BROUDIC Fañch - Jean-Marie Deguignet et la langue bretonne - GrandTerrier

BROUDIC Fañch - Jean-Marie Deguignet et la langue bretonne

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BROUDIC (Fañch), « Jean-Marie Deguignet et la langue bretonne », dans Bretagnes Du coeur aux lèvres - Mélanges offerts à Donatien Laurent, Presses Universitaires de Rennes, Bonchamp-Lès-Laval, 257-265
Titre : Jean-Marie Deguignet et la langue bretonne
Auteur : BROUDIC Fañch Type : Article
Edition : Presses Universitaires de Rennes Publication : Bretagnes Du coeur aux lèvres - Mélanges offerts à Donatien Laurent
Impression : Bonchamp-Lès-Laval Année : 2007
Pages : 257-265 Référence : 2-7535-0767-8

[modifier] Notice bibliographique

Couverture

Autres lectures : « FAVEREAU Francis - En marge, Jean-Marie Déguignet » ¤ « Recueil des bretonnismes de Jean-Marie Déguignet » ¤ 

Dans cet ouvrage collectif dédié à Donatien Laurent, Fañch Broudic dresse un bilan sociologique de l'usage du breton au 19e siècle au travers des écrits de Jean-Marie Déguignet, ce sous la forme d'un article de neuf pages [1]. Le constat est le suivant : "La première constatation que l'on fait à la lecture de Déguignet est tout d'abord que le breton est, au XIXe siècle, d'usage général en Basse-Bretagne".

Cet article relève une citation poétique de Jean-Marie, où, contrairement à d'autres de ses propos plus critiques, il donne à sa langue maternelle plus de considération en évoquant pudiquement le monde animal :

« Ici, le vrai hoper noz (le crieur de nuit) est le hibou (pen-youd et le buguel noz (l'enfant de la nuit), c'est la chouette. Ce pen-youd parle si bien le breton qu'aucun Breton bretonnant ne peut prononcer mieux que lui le nom pood (l'enfant ou mon enfant [2]) [...]. Ces deux oiseaux nocturnes ne sont pas du reste les seuls qui parlent breton : la perdrix (gluger), le merle (ar voualc'h), le pinson (ar glovenic), l'alouette (an alc'houeder) et jusqu'au petit roitelet (an naoulanic) parlent tous parfaitement la vieille langue celtique. »

Tout en expliquant les attaques de Déguignet contre les flokloristes, de ses découvertes de la variété des autres langues et les pratiques du français pas forcément maîtrisée par ses contemporains, l'article conclut par la tentative de publication en breton d'un manuel d'élevage des abeilles [3]: « Je vais leur en donner un, quoique cela soit bien difficile. Ecrire un traité scientifique et artistique dans une vieille langue barbare comme le breton, c'est presque impossible, puisque les choses principales vous manquent : les mots. » Il est cependant convaincu d'avoir rédigé un texte « pratique, clair et précis ». Là est toute la contradiction de Déguignet : tout en se plaignant des bretons qui jargognent, il a voulu prouver par ce manuel que la langue devait et pouvait se hisser au niveau du français, même scientifique.

[modifier] Annotations

  1. Cf BroudicJMD.zip [Ref.↑]
  2. Enfant peut se dire paotr en breton, prononcé localement [po:t]. [Ref.↑]
  3. Le manuscrit du traité en breton sur les abeilles n'a pas été retrouvé à ce jour. [Ref.↑]




Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric

Date de création : Mai 2009    Dernière modification : 8.09.2014    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]