Le calvaire de Stang-Luzigou - GrandTerrier

Le calvaire de Stang-Luzigou

Un article de GrandTerrier.

Jump to: navigation, search
Catégorie : Patrimoine
 Site : GrandTerrier

Statut de l'article :
  Image:Bullorange.gif [Développé]
§ E.D.F.

Un grand mystère entoure le calvaire de Stang-Luzigou, un peu à l'écart du chemin menant de l'usine d'Odet à l'Ecluse. On a l'impression qu'il est un peu caché et son existence n'a jamais été vraiment attesté officiellement. Il n'apparaît sur aucune carte ancienne, les mémorialistes des siècles précédents n'en ont jamais parlé.

Comment est-il arrivé là ? Certains pensent qu'il fut transporté à Ergué-Gabéric par les soins de René Bolloré, en même temps que le déplacement du calvaire d'Odet en 1926 et l'édification de la chapelle de Cascadec, ce qui laisse supposer que le calvaire de Stang-Luzigou provient également de la commune de Scrignac ou de Scaër. On entend aussi d'autres personnes dire qu'il aurait été transféré par la famille Bolloré depuis Belle-Isle-en-Terre (Côtes d'Armor).

L'inscription gravée sur les 4 côtés du socle supérieur apporte une autre version : est-elle contradictoire ? ou alors ne concernerait que ces pierres qui auraient été assemblées avec les autres pierres du socle, le fût, la croix et les statues. Le mystère reste entier !

[modifier] 1 Localisation et description

Le plan ci-dessous indique sa localisation par rapport à la propriété de Stang-Luzigou et celles de l'Ecluse. À droite un croquis à main levée réalisé en 2008 par Mann Kerouredan dont le grand-père est né à Stang-Luzigou.

Le calvaire est sur le bord du chemin menant à l'écluse qui amorce le canal d'alimentation de la papeterie d'Odet, dans une sorte de dégagement creusé dans la pente en contrebas de Stang-Luzigou, avec sur la gauche un escalier de pierres montant dans les bois.

 

Le fût rond est surmonté d'un ensemble important dont une petite croix. Il ne reste du Crucifié que le bas de son corps. De part et d'autre de la croix sont érigées deux hautes statues de la Vierge et de Saint-Jean. Au dos est représentée une descente de croix avec trois personnages autour du corps du Christ. A la base des statues, on distingue du ciment, marque d'une restauration, sans doute l’œuvre des maçons Jean-Marie Quéré et Jean-Louis Favennec, employés de la papeterie d'odet, réquisitionnés pour ce genre de travaux.

 

[modifier] 2 Déchiffrage des écritures

Et enfin l'inscription du socle dont la transcription serait : « FAIT PAR YVES LE CORE DE PENAHARS 1815 MARIE IZABELLE LE GUILLOU ». À noter que le nom Le Guillou incomplet en face 3 se poursuit en face 4. Des recherches généalogiques ont permis de retrouvé les traces des deux personnes citées (cf ci-dessous) qui en l'occurrence étaient mari et femme.

Les relevés du Centre Genéalogique du Finistère font état des baptèmes et mariage d'Yves Le Core et de Marie-Isabelle Le Guillou à Leuhan.

  • 15/07/1781, lieu-dit : Penhars (Leuhan), naissance de LE COR Yves François, enfant de Germain et de KERVRAN Marie
  • 15/08/1782 ou 15/03/82, lieu-dit : Kerlinou (Leuhan ), naissance de LE GUILLOU Marie Isabelle, enfant de Jean et de LAZ Margueritte
 
  • 10/01/1802 (20/Nivo/An10), Leuhan (Pays : Châteauneuf ), mariage de LE CORE Yves, fils de Germain Louis et de KERVRAN Marie, et de LE GUILLOU Marie Izabelle, fille de Jean et de LAZ Marguerite

Yves Le Core avait donc 34 ans en 1815, il est bien né à Penhars ou Penhahars, lieu-dit attesté de la commune de Leuhan. Il était probablement tailleur de pierres et aurait dédié cette pierre à son épouse Marie Isabelle Le Guillou. Cette pierre creusée soutenait à l'origine un fût rond de calvaire, mais la texture des pierres de la partie basse du socle semble plus ancienne, ce qui laisse à supposer que le fût et cette partie haute a été adjoint plus tard. De même la croix et les statues supérieures sont bien antérieures à la date de 1816.



Thème de l'article : Richesses patrimoniales

Date de création : Janvier 2009    Dernière modification : 3.03.2014    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]