DOUGUET Jean-François - Les municipalités d'Ergué-Gabéric sous la Révolution - GrandTerrier

DOUGUET Jean-François - Les municipalités d'Ergué-Gabéric sous la Révolution

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DOUGUET (Jean-François), « Les municipalités d'Ergué-Gabéric sous la Révolution », dans Keleier juin 2011, Arkae, France, 6
Titre : Les municipalités d'Ergué-Gabéric sous la Révolution
Auteur : DOUGUET Jean-François Type : Article
Edition : Arkae Publication : Keleier juin 2011
Impression : France Année : 2011
Pages : 6 Référence : ISBN N/A

[modifier] Notice bibliographique

Couverture

Comme il l'a déjà fait pour la commune d'Elliant [1], Jean-François Douguet, passionné de l'histoire glazik et melenik, a épluché les archives pour comprendre la période agitée de 1789-1800 sur le territoire gabéricois.

Son étude est publiée dans le numéro Keleier de juin 2011 de l'association Arkae où il dévoile notamment les faits suivants :

  • En 1790 la commune d'Ergué-Gabéric fut rattachée au canton de Rosporden et ceci fut contestée à la fois par les élus d'Elliant (qui ne voulaient pas que leurs voisins ne traversent leur territoire pour se rendre au nouveau chef-lieu) et par les gabéricois (qui préféraient être rattachés à Quimper).
  • En juin 1791, après une hésitation (le 14 la commune d'Elliant est désignée chef-lieu d'Ergué-Gabéric), le 18 c'est finalement un rattachement d'Ergué-Gabéric à Quimper qui est entériné.
  • Le 17 avril 1795, lors de la nomination de la commune d'Ergué-Armel comme municipalité cantonale, cela entraîne la disparition de la municipalité d'Ergué-Gabéric jusqu'en 1800 (seuls sont maintenus un agent municipal et un adjoint).

Autres lectures : « 1789 à 1799 - Les dates clefs de la Révolution à Ergué-Gabéric » ¤ « 1794 - Réquisition extraordinaire des chevaux de l'an 2 de la République » ¤ « 1793 - Levée de 12 citoyens pour le contingent communal » ¤ « 1791 - Rattachement à Ergué-Gabéric de Kerampensal, Cleuyou et Kerelan » ¤ 

[modifier] Extraits

[modifier] Les nouvelles institutions

« Le 16 novembre 1789 l’Assemblée constituante, après avoir créé les départements et les districts, décide de les subdiviser en cantons et communes. La loi du 14 décembre suivant précise les modalités d’administration et d’élections des nouvelles organisations municipales.

Chaque commune doit être dirigée par un corps municipal, composé d’officiers municipaux, d’un nombre variable selon sa taille, d’un procureur et d’un maire. Ce corps municipal appartient à un conseil général composé d’un nombre de notables double de celui du corps municipal. Chaque fonction donne lieu à une élection séparée. Le maire et le procureur sont élus pour deux ans, rééligibles qu’après un délai de deux ans sans mandat. Les officiers municipaux et les notables, élus aussi pour deux ans, sont renouvelables par moitié chaque année.

Les attributions des nouvelles municipalités sont considérables : gestion des biens communs, budget, travaux publics, voirie, répartition des impôts, mais aussi un pouvoir réglementaire, notamment dans le domaine économique (droit de taxe) et de police (droit de requérir la force publique). Le maire peut aussi proclamer la loi martiale en arborant un drapeau rouge sur la façade de la mairie, mais il ne peut quitter le territoire de la commune sans autorisation.

 

Quant au procureur, il représente à la fois le gouvernement et la population. Il est tantôt avocat, tantôt accusateur public, et il a voix consultative dans toutes les affaires. C’est un préfet communal avant la lettre, ce qui lui donne un pouvoir considérable… et il peut circuler librement.

Pour être électeur il faut être citoyen actif, c’est-à-dire être de nationalité française, avoir plus de vingt cinq ans, être domicilié dans la commune depuis au moins un an, ne pas être en état de domesticité, ni en situation de faillite et payer un impôt au moins égal à trois jours de salaire d’un ouvrier. En 1790 cette contribution est fixée à quinze sols la journée. Pour être éligible il faut réunir les mêmes conditions, mais l’impôt est fixé à dix jours de travail. Et seuls les hommes ont droit de vote.

[modifier] Jérôme Kgourlai, premier maire… de la paroisse

Cent trente-et-un Gabéricois, soit un peu plus de 8% de la population, sont appelés à voter début 1790 pour élire cinq officiers municipaux (pour les communes ayant entre 500 et 3000 habitants) et dix notables, plus le maire et le procureur.

§ Les procès-verbaux de ces premières élections ...

[modifier] Annotations

  1. Livre « Elliant, Tourc'h deux communes dans la Révolution », Jean-François Douguet, ISBN 2-9505627-0-8, publié à compte d'auteur en 1991, 241 pages. [Ref.↑]


Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric

Date de création : Août 2014    Dernière modification : 31.08.2016    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]