Les Kerfors, dudit lieu, nobles du 15e au 17e siècle - GrandTerrier

Les Kerfors, dudit lieu, nobles du 15e au 17e siècle

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Catégorie : Personnages
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§ E.D.F.
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Reconstitution des connaissances historiques et biographies des membres de la famille de Kerfors, résident au manoir du même nom

Ils ont marqué l'histoire de la commune en en représentant le corps noble aux montres militaires et lors des actes de réformation, et aussi par les prééminences qui leur était accordées dans l'église paroissiale et la chapelle de Kerdévot.

Autres lectures : « Familles nobles gabéricoises » ¤ « Le tombeau enfeu noble des Kerfors à l'église St-Guinal » ¤ « 1448-1496 - Actes du fonds de La Marche pour les seigneurs de Kerfors » ¤ « 1748 - Inventaire des documents anciens détenus par le recteur Jean Edy » ¤ « Le tombeau enfeu noble des Kerfors à l'église St-Guinal » ¤ « Les de La Marche, nobles de Kerfort et de Lezergué, 17e-18e siècles » ¤ « TORCHET Hervé - Montre générale des nobles de 1481 en Cornouaille » ¤ « 1481 - Monstre de l’Evesché de Cornouailles » ¤ « 1680-1682 - Papier terrier et déboutement de réformation du domaine de Kerfors » ¤ 

[modifier] 1 Quartiers nobles

La famille de Kerfors avait pour blason : « d'argent au greslier [1] d'azur, enguiché et lié de même ».

Dans le « Nobiliaire et armorial de Bretagne de Potier de Courcy, cette famille de Cornouaille est décrite ainsi :

Kerfors (de) s r dudit lieu. par. d’Ergue-Gaberic, — de Kerderff, par de Gouezec. Ref. et montres de 1481 a 1562, par. d’Ergue, Saint-Mathieu de Quiimper et Gouezec, ev. de Cornouaille.

D’argent au greslier d’azur, enguiche et lie de même.

Moderne : la Marche.

 

Les armoiries sont présentes sur la maitresse-vitre de Kerdévot, en alliance sur une tombeau enfeu à St-Guinal et était également en « écusson taillé en bosse dans le pignon occidental » de la chapelle de St-Guénolé. .

Kerdévot
Kerdévot
St-Guinal
St-Guinal


[modifier] 2 Arbre Généalogique

Générations Kerfors du même lieu

 
 ? de Kerfors 
 x Katerine Kerfors (1448, 1460)
 ├
 └> Caznevet de Kerfors (1460, montre 1481)
      x Ysabelle de Lesmaes (1479)
      ├
      ├> Charles de Kerfors (1496, 1536)
      ├   ├
      ├   └> Pierre de Kerfors (ADLA B 2012/4, 1539)
      ├        ├
      ├        └> Jean de Kerfors (1580)
      ├> Thebaud Kerfors (montre 1481, 1496)
      ├   x Marie Le Gluidic
      └> Katherine Kerfors (1496)
           x Allain Rolland
 

Des Kerfors aux de La Marche

 Guillaume de La Marche, seigneur de Bodriec
 x Thébaude de La Bouëxière (mère : Isabelle de Kerfors) 
 └> Yves de La Marche, seigneur de Kerfors
      x Marie de Kersaintgilly
      └> Yves de La Marche, seigneur de Kerfors
           x Urbaine Thébaud
           ├> Allain de La Marche, sieur de Kerfors
           └> Jan de La Marche, sieur de Kerfors
           x Jeanne Frollo, dame de Traonelorn
           ├
           ├ > Louis-René de La Marche, seigneur de Kerfors
           ├    x 1686 Marie-Rose de Tréouret de Kerstrat (+1709)
           └ > Olivier de La Marche

Au 17e siècle des descendants de Kerfors transmettent la propriété du manoir de Kerfors à la famille de La Marche, notamment une Isabelle de Kerfors avec un sieur de La Bouëxière dont la fille se mariera avec Guillaume de La Marche, seigneur de Bodriec.

[modifier] 3 Biographies

À la montre [2] de Carhaix de 1481, on remarque un Caznevet de Kerfors « en brigandine [3] ». Il prend pour épouse Ysabelle de Kermaes, et décède en 1496. Il ne succède à sa mère Katerine comme seigneur de Kerfors qu'en 1488, mais il apparaît déjà en 1460, 1471 et 1479 dans des donations ou échanges de terres.

En 1543, Charles de Kerfors rendit un aveu [4] pour son manoir et est cité à la Réformation [5] de 1536. Charles décède vers 1537 et son fils Pierre de Kerfors rendit aveu [4] le 23 mars 1539. En 1580, Jean de Kerfors devait quatre livres à l'Aumônerie de Quimper.

 

Dans un document d'échanges à parts égales en mai 1496, c'est-à-dire vraisemblablement au décès de Caznevet, on trouve à parts égales Charles, Thébaud et son épouse, et Katherine Kerfors et son mari Allain Rolland, ce qui fait supposer que Thebaud et Katherine étaient frère et sœur de Charles.

Thebaud Kerfors habite Quimper en 1479 : « en la maeson de Thebaud Kerfors en la ville close de Kaempoercorentin ». Et en 1481, comme Canezet, il serait présent à la montre [2] de Cornouaille si l'on en croit la transcription d'Hervé Torchet [6] : « Thibaud Kerfors en brigandine [3] et voulge [7] ».

[modifier] 4 Annotations

  1. Greslier, s.m. : cor de chasse en héraldique. Sorte de cornet ou de trompette (dict. Godefroy 1880). Ancien français graile ou grele, ainsi dit parce qu'allongé, grêle (Littré). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. Montre, s.f. : revue militaire de la noblesse. Tous les nobles doivent y participer, munis de l’équipement en rapport avec leur fortune. Les ordonnances du duché de Bretagne spécifient minutieusement l’armement de chaque noble en fonction du revenu déclaré. Ainsi, la convocation de 1540 indique l'armement suivant : Au dessous de 60 livres de rente, en brigandine ou en paltoc nouveau modèle sans manches, mais avec lesches ou mailles sur les bras, avec faculté de se servir d'arc ou de juzarme ; entre 60 et 140 livres, en archer en brigandine ou en juzarmier, avec un coutilleur (soit 2 chevaux) ; entre 140 et 200 livres, en équipage d'homme d'armes (la tenue de la gendarmerie permanente de lanciers), avec un coutilleur et un page (soit 3 chevaux) ; entre 200 et 300 livres, en équipage d'homme d'armes, avec un archer ou juzarmier en brigandine, un coutilleur et un page (soit 4 chevaux) ; entre 300 et 400 livres, toujours en équipage d'homme d'armes avec deux archers, un coutilleur et un page (soit 5 chevaux). Et ainsi de suite en augmentant d'un archer par cent francs de revenu. Source : www.gwiler.net. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 2,0 2,1]
  3. Brigandine, s.f. : cuirasse légère, composée de lames d’acier larges de deux à trois doigts, assemblées transversalement et clouées sur un cuir de cerf bien apprêté ; la flexibilité de cette sorte d’armure la rendait commode pour les gens de trait, tels que les archers et les arbalétriers. Armure composée de lames articulées, placées à recouvrement, liées entre elles par des rivets dont on voit les têtes ; cette armure, très employée au XVe siècle, était celle de l'archer à cheval des compagnies d'ordonnance, et souvent celle du gentilhomme qui ne pouvait se procurer une armure de plates constituées de plaques d'acier (L'Haridon, Catalogue du Musée d'artillerie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 3,0 3,1]
  4. Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1]
  5. Réformation, s.f. - A. du domaine royal : opération de réformation lancée en Bretagne en 1660 par Colbert. Il s'agit de vérifier l'ensemble des déclarations de propriété (les aveux) des sujets du roi, depuis le paysan ou roturier relevant directement du domaine royal jusqu'au puissant seigneur. Les commissaires de la Cour des Comptes de Bretagne siégeant à Nantes, chargés de défendre les intérêts du Domaine Royal, vont vérifier le contenu des aveux fournis pour l'occasion, en le rapprochant des actes similaires produits antérieurement : validité du titre de propriété, montant de la chefrente en nature et/ou argent versée annuellement au roi, droits attachés à la propriété (justice, ...). Source : histoiresdeserieb.free.fr.
    B. des fouages : contrôle permettant de vérifier qui est bien "Noble". Par exemple la Réformation des fouages en Bretagne en 1426 où les nobles doivent prouver leur noblesse, titre leur permettant d'échapper à l'impôt des fouages. Source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  6. La transcription des quimpérois à la montre de 1481 par Norbert Bernard diffère de celle d'Hervé Torchet ; le premier lisant « Jehan de Kerfort, archer en brigandine ». [Ref.↑]
  7. Vouge, s.m. : pique armée d’un fer long, large, évidé et tranchant comme une lame de sabre. Le vougier n’a d’autre arme défensive qu’un morion ou simple casque sans visière ni gorgelette : c’est l’emploi des gentilshommes les plus indigents. Source : www.gwiler.net. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Informations généalogiques sur les familles d'Ergué-Gabéric.

Date de création : Août 2015    Dernière modification : 9.03.2018    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]