Blog 07.02.2015 - GrandTerrier

Blog 07.02.2015

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[modifier] Dans la fosse des Comores

« Quant à l'histoire du Cœlacanthe, c'est une grande aventure. Ce poisson Crossoptérygien n'était connu que des paléontologistes qui tenaient sa famille pour éteinte depuis le Crétacé », Yves Coppens, Pré-ambules : Les premiers pas de l'homme.

Croquis de Laurent Quevilly publié dans « Mémoires parallèles », Gwenn-Aël Bolloré, Editions Jean Picollec 1996 ~ Billet GT du 07.02.2015
Croquis de Laurent Quevilly publié dans « Mémoires parallèles », Gwenn-Aël Bolloré, Editions Jean Picollec 1996 ~ Billet GT du 07.02.2015

Tout gabéricois qui se respecte, né avant les années 1970, sait encore aujourd'hui ce qu'est un cœlacanthe pour avoir vu ce poisson légendaire et ses immenses œufs, conservés au Musée océanographique d'Odet, du vivant de son fondateur et capitaine au long cours, Gwenn-Aël Bolloré. On croit même, à tort bien sûr, que ce dernier en est le premier découvreur, mais en fait depuis 1938 des scientifiques sud-africains et anglais ont décrit les premiers spécimens pêchés en eaux profondes.

En 1974 Gwenn-Aël Bolloré, qui a participé deux ans plus tôt à une mission scientifique du professeur Jean Anthony aux Comores (avec la pêche de deux cœlacanthes identifiés sous les numéros 70 et 71), publie ses réflexions sur les théories de l'évolution et son journal de bord, sous le titre « Evolution et pêche au cœlacanthe ». Et l'année suivante la revue Historama en édite un résumé : « Histoire de l'évolution : le cœlacanthe, fossile vivant mais inexplicable » .

En 1976 Jean Anthony, breton également, né à Chateaulin en 1915, fait paraître l'histoire complète de sa découverte, et décrit ainsi l'arrivée de son ami Bolloré : « 8 janvier. Dans une heure, l'effectif de l'équipe aura doublé. Gwenn-Aël Bolloré et Quentin Bone (" british marine biologist ") vont débarquer vers 10 heures de l'avion de Dar es Salaam. Inutile de les présenter l'un à l'autre, ils ont fait connaissance dans les nuages - Bone a dû repérer Gwenn-Aël Bolloré à sa casquette de marin - et se montrent pleins d'entrains en dépit d'une fin de traversée pénible. ».

En 1981, lors d'un reportage des équipes de FR3, Gwenn-Aël nous explique, dans son musée, devant des œufs et un cœlacanthe conservés dans du formol : « On ne savait absolument pas comment les cœlacanthes se reproduisaient, on ne savait pas s'ils étaient ovipares ou vivipares. En fait ils sont ovo-vivipares, ça veut dire qu'ils ont des œufs, et que les œufs éclosent à l'intérieur du cœlacanthe. Et ces œufs sont extraordinaires de par leur taille, car ils sont gros comme une grosse balle de tennis, ce qui exceptionnel pour des poissons. »

En savoir plus : « BOLLORÉ Gwenn-Aël - Evolution et pêche au coelacanthe », « Le coelacanthe, fossile vivant, expliqué par G.-A. Bolloré, Historama 1975 », « ANTHONY Jean - Opération Coelacanthe », « CHANTREL Maette - Les crabes de l'Odet, un musée pas comme les autres », « ANTHONY Jean - Opération Coelacanthe », « BOLLORÉ Gwenn-Aël - Mémoires parallèles »

Nota : aujourd'hui encore on s'interroge sur les origines du cœlacanthe, soit par exemple dans la revue scientifique « BioEssays » (Volume 35, Issue 4, pages 332–338, April 2013), cet article en anglais « Why cœlacanths are not ‘living fossils’ ».



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