René-Marie Le Bihan (1888-1915), soldat du 2e RIC - GrandTerrier

René-Marie Le Bihan (1888-1915), soldat du 2e RIC

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Catégorie : Personnages
+ Poilus
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Un soldat de 26 ans mort à Souains Perthes-Lès-Hurlus dans la Marne le 25 septembre 1915, le jour même de la toute première offensive lors de la seconde bataille de Champagne [1].

On trouvera ci-dessous la relation de cette journée dans l'ouvrage « Campagne 1914-1918 - Historique du 2e Régiment d'Infanterie Coloniale », ainsi que les infos généalogiques et biographiques du soldat René-Marie Le Bihan.

Autres lectures : « Portail des Poilus de 1914-18 » ¤ « Jean-Marie Le Bras (1894-1915), soldat du 64e RI » ¤ « Corentin Le Gall (1893-1915), soldat du 116e RI » ¤ « Jean-Louis Bihannic (1890-1915), soldat du 116e RI » ¤ « 1915-1919 - Cahier de campagne du brigadier fourrier Pierre Tanguy » ¤ « DOUGUET Jean-François - Etienne Le Grand, un regard breton dans la Grande Guerre » ¤ « DOUGUET Jean-François - Ergué-Gabéric dans la Grande Guerre T1 » ¤ « DOUGUET Jean-François - Cornouaillais dans la Grande Guerre T2 » ¤ 


[modifier] 1 Résumé biographique

Fiche de poilu mort en 1915 [2] :

  • Naissance le 11 mai 1888 à Ergué-Gabéric.
  • Fils de René-Marie Le Bihan et de Jeanne-Marie Quintin.
  • Célibataire.
  • Soldat 2e classe dans le 2e Régiment d'Infanterie Coloniale.
  • Matricule 011526 au Corps.
  • Matricule 1004 au recrutement de Quimper.
  • Tué à l'ennemi le 25 septembre 1915 à Souains Perthes-Lès-Hurlus (51).
  • Jugement du tribunal de Quimper du 18 mai 1921.
  • Registre de décès d'Ergué-Gabéric n° 25 du 24 mai 1921.
  • Inscrit sur le portail Mémoires des Hommes.
  • Mention « LE BIHAN R. Kersaux » sur le Monument aux Morts d'Ergué-Gabéric.
  • Photo sur la plaque commémorative des 32 morts au champ d'honneur. [3]
 

Compléments généalogiques :

René Le Bihan est né à Kersaux où son père était agriculteur et sa mère ménagère. Ses parents se sont mariés le 8 mai 1887, son père étant né gabéricois et sa mère briécoise.



[modifier] 2 Tué à l'ennemi

Le généralissime Joffre, chef de l'armée française, en lançant les grandes batailles de Champagne de 1915 [1], se justifiait par une formule : « Je les grignote ». Cette stratégie eut comme conséquence un bilan humain terrifiant : plus de 320.000 morts du côté français.


L'Historique de campagne du 2e RIC décrit ainsi l'assaut du 25 septembre 1925 : « À 9 h. 15, les vagues sortent des tranchées, franchissent les ouvrages du Palatinat et de l'entonnoir [4] de Souain, les groupes de nettoyeurs de tranchées dégagent les ouvrages. Une lutte homérique s'engage ».

Et le bilan humain est : « Pertes pendant les journées des 25, 26, 27 et 28 septembre : Officiers = 7 tués, 15 blessés, 4 disparus ; Troupe = 46 tués, 345 blessés, 538 disparus ».

On peut voir sur la carte ci-dessous (source chtimiste.com) que, le 25.09.1915, la ligne du front français à Perthes est juste derrière celle de Tahure et Souain.

(cliquer pour agrandir)

Les trois autres gabéricois décédés ce même 25 septembre 1915 dans le même secteur de la Marne :

Et quelques jours plus tard : François Cloarec (29.09.1915, Perthes), Yves Riou (04.10.1915, Tahure), Pierre Marie Poriel (06.10.1915, Mesnil-Lès-Hurlus)

 

L'Historique du 2e Régiment d'Infanterie Coloniale pour la journée du 25 septembre 1915 (transcription Paul Chagnoux) :

CHAMPAGNE (Moulin de SOUAIN)

25 septembre 1915.

Au petit jour, le régiment s'est formé pour l'attaque, 1er et 2e bataillons en ligne formant vagues d'assaut, 3e bataillon formant réserve de D.I., est dans les boyaux Alsace-Gascogne, à 600 mètres au sud de Souain.

À 9 h. 15, les vagues sortent des tranchées, franchissent les ouvrages du Palatinat et de l'entonnoir [4] de Souain, les groupes de nettoyeurs de tranchées dégagent les ouvrages. Une lutte homérique s'engage : le sergent Bloch, après un dur combat, se trouve complètement entouré d'ennemis.

Un officier allemand lui commande de se rendre en lui promettant qu'il ne lui sera fait aucun mal. « Jamais ! » répondit Bloch en épuisant les grenades qui restaient dans ses musettes. Au même moment, une balle vint le frapper en pleine tête et le tua net. Un de ses hommes grièvement blessé à ses côtés et abandonné par les Allemands, a fait le récit de cette héroïque aventure.

Les vagues franchissent les tranchées Von Klück- Odalisques, montent au delà du bois Guillaume II, atteignent les bois 17, 18 et 38.

Dès le déclenchement de l'attaque au nord de l'Ain, arrive l'ordre d'attaquer la tranchée d'Altons, le bois des Bouleaux, encore occupés par des tirailleurs ennemis qui tirent sur les éléments de nos troupes qui les ont dépassés, puis de continuer la marche en avant.

Aux 1er et 2e bataillons, les unités mélangées tiennent sur leurs positions. Le lieutenant-colonel blessé et évacué est remplacé par le chef de bataillon Lovizit, qui prend le commandement du régiment et s'installe au bois Guillaume II, où le 3e bataillon s'établit également en bivouacs. Le 67e de ligne occupe le terrain entre le bois Guillaume II et la tranchée des Odalisques.

26 septembre

Deux secteurs sont formés : A droite, 2e brigade ; A gauche, 1re brigade. La limite entre les deux secteurs est continuée par une ligne allant de 606 à la cote 179, près du bois 50. La mission est d'organiser la position conquise et de tenir coûte que coûte.

Pertes pendant les journées des 25, 26, 27 et 28 septembre :

  • Officiers : 7 tués, 15 blessés, 4 disparus ;
  • Troupe : 46 tués, 345 blessés, 538 disparus.

[modifier] 3 Annotations

  1. La première bataille de Champagne est une offensive des armées françaises contre les armées allemandes en région Champagne lors de la Première Guerre mondiale qui commence le 14 décembre 1914 et se poursuit jusqu'au 17 mars 1915. La seconde bataille de Champagne est une bataille qui oppose du 25 septembre 1915 au 9 octobre 1915, les troupes françaises et les troupes allemandes dans la mêle région de Champagne. [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. Cahier n° 1 d'Arkae « LEMOINE Marie-Annick & LE GRAND Nicole - Souvenons-nous de nos poilus » ¤ . [Ref.↑]
  3. Plaque commémorative des « Morts au camp d"honneur » relevée dans le cahier n° 1 d'Arkae « LEMOINE Marie-Annick & LE GRAND Nicole - Souvenous-nous de nos poilus » ¤ . [Ref.↑]
  4. Entonnoir, s.m. : généralement employé pour désigner l’excavation, souvent importante, produite par l’explosion d’une mine. Désigne aussi un trou d’obus particulièrement large. On parle de la « lèvre » d’un entonnoir pour désigner rebord qui fait saillie sur le terrain suite à la retomb ée de terre, généralement disputé avec l’ennemi aussitôt après l’explosion de la mine. Source : CRID14-18. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1]


Thème de l'article : Histoire d'une personnalité gabéricoise

Date de création : Février 2014    Dernière modification : 2.05.2016    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]