Bohars, Boharzh - GrandTerrier

Bohars, Boharzh

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Forme française Bohars
Forme bretonne Boharzh
Signification "talus buissonneux ou demeure de la haie"
Décomposition Bod pour "talus, touffe d'arbres" ou "demeure, résidence", et Garz "haie, talus"
Relevés 1500, 1639, 1682, 1790, 1834
Référentiel : « Cartographie, cartes anciennes » ¤  « Index des toponymes » « Étude de Bernez Rouz sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric » ¤ « Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes » ¤ 

[modifier] 1 Géolocalisation du village

Coordonnées géographiques : 48° 0' 2.18" N 3° 59' 31.3" W (lat. 48.000605, long. -3.992028)

Cartographie du lieu-dit : « Géo.Bohars »

[modifier] 2 Explications toponymiques

Dans le Cahier n° 9 d'Arkae publié en 2007, Bernez Rouz explique l'origine du lieu-dit comme suit :

Bohars (Boharzh)

Orthographe Année Source (cf. ) Référence, côte
Botgarz 1500 A.D.L-A. B. 2012
Botharz 1639 A.D.F. A 34
Botgarz 1682 A.C.E-G. B.M.S.
Bohars 1790 A.D.F. Recensement
Boharz 1834 A.C.E.-G. Ancien cadastre
Boharz 1962 A.C.E-G. Cadastre

Ce nom est formé à partir de deux composants : bod a le même sens que Bodenn.

Quant à garzh, il est employé en breton actuel pour désigner une haie. Par extension, ce mot a pu signifier : talus garni de buissons. Il se rapproche alors du sens du mot gallois garth : hill, promontary, enclosure. Bod garzh peut se traduire par la demeure de la haie ou du talus buissonneux. L'emplacement du lieu en promontoire du Menez Kerdevot fait pencher plus pour un sens archaïque : la demeure du promontoire.

Pour le lieu-dit, Bernez Rouz avance l'explication suivante dans son mémoire en breton de 1978 (et son résumé écrit en 1980) :

3 - ANVIOU O TENNAN D'AN GWEZ
a) ANVIOU GANT BOD
-- Bohars Image:Bohars-phonétique.jpg (Boharz), 1540-1682 : Botgarz

Garth=haie, talus élevé garni de buisson.Setu displeget gant Loth ar ster he deus hiziv c'hoaz. E Kembraeg e ro Davies ar ster : hill, promontory, enclosure. Tu zo d'en em c'houlenn ha ne vije ket garz gant ar ster-se amañ. Lec'hiet eo dres war benn Menez Kerdevot just e-kichen Penn ar Menez. Diouzh un tu all an daou c'her bod ha garzh a ya mat-tre a-gevret.

BOHARZ : anciennement Botgarz (1540). Bot = buisson, touffe d'arbres ; garz = haie, talus boisé.

Pour le mot "Bod", Albert Deshayes avance deux explications toponymique pages 98 et 160 de son dictionnaire des noms de lieux bretons :

PARTIE "Décrire la nature"
Chapitre "La forêt, le bois et les lieux feuillus"

Bod "touffe, buisson" se présente lorsqu'il est employé seul sous une forme dérivée : diminutive [...], pluriell [...], en -eg [...], en -enn avec le sens de "buisson" [...].

Le terme bod est associé à un : nom d'arbre [...], nom de plante [...], nom d'animal [...], qualificatif [...].

On le relève aussi sous diverses graphies : bod [...], bot [...], boud [...], bout [...], bo- dans Bohars en Ergué-Gabéric (29) [...], bou [...], bos [...]

Enfin, il se montre à peu de reprises comme second élément associé à kêr, penn ou toull, le plus souvent au pluriel.


PARTIE "Décrire la nature"
Chapitre "Les lieux habités"

Bod "demeure, résidence" procède du vieux breton bod et correspond au cornique bos de même sens. Ce terme dénonce un peuplement qui s'est effectué au cours du haut Moyen Age. On le note employé seul à ving-sept reprises dans [...] et sous sa forme dérivée dans Boden [...]

Placé en premier élément de composé, on le note associé à : un nom de personne [...], un qualificatif [...], un substantif [...]

Ce terme est graphié soit bod, soit bot mais on le note aussi noté : boud, bo-, bou-, bos, bous, brod, beau, bois, pont, pom.

Comme second élément, on le relève associé à neuf autres termes, sous la forme lénifiée vot ou ses variantes vout, -ot et -out, dont : koad (bois) ..., maes "champ non clos" ...

Pour le mot Gars, Albert Deshayes détaille son origine toponymique page 99 de son dictionnaire :

PARTIE "Décrire la nature"
Chapitre "La forêt, le bois et les lieux feuillus"


Garzh "haie (d'arbres)", et par extension "talus boisé", correspond au gallois garth "enceinte". D'un emploi fréquent, on le relève à près de cent trente-cinq reprises comme élément de noms de lieux, le plus souvent en position proclitique. Il est graphié : garz, gars, garh, gar-, goas, kers, cars, cas, kern-, gaz, gas, gor, harz, ...
  • hars dans Bohars en Ergué-Gabéric (29), Botgarz en 1540