Jean Gouiffès (1912-1996), charcutier-salaisonnier - GrandTerrier

Jean Gouiffès (1912-1996), charcutier-salaisonnier

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Catégorie : Personnages
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§ E.D.F.
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Un entrepreneur, héritier d'une famille de charcutiers quimpérois, qui se lance dans une entreprise industrielle de salaisons sur le territoire sud-ouest-gabéricois.

Une biographie en cours de construction ; tout complément d'information et photographies seront bienvenus.

Autres lectures : « 1937 - Etablissement d'abattage industriel des salaisons Gouiffès au Coutilly » ¤ « Le moulin de Coutilly » ¤ « La fontaine de la propriété du moulin de Coutilly » ¤ « 1900-1940 - Les plus beaux couples gabéricois en costumes bretons » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

Jean Gouiffès est né en octobre 1912 à Quimper et décédé le 29 juillet 1996 à Ergué-Gabéric. Son père Yves et son grand-père était charcutier au 4 avenue de la gare à Quimper, dans le quartier de l'Eau-Blanche. Sa mère Marie Louise Hostiou [1] était factrice et couturière avant de se marier en 1911 avec Yves Gouiffès.

Mariage en 1911 des frères Gouiffès aux soeurs Hostiou
Mariage en 1911 des frères Gouiffès aux soeurs Hostiou

Une anecdote sur le jeune Yves Gouiffès, relatée dans le Courrier du Finistère [2] : « Le 15 courant (avril 1898) vers 5 heures du soir, au moment où l'on procédait à l'embarquement des bestiaux dans les fourgons du chemin de fer, un boeuf s'en est échappé ... Ce boeuf est entré un moment dans l'impasse de l'Odet où jouaient des enfants. L'un d'eux, le jeune Gouiffès (Yves), âgé de 8 ans 1/2, dont le père est charcutier, avenue de la gare, 4, a été serré par l'animal contre la barrière du passage à niveau et a été blessé grièvement à la tête ; il a eu, en outre, le bras droit cassé ».

Jean Gouiffès prend la succession de son père et crée son entreprise de salaisons et charcuteries cuites ayant son siège au 4 avenue de la gare. En 1935 il se marie avec Marie Anne Rospape de Briec.

 

En 1937 il crée à Ergué-Gabéric un établissement d'abattage industriel à Coutilly en Ergué-Gabéric, où, près des bâtiments professionnels, il aménage une habitation qu’on pourrait presque qualifier de manoir. Youenn Quillec raconte : « Pour les usines c'est Gouiffès qui s'est installé le premier. On dit que pendant la guerre sa maison a coûté un million, et on l'appelait le château des saucisses ».

En 1941, avec Raoul Geoffroy de Carhaix, il crée le syndicat corporatiste finistèrien des « saleurs, conserveurs de viande, charcutiers et marchands de viande en gros ».

Courrier du Finistère, 26.04.1941
Courrier du Finistère, 26.04.1941

En 1950 la maison « Ty-Kodak » Villard est vendue au frère de Jean Gouiffès, Albert-Yves, photographe de profession, et les héritiers feront don de la collection de photos et cartes postales Villard aux Bâtiments de France. Après avoir fourni 1 000 photos de costumes au musée départemental breton de Quimper, le Service départemental de l'architecture et du patrimoine a créé un site internet permettant la mise en ligne de 3 000 clichés (le fonds Villard), dont les thèmes sont les monuments et les scènes de la vie quotidienne en Bretagne.

La publicité des Etablissements Gouiffès jusqu'en 1977 était « Patés pur porc - Salaisons - Plats cuisinés - Conserves de viande ».

Jean Gouiffès est décédé le 29 juillet 1996 à Ergué-Gabéric.


[modifier] 2 Concentration agro-alimentaire

Dans les années 1980 l'entreprise Gouiffès dirigée par Jean Ducatel rachète la marque Imperator et l'usine de saucissons du groupe Casino qui se recentre sur son métier, la distribution.

En 1992 un rapprochement de capitaux est organisé avec la salaisonnerie Ranou de St-Evarzec et les locaux industriels de Coutilly sont revendus à Intermarché.

 

La société est achetée en 1999 par le groupe américain Smithfield Foods. Ce dernier fait l'acquisition en 2004 du groupe alimentaire lillois Jean Caby. Sur Ergué l'établissement Gouiffès est renommé Jean Caby.

À ce jour, en 2013, la société Smithfield Foods distribue les marques suivantes : Justin Bridou, Cochonou, Jean Caby, Calixte, Aoste, Weight Watchers, Gouiffès-Imperator, Société Bretonne de Salaisons (SBS), Jean d’Erguet.

[modifier] 3 Annotations

  1. Arbre généalogique des Hostiou et Gouiffès sur le site Geneanet.org d'Henri Chauveur. [Ref.↑]
  2. Le « Courrier du Finistère » est créé en janvier 1880 à Brest par un imprimeur Brestois, Jean-François Halégouët qui était celui de la Société anonyme de « l'Océan » qui éditait à Brest depuis 1848 le journal du même nom, et par Hippolyte Chavanon, rédacteur en chef commun des deux publications. Le but des deux organes est de concourir au rétablissement de la monarchie. Le Courrier du Finistère est, de 1880 à 1944, un journal hebdomadaire d'informations générales de la droite légitimiste alliée à l'Église catholique romaine jusqu'au ralliement de celle-ci à la République. Il est resté ensuite le principal organe de presse catholique du département, en ayant atteint un tirage remarquable de 30 000 exemplaires en 1926. Rédigé principalement en français, il fait une place remarquable à la langue bretonne, qui est, alors, pour certains ruraux, la seule langue lisible, grâce à l'enseignement du catéchisme. Ayant continué de paraître pendant l'Occupation allemande (1940-1944), Le Courrier du Finistère fait l'objet d'une interdiction de parution. Pour lui faire suite, le diocèse de Quimper a suscité la création d'un hebdomadaire au contenu unique, mais sous deux titres, le Courrier du Léon et le Progrès de Cornouaille. [Ref.↑]


Thème de l'article : Histoire d'une personnalité gabéricoise

Date de création : juillet 2013    Dernière modification : 10.05.2015    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]