une destination que je ne puis changer. Les réparations du presbytère sont aussi à la charge du propriétaire ou de la commune, suivant les conditions souscrites pour la location de cette maison, mais dans aucun de ces deux cas les offrandes perçues dans la chapelle de Kerdévot ne peuvent avoir une pareille destination.

D'après le compte qui m'a été rendu des fonds qui restent dans le coffre fort, où les offrandes sont versées, et des réparations dont cette chapelle a besoin, j'ai renoncé pour cette année à la portion qui doit revenir, conformément à mon ordonnance et au décret impérial qui l'approuve, à mon séminaire.

J'aurais désiré, Monsieur le maire, qu'il m'eut été possible de faire ce que vous vous êtes proposé dans la délibération du conseil municipal du 24 octobre.

Je vous prie, Monsieur le maire, d'être persuadé de ma considération distinguée, + p. v. évêque de Quimper.

 

Lettre à l'évèque - 10.09.1809

10 9bre 9

Monseigneur [2],

Je ne dois ni ne veux très certainement m'opposer à des arrangements commandés par le bien du diocèse, c'est pour le bien de ce diocèse où je suis né que me fis prêtre et que j'ai refusé des places ailleurs et que j'ai aussi renoncé par contract à 150 l. de rente qu'une personne pieuse me faisait par contract de vente dans ce pays.

Si j'étais libre et que la chose me fut possible, je me rendrois bien utile à Audierne et ne balancerois pas de quitter cette paroisse où je n'ai jamais manqué de peines et d'embarras, quoyque j'y ai fait tout le bien qui m'a été possible soit pour le spirituel soit pour le temporel ; et cela sans [...] aucune reconnaissance parce qu'on a toujours entretenu le peuple que j'allais les quitter.

Comme la providence m'y avait placé, je n'ai jamais voulu demander mon changement, quoique Mgr André [5] en m'y plaçant le l'avait promis dans peu. Monseigneur, votre grandeur me la propose aujourd'hui ; qu'elle me permette de lui faire quelque représentation et de lui exposer l'état et la situation où je me trouve.

Je ne suis pas riche, Monseigneur, et depuis mon arrivée dans ce pays j'ai sur les bras 2 mineurs avec leur mère ma soeure et veuve, ce me semble totalement ruinés par la nation, ils n'ont pas un sol sous le ciel, ils sont cependant bien nés et de bonnes mœurs, permanentes adhuc, et nihi videtur, in innocenti sua. L'ainé a à présent 14 ans et 1/2 et le cadet 13 ans et 1/2. Ils apprennent tous les deux la langue latine et ils ont de bonnes dispositions. L'ainé est déjà peut-être assez fort pour entrer en philosophie. Ils me semblent inclinés vers l'état eccléasiastique et c'est aussi pour le service des autels que je les élève. Je crois que le bon Dieu me tiendra compte de cette œuvre de miséricorde.

C'est pour donner du pain à ces enfans et pour les instruire et aussi pour tirer leur mère de l'occasion que je quittai Versailles où je refusai 2 paroisses et une place de chanoine à St-Louis.

C'est pour ces enfans et leur mère que j'ai préféré cette paroisse proche la ville à une place au Séminaire et une autre à Morlaix qui me furent offertes par Mr André à Paris. C'est pour eux que je me suis livré à l'éducation de la jeunesse. sans compter les écoliers que j'ai eus en chambre. J'ai eu à la fois 5, 6 pensionnaires payant 400 l. chacun. C'est ce qui a en grande partie levé mon ménage, qui, vue la quantité de monde que j'ai toujours eus, est assez censé

Pétitions de paroissiens - 08.01.1810

8 janv. 10. Les habitants de la commune d'Ergué-gabéric, sous l'arrondissement de la justice de paix du canton de Quimper.

Monseigneur (bis) très digne et très respectable évêque du finistère demeurant à son palais épiscopal à Quimper.

Exposant que sans doute plusieurs malveillants ont bien voulu décrédité auprès de vôtre eminnentissime le sieur François Pennec notre desservant, qu'ils ont peut-être et mal-à-propos accusé à vôtre tribunal.

C'est pourquoi membres soussignant de la même commune d'Ergué-Gabéric, qui signeront la présente pétition tant pour eux en privé que pour d'autres qui ne la savent faire, osent vous demander que vous veuillez bien nous continuer pour notre desservant le dit sieur Pennec, qu'ils nous bous jugeons en nos âmes et conscience être un digne et véritable pasteur, méritant même à tous égards la place dont un autre pourait également être digne.

Néanmoins sur votre décision nous vous laissons libre, parce que nous savons que c'est à vous seul à commander à vôtre église.

C'est pourquoi nous habitants connaissants vos sentiments généreux sommes bien persuadé que vous ne vous refuserez point à nos désirs.

C'est dans ces sentiments que nous adressont à vous en vous priant de prendre pour nous tous les égards dont vous êtes capable. En attendant votre réponse nous avons l'honneur de vous présenter nos vœux qu'ils ne cesseront jamais de témoigner à l'être suprême.

Fait à Kerdévot le 8 janvier 1810.

Signés ; F. Trividy ; Joseph Quiniou ; Yves Le Grand ; Michel Nicolas ; François Le Lay ; F. Caugant, adjoint ; Emidy ; Pierre Le Naour ; Pierre Lozach officier municipal ; P. Le j Gouzien ; Hervé Huitric ; René Le Sergent ; J. Caugant ; J. Poupon

Nom des hommes présents qui ne savent signer et tous pères de famille. Pierre Le Dervouet ; Jean Danion ; Nicolas Daoudal ; Yves Le Grand ; Louis Le Naour père ; Hervé Le Feunteun ; Jean Le Jeune ; Pierre Le Gallou ; Jean Kernevez ; Louis Le Calvez ; Yves Barré ; Pierre Lozach du bourg ; Jean Gourmelen officier municipal ; Pierre Lozach de Kerdalez ; Denis Gourmelen ; Simon Cornec ; Gabriel Dardillon ; Guillaume Le Gall ; Louis Jacq ; Louis Istin ; Jean Le Poupon ; Hervé Huitric père ; Michel Le Feunteun ; Jean Le Berre ; Allain Le Roux ; Michel Le Berre ; Hervé Rannou ; Hervé Le Thytu ; Yves Moénez ; François Le Meur ; Philippe Lozach ; Yves Gourmelen ; Augustin Gelard ; Christophe Gourmelen.

3 Originaux

Documents conservés aux Archives Diocésaines de Quimper et Léon sous la cote 1P-Ergué-Gabéric.

4 Annotations

  1. Desservant, s.m. : ministre du culte qui assure, à titre transitoire ou permanent, le service religieux d'un lieu de culte ou d'une communauté ; source : TRLFi. Dans les paroisses bretonnes le desservant est le principal prêtre, responsable des vicaires et autres prêtres, et le terme de recteur lui sera préféré au cours du 19e siècle. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. Le baron Pierre-Vincent Dombidau-de-Croiselles, né à Pau en 1751, fut sacré en 1805 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris pour sa nomination à l'évêché de Quimper et Léon. Il meurt à Quimper en 1823. Il exprime son admiration pour Napoléon et encourage les jeunes conscrits à rejoindre leurs drapeaux [Ref.↑ 2,0 2,1 2,2 2,3]
  3. Cf « Le Petit Séminaire de Plouguernével depuis sa fondation jusqu'à la période révolutionnaire », M. le Chanoine Chatton, Imprimerie René Prud'homme, St-Brieuc, 1896. [Ref.↑]
  4. Cité dans « Le clergé breton en 1801 d'après les enquêtes préfectorales de l'an IX et l'an X conservées aux Archives nationales », Emile Sevestre, Annales de Bretagne, tome 29, numéro 3, 1913, pp. 503-512. La lettre et l'enquête se trouvent aux Archives nationales F19 865. [Ref.↑]
  5. Claude André, né en Bresse en 1743, est un homme d'église qui a connu la Révolution et le Concordat. Le 9 mai 1802, suite au Concordat, il est sacré à Paris, dans l'église Saint-Roch, pour sa nomination d'évêque de Quimper. En 1804 il donne sa démission à la suite de quelques démêlés qu'il eut avec le préfet du Finistère et d'autres désagréments relatifs à son autorité épiscopale. [Ref.↑ 5,0 5,1]
  6. Jean-Marie Colcanap, né à Quimper le 29 Mars 1766, fut ordonné prêtre à Jersey en 1792, avant d'être vicaire d'Ergué-Gabéric de 1804 à 1808 et ensuite recteur de Plomelin. Il mourut à la grande mission de Plonévez-Porzay au début de Juin 1817. [Ref.↑ 6,0 6,1 6,2]
  7. Articles « Manuscrit de M. Boissière, Secrétaire (1773-1790) de Mgr Conen de Saint-Luc Evêque de Quimper » publiés dans le Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie de 1919 à 1924. [Ref.↑]
  8. « Ut minus sapiens dico » : "pour parler comme un insensé", Aux Corenthiens 12-22, Ancien Testament. [Ref.↑]
  9. La Quasimodo est une fête religieuse ayant lieu le premier dimanche après les Pâques chrétiennes [Ref.↑]
  10. Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine [¤source : Jean Le Tallec 1994]. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  11. Fabrique, s.f. : désigne, avant la loi de séparation de l'église et de l'état, tantôt l'ensemble des biens affectés à l'entretien du culte catholique, tantôt le corps politique spécial chargé de l'administration de ces biens, ce au niveau de l'église paroissiale ou d'une chapelle. Les paroissiens trésoriers membres de ce corps étaient les « fabriciens », les « marguilliers » ou plus simplement jusqu'au 18e siècle les « fabriques » (s.m.). Les fabriques sont supprimées par la loi du 9 décembre 1905 et remplacées par des associations de fidèles. Source : site Internet restarhorniou. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Etude et transcriptions d'actes anciens

Date de création : Mai 2014    Dernière modification : 29.04.2019    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]