Blog 18.08.2013 - GrandTerrier

Blog 18.08.2013

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[modifier] Occupants de la cité de Keranna

« Mme Rannou étant veuve sera mutée en 1954 au foyer n° 1 du n° 72 Nord et remplacée par ma belle-mère veuve d'Henri Gourmelen ».

La cité d'ingénieurs et d'ouvriers de Keranna est constituée de 18 logements construits en 1917-18 par le papetier René Bolloré, avec l'aide de son ami l'architecte nantais René Ménard, ce type d'habitat étant généralement désigné par les architectes comme des « habitations individuelles regroupées en bandes », chaque bande étant une rangée de maisons mitoyennes, ici au nombre de 3 autour du U central.

Quand on a demandé à Henri Le Gars s'il se souvenait des premiers habitants des « bandes nord, est et sud », il a très vite pris son stylo et des feuilles de classeurs pour dresser la liste de ces familles, mais aussi de leurs successeurs jusqu'à nos jours.

Il nous a appris au passage que, lorsque les logements étaient gérées par la société Bolloré, on désignait chaque logement par le nom de famille des occupants et par la couleur des boiseries extérieures des portes et volets qui était différente d'une maison à l'autre. Ainsi sur la « bande nord » on avait successivement, d'ouest en est, les maisons rouge (Cartel, Castric), jaune (Provost-Le Gars), bleu (Bonjour-Le Grall), vert (Niger-Rannou), rouge (Gourmelen-Le Dé), rose (Le Page-Léonus).

Pour faciliter le travail d'Henri Le Gars nous lui avons proposé d'identifier les logements par leurs n° de parcelles au cadastre (cf plan d'ensemble). À la lecture de sa rétrospective retranscrite dans l'article, on note :

  • Au total 150 personnes (98 au nord, 50 à l'est, 96 au sud) ayant habité ces lieux entre 1917 et 1980 sont citées nommément, si l'on inclut les enfants mentionnés. Si les maisons étaient bien au nombre de 18, elles étaient en majorité découpées en deux parties, soit à gauche et droite d'un escalier, soit en bas au rez-de-chaussée et en haut au 1er étage, ce qui fait qu'au total 28 foyers familiaux y étaient hébergés.
  • Les noms de jeune fille des épouses sont importants car plusieurs foyers de Keranna étaient liés par des mariages. Les habitants pratiquaient la solidarité vis-à-vis des anciens, car il n'était pas rare que plusieurs générations soient obligées de cohabiter dans une partie de logement, souvent à l'étroit.
  • La plupart des occupants occupaient une place de direction, d'encadrement ou de confiance dans l'entreprise ; ils étaient directeurs, chefs électricien ou d'entretien, cadre administratif, chauffeur, cuisinière, sténo-traductrice, sage-femme ... Le mot « mutations » est utilisé pour désigner les mouvements d'un logement à l'autre, car elles étaient validées par le propriétaire de la cité, à savoir le patron de la papeterie Bolloré . . .

En savoir plus : « La généalogie de la cité de Keranna par Henri Le Gars »


Profitons pour signaler une annonce inédite de 1937 publiée par le boulanger du village d'à-côté, à savoir le vieux Fanch Ster, lequel y évoque des souvenirs de sa participation en 1912 à la « guerre oubliée » du Maroc où il est atteint de paludisme et de bronchite.

En savoir plus : « Souvenirs du Maroc de Fanch Ster Koz, boulanger à Stang-Venn, Ouest-Eclair 1937 »

Billet du 18.08.2013


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