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Keranna

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Articles connexes : « La chapelle de Keranna » ¤  « GUÉGUEN Jean - Odet, de 1900 à nos jours » ¤  « L'histoire de la cité de Keranna par Henri Le Gars » ¤ « La généalogie de la cité de Keranna par Henri Le Gars » ¤ « Une cité d'ingénieurs et ouvriers du 20e siècle à Keranna-Odet » ¤ « Ecoles privées Saint-Joseph et Sainte-Marie de Lestonan » ¤  « Chronique de Ménez-Groaz par Laurent Huitric en 1998 » ¤ « ROZEC Jean-Louis - Trec'h ar garantez » ¤  « Yvon Huitric et les 80 ans de l'école St-Joseph de Lestonan » ¤  « Présentation de la fête du 5 juin 2010 à l'école privée du Lestonan » ¤ 

T O P O N Y M I E
Microtoponymie :
[Cadastre de 1834]
Cartes anciennes :
[Cartographie]
Index/résumé  :
[Tous toponymes]

Forme française Keranna
Forme bretonne Keranna
Signification "village d'Anna, grand mère de Jésus"
Décomposition Kêr pour "lieu habité, village" et Anna, épouse de Joachim et mère de Marie
Relevés 1946, 1962
Localisation 48° 1' 19.9" N 4° 1' 14.97" W (lat. 48.022195, long. -4.020824)

     

[modifier] 1 Localisation du lieu-dit

[modifier] 1.1 Aujourd'hui sur Google

lat="48.022195"|lon="-4.020824"|selector="no"|type="terrain"|width="835"|zoom=13|height="300"|scale="yes"|48.022195, -4.020824, Keranna en Ergué-Gabéric }}
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[modifier] 1.2 Vue d'avion en 1948

[modifier] 2 Explications toponymiques

Dans le Cahier n° 9 d'Arkae publié en 2007, Bernez Rouz explique l'origine du lieu-dit comme suit :

Ker-Anna (Keranna)

Orthographe Année Source (cf. ) Référence, côte
Ker-Anna 1946 I.N.S.E.E. Nomenclature
Keranna 1962 A.C.E-G. Cadastre
Kerannal 2002 I.G.N. Carte 0618 O

Ce nom fut créé lors de la construction du lotissement Bolloré pour loger des familles de la papeterie d'Odet.

En 1968 on y construisit une chapelle sous l'invocation de Ste Anne.

Dans son mémoire en breton de 1977 (et dans le résumé en français de 1981), Bernez Rouz avançait cette explication :

4 - ANVIOU GANT KER
a) AN ANV KER

30% eus an anvioù-lec'h studiet ganeomp a ao dezho anvioù gant KER. E 1834 eo 40% eus an atantoù a zo gant an anv KER. En o zouez m'eus nikun a hañval bezañ gant ar ster "castrum" : kastell kreñv pe kêr vogeriet a gaved gwechall gozh e-barzh Caermarthen e Bro Gembre pe Ker Ahez e Breizh.

Aet eo da get ar ster-se tro an Xvet kantved ha diwar neuze ez eus bet krouet kêrioù pe atantoù dezho un ti hepken da zigentañ, emichañs. Gant kresk ar boblañs en XIIvet kantved ze eus deuet ur bern eus an anvioù-se. Ha roet zo bet dezho anv an ozhac'h evit o disheñvalaat. Setu perak emañ al lodenn vrasañ anezho savet gant KER + anv den. Un nebeudig a zalc'h d'un anv all Ker ar Penn Sal da skouer, ha nebeutoc'h c'hoazh a zo gant KER + anv gwan Kernevez, Kervihan ...

b) KER + ANV DEN -- Keranna Image:Keranna-phonétique.jpg (Ker Anna)

N'eus ket eus ar ger-se e 1834. Ur rak-anv e tle bezañ Anna. Un nebeut anvioù-lec'h stummet nevez 'zo a zo war ar memes patrom
Keryann, Kerjañ, Kerlouis ...



K - AN EMDROADUR
2- AN ANVIOU-LEC'H NEVEZ KROUET ABAOE 1835

a) AN ANVIOU GANT KER Ker Anna, Kernilis, Kerongnes, Kervern, Kerjean, Kerlanic, Kerlouis. Atantoù int holl anezho. Pevar dioute a seblant bezañ bet savet gant KER + anv-bihan. Kervern a vez displeget aes a-walc'h padal Kernilis ha Kerongnes n'eo ket anat o ster dezho.


KERANNA : "le village d'Anna".

PARTIE "Les lieux de vie"
Chapitre "Les lieux habités"


Kêr "lieu habité" et, par dérivation sémantique, "village" et "ville", connaît à partir du XIe siècle une expansion rapide et durable puisque son utilisation en toponymie se chiffrerait à plus de dix-huit mille noms, dont la moitié pour le seul Finistère. A l'origine le terme kêr avait l'acception de "endroit clos, agglomération enclose", sens conservé par le gallois caer "forteresse". La plupart des villages d'Armorique étaient défendus par un fossé et un talus de terre mais, dans un contexte économique favorable et une paix relative qui suivra l'arrêt des invasions normandes, le sens de ce terme évoluera en "lieu habité et cultivé". Il perdra donc le sens primitif du latin castrum pour adopter celui de villa et s'appliquera à des groupes de maisons rurales. Plutôt rares dans les chartes du Cartulaire de Redon (on n'en dénombre que treize), les toponymes en Ker- se font plus nombreux dans les autres cartulaires.

Page 453 de son dictionnaire des noms de lieux, Albert Deshayes donne l'information suivante pour le prénom "Anna"  :

PARTIE "Des noms de personne"
Chapitre "Des noms de baptême d'origine biblique"


Anna note la graphie grecque de l'hébreu hannah "grâce". Ce nom qui n'est pas mentionné dans les évangiles a été attribué par la tradition à la mère de la Vierge. Considérée aussi par la tradition comme d'origine bretonne et devenue patronne des Bretons, elle a vue son culte se répandre en Bretagne. Le nom est l'éponyme de nombreux Sainte-Anne, de Santez-Anna en Landunvez (29), à plus de soixante reprises de Keranna ou Ker-Anna, qui est fort souvent la forme bretonne d'un Sainte-Anne, de Croix-Anna en Glomel (22), de Pont-Ana en Locarn (22) et de Tréanna en Elliant (29), Trefanna en 1379.

Sur le site Wikipedia on trouve l'explication ci-après :

La "grand-mère des Bretons"

En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de Plonévez-Porzay [1]. Anatole Le Braz publie un récit [2] dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Judée. Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres. Toujours selon cette légende, le Christ vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre sainte. Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez.

Mais ceci n'est qu'une légende. L'histoire nous dit bien que Ste Anne était la mère de Marie, Grand Mère de Jésus et épouse de Joacchim. Si son corps a effectivement disparu, elle serait apparue à un paysan, Nicolazic, en 1624 près d'Auray en Morbihan. Yves Nicolazic reste encore, aujourd'hui (2007), le seul a l'avoir vue. Elle lui a demandé la construction d'une chapelle en son honneur, en ce lieu du village de Ker-Anna (qui en breton signifie Chez Anne) devenu champ qui la louait autrefois. Le 7 mars 1625, pour preuve de cette apparition, Nicolazic déterre au vu de tous une statue millénaire de la sainte. L'évêque de Vannes autorise alors son culte et la construction de la chapelle devenue basilique au fil des ans.

Le lieu a pris le nom de Sainte-Anne-d'Auray, Ste Anne est evenue partonne des Bretons et le pardon qui s'y déroule chaque année est le plus important de Bretagne, 3è lieu de pélerinage en France après Lourdes et Lisieux.

En 1996, à l'initiative de l'Evêque en place Mgr Gourvès, le pape Jean-Paul II est venu la prier dans son sanctuaire breton. Il est le premier pape à avoir foulé le sol de bretagne.

Notes :
  • [1] : Gwenc’hlan Le Scouëzec, Guide de la Bretagne (page 457), Coop Breizh, Spézet, 1997, (ISBN 2-84346-026-3).
  • [2] : Anatole Le Braz, Magies de la Bretagne (tome 1 - Le Pardon de la mer, page 1088), Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1994,(ISBN 2-221-07792-X).