Pèlerinage de la LPDF et conférence bretonne à Kerdévot, Indépendant et Progrès 1907 - GrandTerrier

Pèlerinage de la LPDF et conférence bretonne à Kerdévot, Indépendant et Progrès 1907

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Catégorie : Gazettes
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§ E.D.F.

L'Indépendant du Sud-Finistère [1] et le Progrès du Finistère [2], défendant les idées et les intérêts des catholiques conservateurs, présentent la ferveur observée le dimanche 12 mai 1907, lors d'un pèlerinage de la Ligue Patriotique des Françaises [3] à Kerdévot, sur ce lieu connu pour son grand pardon [4] de septembre.

Merci à Pierrick Chuto [5] pour nous avoir fait connaître les conférences en langue bretonne de son grand-père Auguste.

Autres lectures : « CHUTO Pierrick - Auguste, un blanc contre les diables rouges » ¤ « CHUTO Pierrick - IIIe République et Taolennoù » ¤ « Espace Kerdévot » ¤ « La chapelle de Kerdévot » ¤ « Pèlerinage à Notre-Dame de Kerdévot, l'Impartial du Finistère 1871 » ¤ « Pardonerien e Kerdevot, Pardon à Kerdévot, Feiz ha breiz 1871 » ¤ « Kemperiz e Kerzevot, Quimpérois à Kerdévot, Feiz ha breiz 1870 » ¤ « Souvenirs du pardon de Kerdévot par Pierre Roumégou » ¤ « Le bleu Kerdevot, couleur des marines nationale et marchande d'autrefois » ¤ « Le pardon de Notre-Dame de Kerdévot » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

L'article du journal local « L'Indépendant du Sud-Finistère » [1] débute par une présentation des lieux : « À 10 kilomètres de Quimper, dans un site pittoresque de la belle commune d'Ergué-Gabéric s'élève une antique chapelle ... Au-dessus du maître-autel, s'élève un retable très remarquable qui attire l'admiration des archéologues. »

L'article aussi évoque les pèlerinages ou pardons récurrents [4] qui y ont lieu : « Chaque année, de pieux pèlerins viennent, dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, faire l'Heure Sainte à Kerdévot ... En Septembre, c'est le Pardon avec sa foule pieuse, mais aussi avec ses nombreux curieux, ses boutiques, ses attractions profanes. »

Et enfin, en ce dimanche de 1907 qui suit la fête de l'Ascension, un grand rassemblement est organisé à l'intention des « 14 communes les plus rapprochées de Kerdévot ... ; toutes les personnes qui voudront se joindre au pèlerinage y seront reçues avec bonheur. »

L'invitation est lancée par le Comité de la Ligue Patriotique des Françaises [3], une association nationale féminine très liée au départ au parti politique d'Alliance Libérale Populaire [6] et ensuite constituée en mouvement d'église en 1906. L'association est très active en Bretagne dans les manifestations de résistance aux expulsions des congrégations religieuses en 1902 et aux inventaires d'églises en 1906.

Le caractère féministe de la journée est néanmoins relatif car « Ce pèlerinage n'est pas exclusivement pour les ligueuses, les hommes sont aussi instamment priés d'y venir », et pendant les vêpres et le prône [7] « les hommes sont aux premiers rangs »

L'évènement se déroule dans les mêmes conditions que le grand pardon de septembre (cf annonce du 31 août dans le même journal) : messes matinales à partir de 6h, grand'messe de 10h, vêpres, processions avec bannières, costumes traditionnels, bénédiction, cantiques bretons ...

 

Le clou de la journée est la prestation en langue bretonne du prédicateur Auguste Chuto, popularisé par son petit fils Pierrick Chuto [5] dans un livre paru en février dernier : « c'est un glazik [8], M. Auguste Chuto, de Penhars, qui va parler ».

Le personnage est impressionnant, devant un auditoire de 5.000 pèlerins, en plein vent et sans micro, pendant une heure il prononce une allocution en breton très convaincante : « Point de plan académique, mais un faisceau d'idées, qu'il veut communiquer à ses pays, et, pour y arriver, son langage se fait persuasif, véhément, surtout ému. Il procède par comparaisons, images, et l'on voit tour à tour l'hypocrisie de nos gouvernants ... ».

Et l'émotion saisit les hommes : « Quand l'orateur dépeint les ravages de l’École athée, la guerre religieuse d'aujourd'hui et de demain, les inventaires, la chasse aux prêtres, les morts sans le secours de la Religion, le gâs breton dont l'instituteur officiel n'a pu éteindre la Foi, réclamant à cor et à cri un prêtre pour l'absoudre, et dans le désespoir de l'agonie, clamant le nom de sa mère : Mam ! ... Je vois bien des hommes, qui, furtivement, essuient une larme. »

L'article du « Progrès du Finistère » [2] retranscrit aussi l'émotion de l'auditoire : « M. Chuto, le conférencier breton dont le talent oratoire se passe désormais de tout éloge, a pris la parole devant un auditoire de 5000 personnes ... sous le charme de sa parole ardente, cinglante par moment pour les oppresseurs de la conscience française ... Les applaudissements nourris qui à chaque instant ont interrompu sa conférence lui ont montré qu'il avait été compris.  »

Pierrick Chuto, dans le tome 2 des « Cléricaux contre laïcs en Basse-Bretagne  » évoque le passage de son grand-père à Kerdévot : « Vers une heure, le ciel s’éclaircit enfin, mais le vent souffle si fort que, grimpé sur un tas de moellons et adossé à une étable, Auguste Chuto, l’orateur breton, doit élever la voix pour se faire entendre des cinq mille pèlerins. »


[modifier] 2 Transcriptions

15.05, Indépendant : Compte-rendu du pèlerinage

Notre-Dame de Kerdévot

À 10 kilomètres de Quimper, dans un site pittoresque de la belle commune d'Ergué-Gabéric s'élève une antique chapelle qui a vu de nombreuses générations venir prier Notre-Dame.

Quelles sont les origines de ce sanctuaire vénéré ? Elles sont peu connues, mais remontent à une époque fort reculée. En effet, M. de la Villemarqué écrit qu'au VIe siècle, une peste horrible détruisit la population d'Elliant, et d'après une tradition orale, très accréditée, il est dit que le fléau ne cessa qu'après des prières faites dans le sanctuaire de Kerdévot pour en être délivré.

Un fort beau Calvaire se dresse à côté de la chapelle et à l'intérieur de celle-ci, au-dessus du maître-autel, s'élève un retable très remarquable qui attire l'admiration des archéologues ; c'est un travail flamand de la fin du XVe siècle ou du commencement du XVIe. Il comprend 4 tableaux : La Nativité ; le Trépassement de Notre-Dame ; ses funérailles ; son couronnement ; au XVIIe siècle, on y ajouta l'Adoration des Mages et la Présentation.

Chaque année, de pieux pèlerins viennent, dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, faire l'Heure Sainte à Kerdévot ; à cette époque, la piété seule attire. En Septembre, c'est le Pardon avec sa foule pieuse, mais aussi avec ses nombreux curieux, ses boutiques, ses attractions profanes. Dimanche dernier, c'était un Pèlerinage qui venait animer ce site ordinairement solitaire.

Dès 5 heures du matin, les groupes, les véhicules de toutes sortes, sillonnent les routes et les sentiers conduisant à la chapelle, où les messes se succèdent sans interruption.

Voici Landudal qui arrive en procession, puis Langolen, puis Ergué-Gabéric avec Quimper et mes communes d'au-delà. Enfin, apparaît une bannière inconnue jusqu'ici. Elle est bien modeste, mais elle porte une fière devise : Prier, agir, souffrir ! C'est l'étendard de la Ligue patriotique des Françaises, de cette Ligue fondée par les femmes chrétiennes, pour former par leur union un rempart contre ceux qui veulent enlever la Foi à notre pays. Une peste plus dangereuse mille fois que celle d'Elliant au VIe siècle, ravage notre France ; c'est pour demander la force de résister à ce fléau que la Ligue patriotique a organisé ce pèlerinage.

À 10 heures, la grand'messe commence ; l'église est comble, la foule non moins nombreuse au dehors se masse près des portes, la pluie tombe, mais les Bretons la connaissent et ne s'en émeuvent pas. Après le prône [7] on écoute avec une religieuse attention les paroles éloquentes de M. l'abbé Breton, professeur à l'Ecole Saint-Yves.

Mais à 1 heure, voici qu'on se rassemble près de la chapelle, cette fois dehors ; on va entendre une conférence, c'est un glazik [8], M. Auguste Chuto, de Penhars, qui va parler. Le nombre des pèlerins a augmenté, ils sont maintenant plus de 5.000. Comment va-t-on organiser ce meeting d'un nouveau genre ? Très simplement, l'orateur voit d'où souffle le vent qui est devenu fort et a fait heureusement cesser la pluie, et lui tourne le dos, grimpe sur un tas de moellons, s'adosse à une étable. Devant lui, s'élèvent la chapelle et le calvaire, la foule se presse, les hommes sont aux premiers rangs, leurs costumes si variés offrent un coup d’œil d'un pittoresque achevé !

L'orateur procède de façon originale. Point de plan académique, mais un faisceau d'idées, qu'il veut communiquer à ses pays, et, pour y arriver, son langage se fait persuasif, véhément, surtout ému. Il procède par comparaisons, images, et l'on voit tour à tour l'hypocrisie de nos gouvernants francs-maçons, affectant la philanthropie, et ne se contentant pas d'expulser les frères et les bonnes sœurs mais les forçant à s'expatrier, à quitter le doux pays de France ... On croit voir leur vie pénible à l'étranger, leur mort solitaire, leur tombe abandonnée ... Quand l'orateur dépeint les ravages de l’École athée, la guerre religieuse d'aujourd'hui et de demain, les inventaires, la chasse aux prêtres, les morts sans le secours de la Religion, le gâs breton dont l'instituteur officiel n'a pu éteindre la Foi, réclamant à cor et à cri un prêtre pour l'absoudre, et dans le désespoir de l'agonie, clamant le nom de sa mère : Mam ! ... Je vois bien des hommes, qui, furtivement, essuient une larme.

La conclusion pratique de ce beau discours c'est la nécessité de l'union, d'une foi encore plus forte, plus éclairée, et la certitude absolue que nos modernes persécuteurs ne triompheront pas plus de l’Église que les Jacobins de 1793.

Mais, les vêpres sonnent, l'église ne suffit pas à contenir la foule, puis la procession se développe, longue, enthousiaste, au chant des cantiques bretons. La bénédiction du S. Sacrement termine cette belle fête d'où chacun revient plus fort, se sentant moins isolé ...

« Nous avons un cœur franc pour détester les traîtres
Nous adorons, Jésus le dieu de nos ancêtres ;
Les refrains d'autrefois, toujours nous les chantons
Non, nous ne sommes pas les derniers des Bretons ! »
[9]

 

11.05, Indépendant : Invitation au pèlerinage

Pèlerinage à Notre-Dame de Kerdévot

Demain, dimanche 12 Mai, aura lieu un Pèlerinage à Notre-Dame de Kerdévot, organisé par le Comité de la Ligue Patriotique des Françaises. Ce pèlerinage n'est pas exclusivement pour les ligueuses, les hommes sont aussi instamment priés d'y venir.

6 heure, 1re messe. La Sainte Communion sera donnée pendant la matinée.

8 heures, seconde messe.

10 heures, grand'messe.

1 heure, conférence bretonne par M. Auguste Chuto.

2 heures, vêpres, procession et bénédiction.

Le matin, à 9 h 1/4, on partira processionnellement du Reunik pour se rendre à la chapelle.

Les 14 communes les plus rapprochées de Kerdévot ont été invitées ; mais toutes les personnes qui voudront se joindre au pèlerinage y seront reçues avec bonheur.

Celles qui désireraient aller en voiture trouveront des places chez :

M. Le Corre, rue du Parc ; M. Saonter, place Saint-Corentin. Prix des places : 2 fr, aller et retour.

En s'adressant à Mme Le Roy, rue des Halles, on pourra se procurer un certain nombre de places de voiture à 1 fr, aller et retour.

13.05, Indépendant : La Ligue Patriotique des Françaises

Ligue patriotique des françaises.

Le Comité de Quimper, organisateur du pèlerinage de N. D. Kerdévot dimanche dernier, remercie ses dévouées zélatrices de Quimper et des communes qui ont pris part à cette manifestation de Foi, du concours dévouée qu'elles lui ont prêté et qui en ont assuré le si beau succès. Il adresse des remerciements tout particuliers aux zélatrices d'Ergué Gabéric et M. le Recteur dont le concours et l'appui lui ont été si précieux. Le Comité est profondément reconnaissant à M. Chuto de sa magnifique Conférence et prie N. D. de Kerdévot de se charger de lui payer sa dette et de répandre aussi ses meilleurs bénédictions sur M. Henri Coadou, l'orateur infatigable qu'une pénible circonstance avait empêché de parler dimanche.

17.05, Progrès : le talent oratoire du conférencier

Ergué-Gabéric - Pèlerinage à Kerdévot

Le pèlerinage organisé, dimanche dernier, par la Ligue patriotique des Françaises a attiré à Kerdévot une foule considérable, malgré les menaces de pluie d'un temps incertain.

Des messes ont été célébrées dans l'antique chapelle si vénérée, à 6 et 8h. À 10 heures la grand'messe a été chantée par M. l'abbé Jaouen, professeur à l'Ecole St-Yves. M. l'abbé Breton du même établissement y a prononcé une allocution que l'auditoire a beaucoup goûtée.

À 1 h 1/4, M. Chuto, le conférencier breton dont le talent oratoire se passe désormais de tout éloge, a pris la parole devant un auditoire de 5000 personnes réunies au cimetière (NDLR: sur le placître plus précisément). Pendant près d'une heure, il a tenu cette foule sous le charme de sa parole ardente, cinglante par moment pour les oppresseurs de la conscience française. L'indignation causée par les expulsions de ces dernières années a trouvé en M. Chuto un interprète ému et communicatif. Les applaudissements nourris qui à chaque instant ont interrompu sa conférence lui ont montré qu'il avait été compris.

31.08, Indépendant : Annonce du grand pardon

Dergué-Gabéric. Le grand pardon de N.D. de Kerdévot.

Il aura lieu le dimanche 8 Septembre. La veille, samedi 7, à 4 h. 1res Vêpres suivies de la procession et de la bénédiction du Tr. St Sacrement.

Le dimanche 8, à partir de 5 h les messes se suivent d'heure en heure jusqu'à 10h.

À 10 h, procession solennelle, grand'messe chantée par M. Balanant recteur de Penhars, sermon par M. Portier recteur du Juch.

À 3 h. Vêpres suivies de la procession et de la bénédiction de Tr. St Sacrement.

Le Samedi, de 2 heures du soir à 6 h, et le dimanche, de 5 h, du matin à 10 h, des confesseurs sont à la disposition des pèlerins.

Le jour du grand pardon, les fidèles qui visitent la chapelle de Kerdévot et y prient à l'intention du Souverain Pontife, peuvent, aux conditions ordinaires (confession et communion) gagner une indulgence [10].

[modifier] 3 Coupures de presse

[modifier] 4 Annotations

  1. L'hebdomadaire « L'Indépendant du Sud-Finistère », suite de L'Action libérale de Quimper, paru entre 1906 et 1908, défend les idées conservatrices et catholiques. [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. L'hebdomadaire « Le Progrès du Finistère », journal catholique de combat, est fondé en 1907 à Quimper par l'abbé François Cornou qui en assurera la direction jusqu'à sa mort en 1930. Ce dernier, qui signe tantôt de son nom F. Cornou, tantôt de son pseudonyme F. Goyen, ardent et habile polémiste, doté d'une vaste culture littéraire et scientifique, se verra aussi confier par l'évêque la « Semaine Religieuse de Quimper ». [Ref.↑ 2,0 2,1]
  3. La Ligue patriotique des Françaises est une association féminine créée en 1902 après scission de la Ligue des Femmes Françaises. Ralliée au parti politique de l’Action libérale populaire, les ligueuses (appelées aussi « zèlatrices ») seront très actives dans les manifestations de résistance aux expulsions des congrégations religieuses en 1902 et aux inventaires d'églises en 1906. la LPDF est signalée en juin 1903 par La Semaine Religieuse du diocèse de Quimper et de Léon. Après 1906, la LPDF s'oriente vers mouvement d’Église ; l'abandon de la référence à l'ALP est officialisé en novembre 1908 pour le Finistère. [Ref.↑ 3,0 3,1]
  4. Pardon, s.m. : forme de pèlerinage principalement rencontrée en Bretagne. Un pardon est organisé à une date fixe récurrente, dans un lieu déterminé et est dédié à un saint précis. Le pardon comporte une messe et une procession en extérieur vers un lieu sacré suivant un parcours déterminé. Les reliques ou représentation du saint et les bannières font partie de la procession. Source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1]
  5. Pierrick Chuto, passionné d'histoire régionale, auteur de nombreux articles (Le Lien du CGF, La Gazette d'Histoire-Genealogie.com ... ) et de cinq livres sur le Pays de Quimper : § [ses publications] . [Ref.↑ 5,0 5,1]
  6. L'Action libérale ou Action libérale populaire (1901-1919) est un parti politique français de la Troisième République représentant les catholiques ralliés à la République. L'ALP a été fondée en 1902 par Jacques Piou et Albert de Mun, anciens monarchistes ralliés à la République à la demande du pape Léon XIII. L'Action libérale était le groupe parlementaire d'abord constitué en groupe des Républicains indépendants dont fut ensuite issu le parti politique, avec l'adjonction du terme populaire pour signifier cet élargissement et éviter l'épithète catholique. [Ref.↑]
  7. Prône, s.m. : lecture faite par le prêtre, en chaire, après l’évangile, à la grand-messe. Le prône comporte des prières en latin et en français à l'intention des vivants, à commencer par le Roi, et des défunts ; parfois, mais pas toujours, une homélie commentant les lectures du jour ; et enfin une série d'annonces concernant les fêtes et les jeûnes à venir, les bancs de mariage, les monitoires de justice, les ordres adressés par le Roi, etc. On comprend ainsi que ce prône peut être fort long, mais il est essentiel pour la cohésion de la communauté paroissiale et pour la communication du haut en bas dans le royaume. Source : Dictionnaire de l'Ancien Régime. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1]
  8. Glazik, sm et adj. : associe le terme Glaz qui signifie bleu en breton au diminutif -ik et désigne la couleur bleue du costume traditionnel masculin du pays quimpérois. Le pays Glazik (Ar Vro C’hlazig en breton) est un pays traditionnel de Bretagne regroupant quelques communes autour de sa capitale, Quimper, également capitale de Cornouaille : Briec, Cast, Coray, Édern, Ergué-Gabéric, Gourlizon, Guengat, Kerlaz, Landrévarzec, Landudal, Langolen, Le Juch, Leuhan, Locronan, Ploéven, Plogonnec, Plomelin, Plomodiern, Plonéis, Plonévez-Porzay, Pluguffan, Quéménéven, Quimper, Saint-Nic, Saint Evarzec, Trégourez.  [Terme BR] [Lexique BR] [Ref.↑ 8,0 8,1]
  9. Poème « Marie » de Brizeux. La ponctuation et le texte sont normalement « Nous avons un cœur franc pour détester les traîtres, Nous adorons Jésus, le dieu de nos ancêtres, Les chansons d’autrefois toujours nous les chantons ! Oh ! nous ne sommes pas les derniers des Bretons ! ». Et les deux vers suivants qui concluent le poème : « Le vieux sang de tes fils coule encor dans nos veines, Ô terre de granit recouverte de chênes ! » [Ref.↑]
  10. Indulgence, s.f. : en religion catholique, rémission totale (indulgence plénière) ou partielle (indulgence partielle) des peines temporelles (temps de purgatoire) dues aux péchés déjà pardonnés, accordée par l'Église. Expression : Gagner des indulgences. "Le promeneur qui, au pied du calvaire, dit un Pater et un Ave, a droit à quarante jours d'indulgences" (Renard, Journal,1906, p. 1070). Source : TLFi. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Coupures de presse relatant l'histoire et la mémoire d'Ergué-Gabéric

Date de création : Août 2016    Dernière modification : 27.12.2017    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]