Moulin du Faou, Meilh Faou - GrandTerrier

Moulin du Faou, Meilh Faou

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Forme française Moulin du Faou
Forme bretonne Meilh Faou
Signification "moulin des hêtres ou moulin noble du fief des du Fou"
Décomposition Meilh signifiant "moulin" et Faou "hêtres"
Relevés 1460, 1709, 1790

[modifier] 1 Références et géolocalisation

Coordonnées géographiques 47° 59' 48.02" N 3° 59' 46.6" W (lat. 47.996671, long. -3.996277)
Cartographie du lieu-dit « Géo.Moulin du Faou »
Documents généraux « Cartographie, cartes anciennes » ¤  « Index des toponymes » « Étude de Bernez Rouz sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric » ¤ « Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes » ¤ 

[modifier] 2 Explications toponymiques

Bernez Rouz ( Cahier n° 9 d'Arkae, 2007).

 

Meilh Faou doit sans doute son nom aux hêtres qui se disent faou en breton.


Hypothèse historique

 

Ce moulin était le moulin noble du fief de Kerjestin (aujourd'hui Keristin) détenu au 15e siècle par la famille du Fou issue en juveigneurie [1]des vicomtes du Faou et constituée des seigneurs de Rustéphan en Nizon. Avec le décès de Jean du Fou, en juin 1492, le domaine de Kerjestin passa dans les mains de sa fille Renée. Cette dernière s’était mariée la même année à Louis de Rohan, seigneur de Guéméné, et transféra le bien à la famille de Rohan-Guéméné [2]. Dans le rentier du domaine Rohan-Guéméné, l’appellation « moulin de Kerjestin », mais la désignation « moulin du Faou »était aussi utilisée au 18e et siècles suivants.

En savoir plus : « 1806-1808 - Evaluation et vente du moulin du Faou » ¤ 


Jean Istin (Keleier/Arkae 2005)

 

Meilh Faou, actuellement habitation, signalé dès 1460 comme dépendant du manoir de Keristin. Roue horizontale. Arrêté en 1976.

[modifier] 3 Annotations

  1. Juveignerie, s.f. : avantage accordé en droit féodal à un puîné par rapport à l'aîné, en Bretagne et en Poitou ; source : Alain de Carné. Forme de tenue d'une terre noble, due, au départ, a un partage noble entre un aîné et son (ou ses) cadet(s) ; un juveigneur est un cadet qui a reçu une terre noble lors de ce partage. Source : Bertrand Yeurc'h. Partage noble qui donnait à l'aîné les deux tiers et l'autre tiers aux puînés, tant fils que filles ; mais cet autre tiers, les puînés devaient le tenir, chacun, comme « juveigneur d'aîné, en parage et ramage de l'aîné ». En parage : à égalité avec l'aîné vis-à-vis d'un seigneur supérieur ; en ramage : comme faisant partie de la même famille. Source : dict. de l'Ancien Régime de Lucien Bély. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. La maison de Rohan est une famille princière du duché de Bretagne, qui a marqué l'histoire de France. La branche des Rohan-Guéméné est la plus ancienne, issue vers 1375 de Jean Ier de Rohan (1324-1396), vicomte de Rohan, et de Jeanne d'Évreux dite « Jeanne de Navarre » (1339-1409). Elle doit son nom à la ville de Guémené-sur-Scorff (Morbihan) où ils possédaient le fief de Kemenet-Guegant. Leur banqueroute en 1782 marqua les esprits. L'autre branche des Royan-Chabot possédait aussi de nombreux biens en Bretagne, et ils durent émigrer à la Révolution. Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot revint en France pour servir dans les armées napoléoniennes. [Ref.↑]