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Familles nobles gabéricoises

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Catégorie : Personnages
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Familles résidentes en Ergué-Gabéric :
  • Cabellic / de Lezergué (13e-14e siècles)
  • De Provost (Pennarun, 15e siècle)
  • De Liziart (Kergonan, 15e-16e siècles)
  • De Kerfors (15e-17e siècles)
  • De Coëtanezre (Lezergué, 15e-16e siècles)
  • De Kersulgar (Mezanlez, Kernaou, 15e-17e siècles)
  • Autret (Lezergué, 16e-17e siècles)
  • Rozerc'h (Pennarun, 16e-17e siècles)
  • Rubiern (Le Cleuziou, 16e-17e siècles)
  • De Kermorial (Le Cleuziou, 17e siècle)
  • Le Gubaer (Le Cleuziou, 17e-18e siècles)
  • De Geslin (Pennarun, 17e-18e siècles)
  • De La Marche (Kerfors, Lezergué, 17e-18e siècle)
  • De Tinteniac (Cleuyou, 18e siècle)

[modifier] 1 Introduction et démarche

Le présent article rassemble les informations relatives aux familles des principaux lieux nobles d'Ergué-Gabéric, rangées chronologiquement du 13e siècle à la Révolution. Les manoirs occupés sont Lezergué, Kergonan, Kerfors, Pennarun, Kernaou, Mezanlez et Le Cleuyou [1].

Seules les familles établies à Ergué-Gabéric pendant au moins deux générations ont été étudiées. Sont exclues également les familles nobles d'Elliant comme les Tréanna, Tromelin, Kervastard et Lopriac, bien que donatrices de la chapelle voisine de Kerdévot.

 

Les sources et références utilisées sont indiquées, ainsi qu'une liste généalogique indentée. Les armoiries de chaque lignée noble sont illustrées par leurs blasonnements respectifs, à savoir leurs descriptions textuelles incluant des codes couleurs spéciaux [2], et par le dessin de l'écu en graphique scalaire normalisé [3].

Autres lectures :

[modifier] 2 Cabellic / de Lezergué (13e-14e siècles)

Les familles Cabellic et de Lezergué avaient pour blason : «  de gueules à la croix potencée d'argent, cantonnée de quatre croisettes de même ».

Les armoiries de Lezergué-Cabellec apparaissent par trois fois dans le tympan de la maitresse-vitre de l'église paroissiale de St-Guinal, dont deux sont écartelées avec les armes des Autret et Coëtanezre. Elles sont également présentes sur un vitrail latéral de Kerdévot, avec celles des La Marche.

Lezergué / Cabellic

Les informations disponibles sur les Cabellic du lieu noble de Lezergué sont maigres, bien que leurs armoiries sont réputées être communes aux détenteurs Cabellic et de Lezergué. Le patronyme Cabellic aurait donné par déformation la deuxième partie du nom de la paroisse Ergué-Gabéric.

De plus le fait que le terme breton « Lez » désignant une cour seigneuriale soit suivi du nom paroissial d'origine laisse à penser que les seigneurs du lieu étaient importants.

On distingue trois générations de Cabellic/Lézergué sans pour autant connaître les relations généalogiques et familiales entre les différents membres. L'existence de l'évêque de Quimper Yves Cabellic, surnommé « Yvo bono vite » (Yves de bonne vie) et décédé en 1279, est bien attestée. Il y a même une chapelle de la cathédrale de Quimper qui lui était consacrée.

Dans un acte de 1302 on lit « la même donation que fit en son temps le chevalier Raoul de Lezergué  », et en 1267 ses terres sont taxées par le sénéchal de Cornouaille, Lezergué ayant dans un premier temps été transcrit en Luzulgen ou Lusuzguen.

 

Par ailleurs on évoque l'existence d'un croisé Gossuin, déclaré avant 1309, dont le patronyme Cabiliau serait proche de Cabellic. Ce qui pourrait expliquer l'adoption de la croix potencée comme blason. Car il est indéniable que les armes des Cabellic de Lezergué font référence directe à la royauté latine de Jérusalem ainsi qu’à l’Ordre du Saint Sépulcre. En 1312 et 1334 on trouve un Guillaume de Lezergué ou d'Ergué, pour une vente à Quimperlé et une rente à Beuzec-Cap-Sizun.

Sources, références :

Les générations Cabellic / Lezergué :

 1e génération : 
 x ?
 ├> Yves Cabellic, "Yvo bono vite", év. Quimper 1267-1279
 ├> Blanche Cabellic x ? de Conq
      ├> Olivier de Conq, archidiacre du Poher (+1323)
      └> Yves de Conq, chanoine.
 x ?
 └> Le chevalier Raoul de Lezergué/Lusulguen (1267, 1283)
 
 2e génération : 
 - Le croisé  Gossuin Cabiliau, avant 1309 
 
 3e génération : 
 - Guillaume d'Ergué ou de Lezergué (1312, 1334)

[modifier] 3 De Provost (Pennarun, 15e siècle)

La famille de Provost/Prévost avait pour armoiries : « d'azur à trois têtes de léopard d'or » (source Pol de Courcy). La lignée principale tenait Chef-du-Bois, en la paroisse de Locamand supprimée en 1792-1793 et englobée dans la Foret-Fouesnant.

En 1426 Huon ou Hernault Prévost, sieur de Pennarun (manoir de Guern an Run), est cité à la Réformation [4] des fouages. En 1481, à la montre [5] de Cornouaille, Jehan de Provost représente son père en tant qu'archer en brigandine [6].

De Provost

En 1536 Charles, sieur ou seigneur de Penanran, apparait dans la liste des nobles de la réformation [4] des fouages.
 

Les sources mentionnant les Provost de Pennarun :

Les générations Provost de Pennarun :

 - Huon de Provost (1426)

 - Conan de Provost 
   ├
   └> Jehan de Provost (1456, ADLA B 2013)
        ├
        └> Jehan de Provost, archer en brigandine (1481)
            x Louise de Kergoat en Ploemeur.
             ├
             └> Charles Provost, Sr de Penanran (1536, 1540, 1544)

[modifier] 4 De Liziart (Kergonan, 15e-16e siècles)

Les Liziart avaient pour armoiries « d'or à trois croissants de gueules ». Le lieu noble de Liziart était en la paroisse de Rosnoen. On a souvent confondu leur fief de Kergonan en Ergué-Gabéric avec le lieu homonyme en Ergué-Armel

On a cru [8] que les armes des Liziart de Kergonan étaient au sommet de la maitresse-vitre de Kerdévot en alliance avec Le Faou, mais les armes figurant à Kerdévot sont essentiellement celles des Kerfors et de plusieurs familles elliantaises.

De Liziart

Par contre on trouve bien les croissants des Liziart des Kergonan en vitre latérale de l'église paroissiale St-Guinal sur la représentation de François de Liziart. D'après une note de l'édition de la Vie des Saints d'Albert Le Grand, François Liziart, seigneur de Kergonan, a fait effectivement don à la paroisse d'un vitrail où il est représenté agenouillé, accompagné de sa femme Marguerite de Lanros. Les armoiries étaient également gravées sur la tombe familiale à enfeu [9] de l'église paroissiale, ce droit de tombe ayant été accordé à « François Liziart, sr de Kergonnan » par acte prônal du 16 septembre 1495.
 

En 1426 Raoul Liziart, sieur de Kergonan, est cité à la Réformation [4] des fouages, avec la mention d'une contestation des paroissiens quant à l'ancienneté de ses prérogatives. À la montre [5] de Cornouaille tenue à Carhaix en 1481, on trouve François Liziart, mineur, représenté par Louis Le Borgne, archer en brigandine [6]. En 1562, Jehan Liziart, seigneur de Kergonan, est dit « sous l'edict » à la montre [5] de Quimper-Corentin.

Les sources mentionnant les Liziart de Kergonan :

Les générations Liziart de Kergonan :

 Raoul de Liziart (Réformation des fouages, 1426) 
 ├
 └> Loys de Liziart (Aveu de Tréséguidy de 1458)
      ├
      └> François de Liziart (Montre de Corn., 1481 ; Aveu, 1540)
           x  Marguerite de Lanros
           ├
           └> Jehan Liziart (Montre de Cornouailles, 1562)

[modifier] 5 De Kerfors (15e-17e siècles)

Les Kerfors avaient pour armoiries « d'argent au greslier [10] d'azur, enguiché et lié de même ». Le blason des Kerfors apparaît distinctement par deux fois sur le tympan de la maîtresse-vitre de Kerdévot, et également en « écusson taillé en bosse dans le pignon occidental » de la chapelle de St-Guénolé.

Le manoir de Kerfors, aujourd'hui disparu, était situé au centre de la paroisse d'Ergué-Gabéric, non loin de Lezergué et Kernaou. De l'ancien manoir, il ne reste plus rien si ce n'est un étang vivier et les restes du mur du verger.

De Kerfors

À la montre [5] de Carhaix de 1481, on remarque un Casnevet de Kerfors. Il succède à sa mère comme seigneur de Kerfors en 1488, prend pour épouse Ysabelle de Kermaes, et décède en 1496.

En 1543, Charles de Kerfors rendit un aveu [7] pour son manoir et est cité à la Réformation [4] de 1536. Charles décède vers 1537 et son fils Pierre de Kerfors rendit aveu [7] le 23 mars 1539. En 1580, Jean de Kerfors devait quatre livres à l'Aumônerie de Quimper.

 

Les sources mentionnant les membres de la famille Kerfors :

Les générations Kerfors :

 
 ? de Kerfors 
 x Katerine Kerfors (1448, 1460)
 ├
 └> Caznevet de Kerfors (1460, montre 1481)
      x Ysabelle de Lesmaes (1479)
      ├
      ├> Charles de Kerfors (1496, 1536)
      ├   ├
      ├   └> Pierre de Kerfors (ADLA B 2012/4, 1539)
      ├        ├
      ├        └> Jean de Kerfors (1580)
      ├> Thebaud Kerfors (montre 1481, 1496)
      ├   x Marie Le Gluidic
      └> Katherine Kerfors (1496)
           x Allain Rolland

Au 17e siècle des descendants de Kerfors transmettent la propriété du manoir de Kerfors à la famille de La Marche, notamment une Isabelle de Kerfors avec un sieur de La Bouëxière dont la fille se mariera avec Guillaume de La Marche, seigneur de Bodriec.

[modifier] 6 De Coëtanezre (Lezergué, 15e-16e siècles)

Les de Coëtanezre avaient pour armoiries « de gueules à trois épées d'argent, garnies d'or, les pointes en bas, rangées en bande ». Le lieu noble de Coëtanezre est situé en la paroisse de Ploaré.

Ce blason est présent sur la maitresse-vitre de l'église paroissiale de St-Guinal, par quatre fois, dont trois en alliance (Cabellic, Autret et Lescuz).

Trois générations de Coetanezre ont demeuré à Lezergué au cours du 15e siècle.

De Coetanezre

Aveu en 1497 pour « un manoir et héritages, de grands et somptueux édifices, plusieurs hommes et sujets » par Jean de Coatanezre, sieur des Salles, auquel le roi et le duc de Bretagne répondent par lettres patentes.
  La branche des Coetanezre tombe dans la famille Autret en 1552, suite au mariage de Marie de Coetanezre et de Jean Autret.

Les sources mentionnant les Coëtnanezre de Lezergué :

Les générations Coetanezre de Lezergué :

 Jean de Coetanezre (acte pour Lesergué en 1497, † après 1512)
 x avec Catherine de Lescuz (décédée en 1500)
 ├
 └> Jean de Coetanezre, seigneur des Salles (décédé en 1537)
      x avec Amice de la Palue
      ├
      ├> Charles de Coetanezre
      └> Marie de Coetanezre, dame de Lezergué († après 1548)
           x en 1532 avec Jean Autret de Lezoualc'h et de Kervéguen 

[modifier] 7 De Kersulgar (Mezanlez, Kernaou, 15e-17e siècles)

Les de Kersulgar ont demeuré dans les manoirs de Kernaou et de Mezanlez. Leurs armes étaient « d'azur à trois fleurs de lys d'argent rangées en fasce, accompagnées en chef de deux quintefeuilles de même ». Ce blason serait sur la maitresse-vitre de la chapelle de Kerdévot, avec les 2 quintefeuilles, mais avec une seule fleur de lys.

Kernaou se trouve sur la même route que Kerfors non loin de Kerdévot. Mezanlez est situé près de Kernaou, de l'autre côté du ruisseau qui séparait les deux anciens manoirs.

De Kersulgar

Sept générations de Kersulgar ont possédé le manoir de Mezanlez, par héritage de Jeanne de Mezanlez. Au 17e siècle, Alain de Kersulgar, époux de Claude de Moellien, tenta de s'interposer dans la contestation des prééminences de Guy Autret, seigneur de Lezergué. De Kersulgar fut débouté et condamné aux dépens par un arrêt du Conseil privé du roi, le 9 mai 1636.

En 1426 un précédent Alain de Kersulgar, sieur de Mezanlez, est cité à la Réformation [4] des fouages. Par ailleurs Charles de Kersulgar rend aveu en 1540 pour Kernaou et comparait à la Reformation en 1536. René de Kersulgar de cette branche de Kernaou épousa en 1624 une tante de Guy Autret.

En 1668 François de Kersulgar fournit à la Chambre de réformation du Parlement de Rennes tous ses papiers familiaux sur 7 générations d'héritiers de Jeanne de Mezanlez et bénéficie d'un arrêt de maintenue en noblesse.

  Les sources mentionnant les Kersulgar de Mezanlez :

Les générations Kersulgar, détenteurs de Mezanlez :

Alain I de Kersulgar (réform. 1426)
 x Jeanne de Mezanlez
 |- Jan de Kersulgar
 |- Yvon de Kersulgar, seigneur de Mez-en-Lez (montre 1481)
 |   x 1448 Beatrix de Kervezaout
 |   |- Jean de Kersulgar, sr de Mesanlez
 |   |   x Jeanne de Kergoff
 |   |   |- Alain II de Kersulgar, sr de Mesanles (reform. 1536)
 |   |   |   x Marie Botigneau
 |   |   |   |- Jan de Kersulgar, sr de Mezanlez
 |   |   |   |   x 1616 Marye de Kerourfil
 |   |   |   |   |- Alain III de Kersulgar, sr de Mezanlez (1636)
 |   |   |   |   |   x Claude de Moellien
 |   |   |   |   |   └ François de Kersulgar, sr de Mezanlez (1638, 1668)
 |   |   |   |   |      x Marie Billoart, dame de Mezanlez
 |   |   |   |   └ Marguerite et Françoise de Kersulgar
 |   |   |   |- Claude de Kersulgar x Guillaume Le Guerriou
 |   |   |   └ Françoise de Kersulgar x Tanguy de Finamour
 |   |   └ Marye, Françoise et Izabeau de Kersulgar
 |   └ Marye de Kersulgar x Louis Lesmais
 └ Henry de Kersulgar

Détenteurs de Kernaou :

 Henry II de Kersulgar
 └> Charles de Kersulgar, (1540, 1536, 1554)
      └> Louis de Kersulgar, seigneur de Kernaou (1562, 1580)
           x Marie Saludenn
           └> René de Kersulgar, écuyer, seigneur de Kernaou
                x 1624 Marie Autret, fille de René Autret

[modifier] 8 Autret (Lezergué, 16e-17e siècles)

Selon Pol de Courcy, les Autret avaient pour armes : « d'or à cinq trangles ondées d'azur ». Ils avaient comme cimier un cormoran et comme devise « Dre ar Mor » qu'on a traduit en « À travers la mer » (Rosmorduc) ou « Droit à la mer » (Vulson de la Colombière).

Mais en réalité le blason des Autret est plutôt, comme l'écrivent Guy Le Borgne dans son Armorial de Bretagne et Guy Autret lui-même en tant que généalogiste historien : « d'argent à quatre fasces ondées d'azur ».

Autret

On peut apercevoir ce blason dans le tympan de l'église St-Guinal, écartelé avec ceux des Coetanezre et Lezergué.

René Autret, seigneur de Lezergué, fut assassiné en 1595 en son manoir de Lezoual'ch en Goulien par les hommes du célèbre brigand ligueur Guy Eder de La Fontenelle. Ce dernier fut néanmoins désigné comme parrain de Guy Autret, petit fils de René.

Guy Autret, sieur de Missirien et de Lesergué (1599-1660), gentilhomme cornouaillais, avait établi sa principale résidence au manoir de Lezergué, en Ergué-Gabéric, que son arrière grand-père avait réaménagé avant 1400. Cet érudit du 17e siècle a édité « Les Vies des Saints de la Bretagne Armorique » d'Albert Le Grand, et était correspondant de Pierre d'Hozier et de la Gazette.

Guy Autret dépensa beaucoup d'énergie à l'érection de ses terres en vicomté, ce qui ne fut pas accordé. Par contre, malgré l'opposition d'Alain de Kersulgar, sieur de Mezanlez, il reçut la confirmation de ses droits à prééminences dans l'église paroissiale.

Un arrêt du 12 janvier 1639 confirma les prééminences de Lesergué, « à charge que les armes du Roy seront mises au plus haut lieu de la principalle vitre de la ditte église au grand autel aux frais dudit Autret et que celles qui y sont seront par luy entretenus à l'avenir ».

  Après le décès sans postérité de Guy Autret, le manoir de Lezergué deviendra la propriété de son petit cousin, Guy de Charmoys.

Les sources mentionnant les Autret de Lezergué :

Les générations Autret de Lezergué :

 Jean Autret, seigneur de Lezoualc'h et de Kervéguen
 x avec Marie de Coëtanezre, dame de Lezergué et des Salles
 ├
 └> René Autret, s. de Lezoualc'h et de Lezergué († en 1595)
      x avec Jeanne Le Vestle
      ├
      ├> Claude Autret, seigneur de Lezoualc'h et de Lezergué
      ├    x Françoise de Scliçzon 
      ├     └> Yves Autret (†1665) x 1618 Marie du Menez (†1661)
      ├     :   └> Marguerite Autret (†1675) x 1638 Silvestre Charmoys
      ├     :        └> Guy de Charmoys (1645-1689)
      ├     :
      ├    x 1596 avec Gillette du Plessis, dame de Missirien
      ├     ├
      ├     └> Guy Autret, s. de Missirien et de Lezergué (1599-1660)
      ├          x avec Blanche de Lohéac
      ├          x avec Françoise Le Borgne
      └> François Autret, seigneur de Kerveguen et de Kerstrat
            └> Nicolas Autret (†1637), sieur de Kerlan

La mère de Guy Autret, Gilette du Plessis, dame de Missirien, est également une descendante d'une Marie de Coëtanezre :

 Lorans du Plessis, seigneur de Kerminihy et de Missirien 
 x avec Marie de Coëtanezre
 ├
 └> Jacques du Plessis, s. de Kerminihy et de Missirien 
      x avec Barbe deToulalan
      ├
      └> Gillette du Plessis, dame de Missirien
           x 1596 Claude Autret, seigneur de Lezoualc'h et de Lezergué
           ├
           └> Guy Autret, s. de Missirien et de Lezergué (1599-1660)

[modifier] 9 Rozerc'h (Pennarun, 16e-17e siècles)

Les Rozerc'h avaient pour blasonnement « d'argent au greslier [10] de sable, lié et enguiché de gueules, accompagné de trois feuilles de houx de sinople, renversées. ». Ce blason, écartelé en mi-parti avec celui des Le Gac, est toujours visible aujourd'hui en façade du manoir de Pennarun.

Dans le bulletin de la société d'archéologie du Finistère de 1924, il précise à propos du manoir de la Forêt en Kerfeunteun également occupé par les Rozerc'h :

Rozerc'h

« Il a été bâti, vers le milieu du XVIe siècle, par une famille Rozerc'h dont les armes : un greslier accompagné de trois feuilles de houx, sont sculptées au portail, sur la façade et sur le manteau d'une cheminée de la salle haute. Le Nobiliaire de Courcy attribue ce blason à la famille Mahault, sans cependant indiquer que celle-ci ait possédé la terre de La Forêt. Mais s'il n'y a point d'erreur dans cette attribution, il faut alors admettre que les Mahault et les Rozerc'h portaient les mêmes armoiries (avec peut-être des émaux différents) ...  ».

En 1594, Jean Rozerc'h, sieur de Penanrun, conseiller au présidial, est député par la ville de Quimper pour se plaindre des ravages en Cornouaille par Anne de Sanzay dit la Magnanne, chef de bande.

Augustin Rozerc'h, seigneur de Pennarun et procureur du roi est cité dans le document d'archives du procès en 1618 avec l'évêque Guillaume Le Prestre, et également dans une charte de fondation du collège de Quimper en 1620. En 1631 il est cité également comme sieur de Penanrun pour l'apurement des comptes du noble homme Julien Furic.

En 1661, le manoir de Pennarun fait l'objet probablement par les Rozerc'h (ou leurs héritiers) d'une première reconstruction, conformément à la plaque commémorative toujours visible : « EN LANNEE 1661 BATIE LA PREMIERE FOIS REBATIE EN L'ANNEE 1763 ».

 

Les sources disponibles sur les Rozerc'h sont  :

  • Ouvrage Histoire de Quimper Corentin et son canton de Louis Le Guennec, paroisse de Kerfeunteun, page 560.
  • Liasse EE 13 1618-1619 des Archives municipales de Quimper, procès entre l'évèque et Augustin Rozerc'h, seigneur de Penanrun et procureur du roi.
  • Comptes des miseurs en 1631 aux archives municipales de Quimper (cote CC92).
  • Déclaration d'un domaine congéable à Kermorvan en Ergué-Gabéric « sous noble homme Vincent Rozerc'h sieur de la Forest » dans un « Mémoire sur les Dixmes de Kermorvan » ¤  de 1584.
  • Mention de Vincent Rozerc'h de La Forest et Augustin de Penanrun dans un document de fondation du collège de Quimper en 1620.
  • « Comptes des miseurs de la ville de Quimper en fonction pendant les années 1594, 1596 et 1597 à l'époque de la Ligue en Bretagne » cités dans le Bulletin de la Société d'Archéologie du Finistère de 1885, page 153, par le commandant Faty.
  • Article « 1680 - Papier terrier et dénombrement du manoir noble de Penanrun » ¤ 

Les générations Rozerc'h de Pennarun :

 Jean Rozerc'h, sieur de Penanrun (1594)
 ├> Vincent Rozerc'h, escuyer
 └> Augustin Rozerc'h, seigneur de Penanrun (1618-1620)
 ...
 
Vincent Rozerc'h, escuyer
 └> Françoise Rozerc'h
   x Alain Glémarec, sieur de Trevaras

Les propriétés des Rozerc'h, à savoir les manoirs de Pennarun et de La Forêt, vont être transmises par héritage aux Glémarec, seigneurs de Trévaraz, par le mariage d'Alain de Glémarec et Françoise Rozerc'h vers 1643. Un document de 1680 mentionne également un deuxième écuyer Vincent Rozerc'h frère aîné d'un Augustin qui, du fait de l'absence d'héritier, ont de façon collatérale laissé à leur cousin l'héritage familial

[modifier] 10 Rubiern (Le Cleuziou, 16e-17e siècles)

Les armoiries des Rubiern, sieurs du Cleuziou, n'ont pas été identifiées. Peut-on imaginer qu'elles étaient composées des deux motifs gravés sur le calvaire de Kerempensal qui dépendait du Cleuziou, à savoir un « chevron accompagné de merlettes » d'une part et une « tête de Maure » d'autre part, souvenir de croisades anciennes [11] ?

La représentation ci-contre a été dessinée par Louis Le Guennec avant que le calvaire ne soit transporté dans le cimetière communal. Ce blason est peut-être celui de la famille Cleuziou qui aurait précédé les Rubiern au manoir du même nom

Kerampensal
Kerampensal
Les Rubiern sont les seigneurs de leur fief qu'ils détiennent sous les Régaires [12], c'est-à-dire en franc-fief et à foi et hommage au seigneur évêque de Cornouaille.

En 1562 et 1566 deux Rubiern, Louis et Guillaume, sieurs de Cleuziou, se partagent les propriétés du manoir et moulin noble du Cleuziou, du moulin du chartier, du manoir de la Salle-verte et de la métairie noble de Kerempensal. Sur l'aveu [7] de 1562 est apposée une belle signature Rubiern.

  En 1572 Guillaume Rubiern père et fils comparurent à la Revue qui se fit à Quimper pour le Ban et arrière ban en qualité d'arquebusiers à pied d'après un document de 1742.

En 1618, Guillaume Rubiern, sieur du Cleuziou et de Kermorvan, est donateur de la chapelle St-Yves de la cathédrale de Quimper (Source : R.F. Le Men).

En 1620 Anne Rubiern, fille de Guillaume dit le Vieux, transfert son héritage du Cleuziou à Louis de Kermorial son curateur. Guillaume Rubiern sieur de Kermorvan, neveu d'Anne, est désigné également comme source d'héritage.

Les sources disponibles sur les Rubiern sont  :

Les générations Rubiern du Cleuziou :

 - Louis Rubiern, sieur de Cleuziou (1562)
 - Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1566, 1572)
   x Françoise de Dremiec
   ├
   ├> Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1572, 1618)
   ├   ├
   ├   └> Guillaume Rubiern, sieur de Kermorvan (1620)
   ├   
   └> Anne Rubiern, héritière du Cleuziou (1620)
        x Pierre de Kermorial

[modifier] 11 De Kermorial (Le Cleuziou, 17e siècle)

Les Kermorial de Kermorvan et de Cluziou avaient pour armoiries « d'azur au greslier [10] d'argent, accompagné de trois fleurs de lys de même ». Les propriétés de Kermorial et de Kermorvan étaient respectivement dans les paroisses de Baye (rattachée à Mellac) et de Cuzon. Leur devise était « Sot ouc'h sot » (trad. : Sot contre sot).

En 1620-1621, Louis de Kermorial sieur de Kermorvan, déclare les propriétés de Cluziou au seigneur évêque de Cornouaille en tant qu'héritage d'Anne Rubiern.

De Kermorial

En 1644, déclaration par Pierre de Kermorial sieur de Kermorvan, fils de Louis, suite au décès de son épouse Anne Rubiern. Deux enfants sont signalés : Anne et Françoise.
  En 1666, déclaration par Françoise de Kermorial, fille de Pierre, épouse de Sébastien Le Gubaer, avocat en la cour.

En 1614-1640 : l'évêque de Quimper mentionne les propriétaires du Cleuziou comme les héritiers de Françoise de Kermorial.

Les sources disponibles sur les Kermorial sont  :

Les générations Kermorial du Cleuziou :

  Louis de Kermorial (1620)
  ├
  └> Pierre de Kermorial (1620)
       x Anne Runbiern, héritière du Cleuziou (1620)
       ├
       ├> Anne de Kermorial (1644)
       └> Françoise de Kermorial (1666)
            x Sébastien Le Gubaer

[modifier] 12 Le Gubaer (Le Cleuziou, 17e-18e siècles)

Les Gubaer avaient pour armoiries « d'argent à la fasce d'azur, chargé de trois roses d'or et accompagné de six feuilles de houx de sinople. ».

En 1679, déclaration à messire François de Coetlogon, évêque de Quimper et comte de Cornouaille, par Vincent et Rolland Le Gubaer, fils de Françoise de Kermorial et de Vincent Le Gubaer.

En 1694, déclaration de Vincent et Rolland Le Gubaer du Cluziou pour la métairie de Kerempensal.

Le Gubaer

En 1742, décès sans héritiers d'Allain Corentin Ambroise Le Gubaer, fils de Rolland et de Marie-Corentine Prouhet. Deux mémoires sont rédigés pour le traitement du droit à bail dans le contexte du décès d'Alain-Corentin-Ambroise, petit-fils de Françoise de Kermorial.
 

En 1762, alors que le Cleuziou est propriété des Tinténiac , Josephe-Suzanne Billoart, la veuve de Alain-Corentin-Ambroise Le Gubaer, est mentionnée comme détentrice d'une rente annuelle pour la métairie de Kerempensal.

Les sources disponibles sur les Gubaer sont  :

Les générations Gubaer du Cleuziou :

 Sebastien Le Gubaer, sieur de Keraval (1666)
 x Françoise de Kermorial
 ├
 ├> Vincent Le Gubaer (1694)
 ├ 
 └> Rolland Le Gubaer (1694)
       x Marie-Corentine Prouhet
       ├
       └> Allain Le Gubaer († 1742)

[modifier] 13 De Geslin (Pennarun, 17e-18e siècles)

Les Geslin de Pennarrun possédaient également le château de Kerulut à Plobannalec en pays Bigouden. La famille Geslin porte « d'or à six merlettes de sable, 3, 2 et 1 ».

Trois générations précédentes ont été présentes à Pennarun avant l'arrivée de Marie-Hyacinthe, officier chouan dans l'armée de Cadoudal.

C’est son arrière grand-père Jean-Baptiste qui apparaît le premier comme occupant.

De Geslin

Puis son grand-père Charles Jean Alexandre qui verra naître au manoir un seul de ses enfants : son oncle Urbain Marie né au Moulin de Pennarun en 1743. Gilles-François, frère de Charles-Jean, commissaire des Etats de Bretagne, rend aveu au roi pour Pennarun en 1752 et 1782.

Son père, Jean Marie de Geslin, est cité en 1783 en tant que "Seigneur Comte de Kerulut ancien lieutenant de vaisseau" et en 1786 à son décès comme "haut et puissant seigneur de Pennarun".

A la Révolution la famille est composée de Maclovie-Josephe du Breil, veuve Gélin, de ses 4 filles et du fils Marie-Hyacinthe, lequel meurt à Quimperlé en 1832.

La famille Gélin devra quitter Pennarun en 1792 avant la vente aux enchères du manoir comme Bien National à René Jean le Pétillon.

  Sources, références : Généalogie sur Geneanet ; « Le manoir de Pennarun » ¤ « 1680 - Papier terrier et dénombrement du manoir noble de Penanrun » ¤ « 1792-1795 - Liste des citoyens absents et réputés émigrés » ¤ « 1720-1740 - Rôles de la capitation de la noblesse de l’évêché de Quimper » ¤ « 1731 - Aveu au Roy de l'écuyer Jean-Baptiste Geslin pour le manoir de Penanrun » ¤ « 1752 - Aveu au Roy de messire Gilles-François Geslin pour le manoir de Penanreun » ¤ 

Les générations Gélin de Pennarun :

 François de Geslin de Bourgogne (1645-1706)
  x 1666 Françoise Collet (1646-1672)
  └> Christophe de Geslin de Kersalvator (1671-)
  x 1666 Marie Marguerite de Glemarec (-1678)
  └> Jean Baptiste de Geslin (Seigneur de Pennarun en 1641)
    x 1700 Jeanne Mauricette Harquin (-1714)
    ├
    └> Charles Jean Alexandre Gélin (1708-)
    ├   x Marie Corentine du Trémic de Keraneizan
    ├   ├
    ├   ├> Jean Marie de Geslin (1737-1786), lieut. de vaisseau
    ├   ├   x Malouine (ou Maclovie) Josephe Breil de Nevet
    ├   ├   ├
    ├   ├   ├> Marie Gilonne de Geslin 
    ├   ├   ├> Marie-Louise de Geslin 
    ├   ├   ├> Céleste-Maclovie de Geslin 
    ├   ├   ├> Rosalie-Jacquette de Geslin 
    ├   ├   └> Marie-Hyacinthe de Geslin (1768-1832), chouan
    ├   ├        x Thérèse  Breart de Boisanger (1759-1830)
    ├   └> Urbain Marie de Geslin (1743-)
    ├
    └> Gilles Fr. Geslin (s. de Pennarun, gd commissaire, 1713-)
        x 1768 Magdeleine Henry de Bohal, veuve de Poulpiquet

[modifier] 14 De La Marche (Kerfors, Lezergué, 17e-18e siècle)

La famille de La Marche avait pour blason : «  de gueules au chef d'argent », et comme devise « Marche droit ».

Ces armoiries sont présentes sur un vitrail latéral de Kerdévot, avec celles des Cabellic.

Yves de La Marche était seigneur de Kerfors. Il fut lieutenant du présidial de Quimper de 1643 à 1652. Son fils Jan se lia d'amitié avec le Père Alexandre qui lui rendit souvent visite et en fit un portait dans ses poèmes.

De La Marche

Le petit-fils d'Yves, François-Louis, marié en 1715 avec Marie-Anne de Botmeur, fut le premier seigneur de Lezergué, par héritage de sa mère de Tréouret.

Son fils Jean-François, baptisé le 4 juillet 1729 dans l'église paroissiale, après une brève carrière militaire, entra dans les ordres ecclésiastiques. Il fut nommé en 1772 évêque de Léon où il fut surnommé « Eskop ar patates » pour avoir contribué à la vulgarisation de la culture de la pomme de terres. Opposé à la Constitution civile du clergé, il dut s'exiler à Londres jusqu'à sa mort en 1806.

François-Louis, frère de Jean-François, comte de La Marche, entreprit la rénovation du château de Lezergué qui fut achevée vers 1771-1772. Les pierres du manoir ancestral en ruine de Kerfors furent utilisées.

À la Révolution François-Louis et son fils ainé se réfugièrent aux Antilles, sur l'île Grande-Terre de la Guadeloupe. En 1908 les créanciers des La Marche obtinrent l'expropriation et la vente du château.

  Sources, références :

Les générations La Marche de Kerfors et Lezergué :

 Guillaume de La Marche, seigneur de Bodriec
 x Thébaude de La Bouëxière (mère : Isabelle de Kerfors) 
 └> Yves de La Marche, écuyer, seigneur de Kerfors
      x Marie de Kersaintgilly
      └> Yves de La Marche, lieutenant de présidial, seigneur de Kerfors
           x 1643 Urbaine Thébaud
           ├> Allain de La Marche, sieur de Kerfors
           └> Jan de La Marche, sieur de Kerfors
           x 1652 Jeanne Frollo, dame de Traonelorn
           ├
           ├ > Louis-René de La Marche, seigneur de Kerfors
           ├    x 1686 Marie-Rose de Tréouret de Kerstrat (+1709)
           ├    ├
           ├    └> François-Louis de La Marche (°1691, +1738), s. de Lezergué
           ├         x 1715 Marie-Anne de Botmeur (+1762)
           ├         ├
           ├         ├> François-Louis de La Marche (°1720, +1794)
           ├         ├   x Françoise-Félicité de Bourigau du Pe d'Orvault
           ├         ├   ├
           ├         ├   ├> François Louis Armand (°1747, +1774)
           ├         ├   ├    x Marie Marguerite Henry de la Ryolais
           ├         ├   ├> Fidèle Marie Félicitée de La Marche (°1748)
           ├         ├   ├> Joseph-Louis-René-Marie de La Marche (°1750)
           ├         ├   ├    x Dlle de Boisvin de la Guadeloupe
           ├         ├   ├> Joseph-Hyacinthe de La Marche (°1751)
           ├         ├   ├> Marie Françoise Félicité de La Marche (°1753)
           ├         ├   ├> Joseph Louis de La Marche (°1755)
           ├         ├   └> Jean Marie de La Marche (°1756)
           ├         ├> Jean-François de La Marche, évêque du Léon (1729-1806)
           ├         └> 3 soeurs dont ép. Rocher du Quengo, 
           └ > Olivier de La Marche

[modifier] 15 De Tinteniac (Cleuyou, 18e siècle)

Les Tinteniac du Cleuyou étaient originaires de Bannalec où ils portaient le titre de marquis et de chevalier de Quimerc'h. Ils portaient les mêmes armes que Quimerc'h : « d’hermines au croissant de gueules ».

En 1762 déclaration à messire de Farcy de Cuillé, seigneur Évêque et comte de Cornouaille, par François Hyacinthe De Tinteniac, marquis du Quimerc'h, sieur du Cleuziou en héritage de son oncle Vincent François.

De Tinténiac de Quimerc'h

Le chevalier Vincent François de Tinteniac décède en 1760 à son domicile au château du Cleuyou. Il est inhumé dans l'église paroissiale d'Ergué-Armel, et non au cimetière, disposant certainement d'un droit d'enfeux.

François Hyacinthe de Tinténiac était marquis et chevalier de Quimerc'h, né en 1726 à Quimper Saint Mathieu, marié en 1747 à Pluguffan avec Anne de Kersulguen, et décédé à Paris en 1794. Il est connu comme Royaliste de Bretagne et pour avoir repoussé les Anglais à Lorient en 1757. En 1791 il organise une partie de chasse au manoir de Trévarez avec la majorité des royalistes insurgés de Basse-Bretagne. En 1794 il émigre à Londres, rejoignant son Vincent et sa fille Anne-Josephe (mariée au seigneur De Rays).

  Son fils ainé Hyacinthe se marie avec une demoiselle de Kersauson et aura 7 enfants. Son fils cadet Vincent, maréchal de camp dans l'armée des chouans, prit la tête d'une division après la tentative de débarquement des émigrés à Quiberon en 1795.

Réputé émigré à la Révolution, son nom et son qualificatif d'émigré sont mentionnés sur les documents d'estimation du manoir et des ventes des métairies et du manoir ; son prénom de François-Hyacinthe apparait sur l'acte d'adjudication du moulin du Cleuyou. En savoir plus :

Les générations Tinteniac, les détenteurs attestés du Cleuyou étant *1* et *2* :

  Joseph-Hyacinthe de Tinteniac (1655-1733)
  x Louise-Ursule Allain (1673-1709)
  ├
  ├> François-Hyacinthe de Tinteniac I (1701-1737)
  ├    x Marie-Rose de Tréouret
  ├    ├
  ├    └> *2* François-Hyacinthe de Tinteniac II (1726-1794)
  ├         x 1747 Antoinette-Françoise de Kersulguen
  ├         ├> Anne Josèphe de Tinteniac (1749-1812 à Londres) 
  ├         ├   x 1772 Guillaume Bonaventure BREIL du RAYS
  ├         ├> Hyacinthe-Joseph-Jacques de Tinteniac (1753-)
  ├         ├   x 1775 Marie Yvonne Séverine de Kersauson 
  ├         └> Vincent de Tinteniac, dit le "loup blanc" (1756--1795)
  └> *1* Vincent-François de Tinteniac (1710-1760)

[modifier] 16 Annotations et commentaires

  1. Le domaine du Cleuziou, situé à l'origine en partie excentrée de Lanniron, puis d'Ergué-Armel, sera officiellement rattaché à Ergué-Gabéric en 1791 : cf Article « 1791 - Rattachement à Ergué-Gabéric de Kerampensal, Cleuyou et Kerelan ». [Ref.↑]
  2. Codes couleurs utilisés en héraldique : D'argent = blanc - D'or = jaune - De gueules = rouge - D'azur = bleu - De sable = noir - De sinople = vert. [Ref.↑]
  3. La représentation des écus a été réalisée au travers de fichiers scalaires d'extension svg par le logiciel opensource Inscape, à l'instar du projet "Blasons" de Wikipedia. [Ref.↑]
  4. Réformation, s.f. - A. du domaine royal : opération de réformation lancée en Bretagne en 1660 par Colbert. Il s'agit de vérifier l'ensemble des déclarations de propriété (les aveux) des sujets du roi, depuis le paysan ou roturier relevant directement du domaine royal jusqu'au puissant seigneur. Les commissaires de la Cour des Comptes de Bretagne siégeant à Nantes, chargés de défendre les intérêts du Domaine Royal, vont vérifier le contenu des aveux fournis pour l'occasion, en le rapprochant des actes similaires produits antérieurement : validité du titre de propriété, montant de la chefrente en nature et/ou argent versée annuellement au roi, droits attachés à la propriété (justice, ...). Source : histoiresdeserieb.free.fr.
    B. des fouages : contrôle permettant de vérifier qui est bien "Noble". Par exemple la Réformation des fouages en Bretagne en 1426 où les nobles doivent prouver leur noblesse, titre leur permettant d'échapper à l'impôt des fouages. Source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4]
  5. Montre, s.f. : revue militaire de la noblesse. Tous les nobles doivent y participer, munis de l’équipement en rapport avec leur fortune. Les ordonnances du duché de Bretagne spécifient minutieusement l’armement de chaque noble en fonction du revenu déclaré. Ainsi, la convocation de 1540 indique l'armement suivant : Au dessous de 60 livres de rente, en brigandine ou en paltoc nouveau modèle sans manches, mais avec lesches ou mailles sur les bras, avec faculté de se servir d'arc ou de juzarme ; entre 60 et 140 livres, en archer en brigandine ou en juzarmier, avec un coutilleur (soit 2 chevaux) ; entre 140 et 200 livres, en équipage d'homme d'armes (la tenue de la gendarmerie permanente de lanciers), avec un coutilleur et un page (soit 3 chevaux) ; entre 200 et 300 livres, en équipage d'homme d'armes, avec un archer ou juzarmier en brigandine, un coutilleur et un page (soit 4 chevaux) ; entre 300 et 400 livres, toujours en équipage d'homme d'armes avec deux archers, un coutilleur et un page (soit 5 chevaux). Et ainsi de suite en augmentant d'un archer par cent francs de revenu. Source : www.gwiler.net. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 5,0 5,1 5,2 5,3]
  6. Brigandine, s.f. : cuirasse légère, composée de lames d’acier larges de deux à trois doigts, assemblées transversalement et clouées sur un cuir de cerf bien apprêté ; la flexibilité de cette sorte d’armure la rendait commode pour les gens de trait, tels que les archers et les arbalétriers. Armure composée de lames articulées, placées à recouvrement, liées entre elles par des rivets dont on voit les têtes ; cette armure, très employée au XVe siècle, était celle de l'archer à cheval des compagnies d'ordonnance, et souvent celle du gentilhomme qui ne pouvait se procurer une armure de plates constituées de plaques d'acier (L'Haridon, Catalogue du Musée d'artillerie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 6,0 6,1]
  7. Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4]
  8. Les armes de Liziart sont positionnées à tort sur le tympan de la chapelle dans le livret consacré à Kerdévot 1989, page 42-43. Voir l'étude sur les blasons élliantais : « La maîtresse-vitre de la chapelle de Kerdévot ». [Ref.↑]
  9. Enfeu, s.m. : ancien substantif déverbal de enfouir. Niche à fond plat, pratiquée dans un édifice religieux et destinée à recevoir un sarcophage, un tombeau ou la représentation d'une scène funéraire. Avant la Révolution française, les seigneurs du pays étaient enterrés par droit d'enfeu dans un sépulcre de ce genre. Source : Trésors de la Langue Française. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  10. Greslier, s.m. : cor de chasse en héraldique. Sorte de cornet ou de trompette (dict. Godefroy 1880). Ancien français graile ou grele, ainsi dit parce qu'allongé, grêle (Littré). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 10,0 10,1 10,2]
  11. La Tête de Maure est la pièce la plus héraldique des attributs humains, c’est une des plus anciennes. Elle remonte en effet aux croisades. À cette époque tout Croisé ayant remporté une victoire sur un infidèle avait le droit d’ajouter cette tête à ses armoiries. [Ref.↑]
  12. Régaires, s.m.pl. : administration en charge du domaine temporel d'un évêque, propriétaire et seigneur, au même titre que l'aurait été n'importe quel noble propriétaire d'un fief avec justice. Le plus souvent, ils provenaient de donations anciennes faites au cours des âges par des féodaux, qui souhaitant sans doute s'attirer des grâces divines ou se faire pardonner leurs péchés, avaient doté l'église de quelques fiefs avec les revenus en dépendant. Source : amisduturnegouet sur free.fr [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Informations généalogiques sur les familles d'Ergué-Gabéric.

Date de création : avril 2007    Dernière modification : 30.08.2018    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]