DOUGUET Jean-François - Fric-frac à Kerdévot en 1773 - GrandTerrier

DOUGUET Jean-François - Fric-frac à Kerdévot en 1773

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DOUGUET (Jean-François), « Fric-frac à Kerdévot en 1773 », dans Keleier avril 2012, Arkae, France, 11
Titre : Fric-frac à Kerdévot en 1773
Auteur : DOUGUET Jean-François Type : Article
Edition : Arkae Publication : Keleier avril 2012
Impression : France Année : 2012
Pages : 11 Référence : ISBN N/A

[modifier] Notice bibliographique

Couverture

Dossier du Présidial, B805, ADF

Jean-François Douguet, passionné de l'histoire glazik et melenik, a épluché le dossier du Présidial [1] relatant l'affaire de vol avec effraction à la chapelle de Kerdévot par un jeune malfrat gabéricois de Coat-Piriou et deux acolytes en octobre 1773. Son étude est publiée dans le numéro d'avril 2012 des cahiers Keleier de l'association Arkae où il explique le déroulement de l'effraction et de l'enquête de façon très vivante et avec des citations des documents d'origine  :
  • Les premières constatations sur place du lieutenant du présidial de Quimper : « ayant entrés dans la ditte église, et après y avoir adoré le très sainct sacrement il nous a fait passer dans la sacristie sittué du midy ... ».
  • Les interrogatoires des témoins (marguillier, recteur, habitants de Kerdévot, ...), assistés d'un interprète de breton en français : « elle crut que se pouvoit etre le bondieu sortant pour quelques malades ».
  • La demande faite au recteur de « lire et publier au prosne [2] des grandes messes paroissiale, par trois dimanches consécutifs » un « monitoire » [3] en neuf points sur le vol de la sacristie, ceci pour « admonester tous ceux qui auroient connoissance des faits ».
  • La promise de Guenal Le Pape, le malfaiteur de Coat-Piriou, qui avait accepté qu'il aille récupérer à Ergué-Gabéric une copie de la publication de leurs bans, « eut aimé mieux qu'il alla seul que de s'associer à gens qi'il ne connoissoit point ».
  • La sentence finale, après une enquête et procès de sept mois, sera très sévère pour les trois jeunes malfrats : « condamne les dits Jean, Joseph Marie Carof et Guenel Le Pape à servir en quallité de forçat sur les gallères de sa Majesté, et ce à perpétuité tous trois préalablement flétris sur l'épaulle dextre des trois lettres GAL [4]  ».
  • Dans l'article les conditions historiques de cette affaire pénale sont bien explicitées, notamment les arrêts du Parlement de Bretagne de 1775 et 1776 qui tentent de mettre fin à la recrudescence des « vols des Eglises, Sacristies et Coffres fort des Paroisses ».

Les documents d'origine avec transcriptions sont rassemblés sur GrandTerrier dans l'article « 1773-1774 - Procédure criminelle pour le vol avec effractions à Kerdévot » ¤ 

Autres lectures : « 1788 - Compte de Jean Le Pouppon, fabrique de Kerdévot » ¤ « 1809 - Ponction du coffre de Kerdévot par le conseil municipal * » ¤ « BERNARD Norbert - Les voix d'Yves Pennec » ¤ « 1882 - Condamnation d'un jeune tailleur délinquant d'Ergué-Gabéric au bagne » ¤ « DOUGUET Jean-François - Etienne Le Grand, un regard breton dans la Grande Guerre » ¤ « DOUGUET Jean-François - Le Stangala » ¤ « DOUGUET Jean-François - Ergué-Gabéric dans la Grande Guerre T1 » ¤ 

[modifier] Annotations

  1. Présidial, s.m. : tribunal de justice de l'Ancien Régime créé au XVIe siècle ; c'est en 1552 que le roi Henri II de France, désireux de renforcer son système judiciaire et de vendre de nouveaux offices, institue les présidiaux ; le présidial de Quimper-Corentin a été créé à cette date dans le ressort du parlement de Bretagne (Wikipedia). Siège présidial, tribunal qui juge en dernier ressort, sans appel (Dictionnaire du Moyen Français). Sous l'Ancien Régime, tribunal et juridiction qui avaient été établis en 1551 dans certains baillages importants pour juger en dernier ressort les affaires peu graves (Trésor Langue Française). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. Prône, s.m. : lecture faite par le prêtre, en chaire, après l’évangile, à la grand-messe. Le prône comporte des prières en latin et en français à l'intention des vivants, à commencer par le Roi, et des défunts ; parfois, mais pas toujours, une homélie commentant les lectures du jour ; et enfin une série d'annonces concernant les fêtes et les jeûnes à venir, les bancs de mariage, les monitoires de justice, les ordres adressés par le Roi, etc. On comprend ainsi que ce prône peut être fort long, mais il est essentiel pour la cohésion de la communauté paroissiale et pour la communication du haut en bas dans le royaume. Source : Dictionnaire de l'Ancien Régime. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  3. Monitoire, s.m. : lettres d'un juge ecclésiastique pour obliger, sous des peines ecclésiastiques, tous ceux qui ont connaissance d'un crime ou d’un fait qu'on cherche à éclaircir, à venir révéler ce qu'ils savent. Source: fr.wiktionary.org[Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  4. GAL, abrèv. : marque au fer rouge des galériens. La peine des galères était une condamnation pénale surtout pratiquée en France sous l'Ancien Régime et qui consistait à envoyer les forçats comme rameurs sur les galères. La condamnation aux galères, pour un temps de 3, 6 ou 9 ans, voire à perpétuité, consistait en travaux forcés qui s'effectuaient en principe sur les galères du roi, mais à partir de la fin du XVIIe siècle dans les arsenaux de la Marine, où des bagnes, c'est-à-dire des chantiers fermés et réservés aux personnes forcées de travailler (les forçats), sont organisés. Source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric

Date de création : Aout 2012    Dernière modification : 1.08.2014    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]