PÉRON Goulven - Le clergé de Laz de 1754 à 1800 - GrandTerrier

PÉRON Goulven - Le clergé de Laz de 1754 à 1800

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Image:LivresB.jpgCatégorie : Media & Biblios + Patrimoine

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PÉRON (Goulven), « Le clergé de Laz de 1754 à 1800 - Messires Gallois et Jacob », dans Kaeir ar Poher 37, CGHP, Carhaix-Plouguer, 9
Titre : Le clergé de Laz de 1754 à 1800 - Messires Gallois et Jacob
Auteur : PÉRON Goulven Type : Article
Edition : CGHP Publication : Kaeir ar Poher 37
Impression : Carhaix-Plouguer Année : 2012 (juin)
Pages : 9 Référence : ISBN -

[modifier] Notice bibliographique

Couverture

Dans ce numéro 37 de la magnifique revue trimestrielle « Kaier ar Poher » du Centre Généalogique et Historique du Poher, le dynamique mémorialiste et généalogiste Goulven Péron a publié un article sur deux prêtres de la paroisse de Laz au 18e, dont l'un d'eux intéresse les gabéricois : en effet Joseph-Emmanuel Gallois, après son rectorat de Laz, fut nommé à Ergué-Gabéric en 1781. Via la présentation du 2e prêtre, Philippe Jacob, on découvre aussi les nobles Tinténiac présents en 1791 au manoir de Trévarez, le père étant détenteur du manoir du Cleuyou depuis 1762.

Les origines généalogiques du curé Gallois, avec des racines familiales à Plounévézel et Rostrenen, sont détaillées (cf. biographie dans sa fiche de prêtre : « Joseph-Emmanuel Galloy, recteur (1781-1782) » ¤ ). On apprend aussi dans l'article de Goulven Péron que, sur les actes qu'il rédigeait et signait, le recteur de Laz se décrivait lui-même comme « licencié de Sorbonne » [1] ou encore « licencié en théologie de la faculté de Paris ». Quant à son caractère, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'était pas commode.

Les sources de l'article sont multiples : les archives paroissiales BMS de LAZ ; le Bulletin Diocésain d’Histoire et d’Archéologie de Quimper et de Léon, 1935-1937 ; Emile Guéguen, Laz - Notes historiques, éd. Jos, 1986 ; Notice sur Laz, Archives diocésaines ; et enfin les notes du général Germain Stervinou, communiquées par M. Jean-Marie Piquet. Le général Stervinou a retranscrit les Archives de la juridiction du marquisat de la Roche et baronnie en Laz (procédures civiles et criminelles).

Autres lectures : « Joseph-Emmanuel Galloy, recteur (1781-1782) » ¤ « Site Internet des publications du CGHP » ¤« Noblesse de Tinténiac propriétaire du manoir du Cleuyou avant la Révolution » ¤ « BAFFAIT Bernard - Le Chevalier Kerstrat, Chouan des Lumières » ¤ « PÉRON Goulven - Cantiques de Kerdévot et de Pontdouar » ¤ 

[modifier] Gallois, curé du Grand Terrier

La nomination à Ergué-Gabéric est mentionnée dans les notes du général Germain Stervinou. Ce qui est savoureux est que la formulation dans les documents d'archives est : « nommé au "Grand TERRIER" » [2], suivi d'un « sic » dans la transcription ci-dessous :

« Le vendredi 2 novembre 1781 le procureur (Julien Jean MOREL) fait apposer les scellés sur les meubles laissés au presbytère par le recteur J.E. GALLOIS nommé au "Grand TERRIER" [2] (sic) ... ceci pour que "les biens sous scellés soient affectés par principe et préférence aux réparations manquantes et nécessaires aux maisons et dépendances de ce presbytère". »

 

Mais l'après-midi même de la pose des scellés, le recteur se rend illico à Laz en provenance du Grand Terrier [2], descend de son cheval, et se rend au presbytère accompagné de son frère Nicolas :

« Il monte au « cabinet du levant » et brise les scellés. Il remplit ensuite une grande valise de sacs d'argent, de papiers divers, et s'en retourne à cheval à Ergué. Craignant peu l'autorité publique, il revient le lendemain, et embarque d'autres biens. Le procureur ne peut que constater l’infraction : c'est un « crime grave » et une procédure criminelle, dont on ne connaît pas l'issue, sera engagée.

Le 31 décembre 1781, une expertise conclut que l'ancien recteur doit 129 livres 4 sols pour les réparations locatives du presbytère. Mais on l'accuse aussi d'avoir dérobé l'argent de la Fabrique : ses domestiques affirmeront en effet avoir vu le recteur retirer 4000 écus de la caisse.

Le recteur Joseph-Emmanuel Gallois décède un an seulement après son arrivée à Ergué, le 20 octobre 1782, à l’âge de 60 ans ».

[modifier] Les Tinténiac père et fils à Trévarez

Signalons aussi que l'article de Goulven Peron nous révèle que le successeur de Joseph-Emmanuel Gallois à Laz, Philippe Jacob, fut interrogé en 1791 par l'armée républicaine au château de Trévarez où venait d'avoir lieu un rassemblement de royalistes. Ces derniers étaient sous le commandement du chevalier de Tinteniac et son fils, une famille connue à Ergué-Gabéric comme propriétaire du manoir du Cleuyou.

Rapport du sieur Baudot, membre du directoire du district de Carhaix :

« d’après la conversation qu’il a eu avec les individus réunis à Trévarez, au château, hier au soir, le prétexte du rassemblement est une partie de chasse; que néanmoins M. de Tinténiac père s’est livré à lui confier qu’ils avaient à leur disposition 80 hommes très bons soldats. Le chevalier de Tinténiac a ajouté que si la descente des Anglais était réelle, ils étaient disposés à combattre contre eux avec 80 hommes, sauf ensuite à guider leurs affaires particulières ; qu’ils étaient au nombre de 40 hommes armés de fusils à deux coups et de pistolets, qu’il y avait de plus des femmes habillées en homme et armées. »

 

« D’après ce renseignement, nous avons requis le dit officier de faire rassembler sa troupe pour aller se joindre sur la grande route au détachement de la garde nationale de Carhaix qui devait arriver à cette époque. »

« Au rez-de-chaussée, nous avons trouvé des tables dressées dans les deux chambres basses, les débris d’un repas, et les deux domestiques de M. de Tinténiac qui m’ont déclaré que leur maître était venu avec une douzaine d’amis pour y chasser. Requis de donner leurs noms ils nous ont nommé M. de Tinténiac, son fils, MM. Beauvoir, Kerstrat, Briand, chevalier de saint- Louis de Quimperlé, Keranevel, Guernisac, Trémiso, Kerléau, d’Ampherney, Derval, Duvergier père et fils, Le Guével, prêtre non assermenté, qu’ils étaient partis pour Quimerc’h, aussitôt dîner. »

[modifier] Annotations

  1. À ses origines, la Sorbonne est un collège pour étudiants en théologie fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi saint Louis, ainsi nommé d'après son village de naissance, dans les Ardennes. Comme les autres collèges de l'université, il devait accueillir des pensionnaires pauvres qui y disposaient de bourses, ainsi que des étudiants non pensionnaires. Source : Wikipedia. [Ref.↑]
  2. Le Grand Terrier est une formulation en altération de Grand-Ergué (an Erge-Vras en breton) désignant autrefois la paroisse d'Ergué-Gabéric. Ce surnom familier de la commune est inscrit sur la « Carte de Cassini ou de l'Académie au 1:86400 de 1750-1790 ». [Ref.↑ 2,0 2,1 2,2]


Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric

Date de création : Juin2012    Dernière modification : 14.01.2015    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]