Rouillen, ar Rouilhenn - GrandTerrier

Rouillen, ar Rouilhenn

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Forme française Rouillen
Forme bretonne ar Rouilhenn
Signification "éboulis, chemin glissant du à l'affleurement de terre à charbon"
Décomposition Ruilhenn basé sur le verbe « Ruilhal » ou Ruihañ, "rouler".
Relevés 1656, 1914, 1946

[modifier] 1 Références et géolocalisation

Coordonnées géographiques 47° 59' 46.05" N 4° 3' 46.07" W (lat. 47.996125, long. -4.062796)
Cartographie du lieu-dit « Géo.Rouillen »
Documents généraux « Cartographie, cartes anciennes » ¤  « Index des toponymes » « Étude de Bernez Rouz sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric » ¤ « Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes » ¤ 
Autres lectures.   « 1791 - Rattachement à Ergué-Gabéric de Kerampensal, Cleuyou et Kerelan » ¤ « Souvenirs des fermes en activité au Rouillen, par Youenn Quillec » ¤ « Cap sur l'an 2000 - 2 - Rouillen, OF-LQ 1987 » ¤ « Archives du Cleuyou » ¤ 

[modifier] 2 Explications toponymiques

La Terre Noire, compte-rendus de de conseils municipaux entre 1800 et 1850

 

Le Rouillen, orthographié « Ruillen », y a pour dénomination « la terre noire » ou « chemin noir ». Au-dessus de la barrière du Cleuyou, sur une longueur de 800 pieds (300 mètres), le passage est étroit, et les fossés sont « entièrement comblées par les terres qui s'y éboulent ». Cette terre noire est vraisemblablement due à l'affleurement en surface de la terre à charbon, comme au même lieu-dit de Penhars.

Ce qui concorde avec le fait qu'en 1752, le géologue Mathieu de Noyant dirigea les premières fouilles de recherche de gisement de charbon vers le chemin de Coray et un puits de 67 mètres [1] fut creusé près du pont du Cleuyou . Et à cause de la pente et de la nature du sol fait de terre à charbon, on y glissait très probablement comme l'indique le toponyme breton « Ruillen » issu sans doute de « Ruihañ ou « Ruilhal » ("rouler").

Sous les dates du 9, 15 novembre, 19 décembre 1810 et 22 janv 1811

Considérant qu'il est urgent et même indispensable d'ouvrir deux communications en élargissant complètement deux chemins connus sous la dénomination de chemin noir du Cleuyou et de chemin couvert de la Salle Verte.

Considérant que ces chemins offrent un passage très resserré d'ailleurs extrêmement difficile et même dangereux et en ce moment impraticable pour les voyageurs.


Ce jour 20 février 1817, nous Jérome Crédou, maire, Jean Riou adjoint, François Nédélec et Yves Kergourlay, conseillers municipaux, nous étant transporté dans notre route vicinale à l'effet de vérifier (...) de la dite route susceptibles de réparations urgentes, avons remarqué que, sortant de la route de Rosporden à l'entrée de la route vicinale il se trouve une ornière, contenant environ vingt quatre pieds de superficie qui demande à être comblé en pierre ; (...)

Que le chemin de la terre noire autrement dit le Ruillen commençant à la barrière du Cleuyou et finissant à la garène de Kerelan, long d'environ 800 pieds, demande une prompte réparation ; les douves qui y étaient établies sont entièrement comblées par les terres qui s'y éboulent, les eaux ont pris leur course par le milieu du chemin, se dégradent et se rendront bientôt impratiquables.


Du 7 septembre 1829

Séance du conseil municipal de la commune d'Ergué-Gabéric assemblée en vertu du bulletin administratif de Monsieur le préfet, en date du 10 août dernier, pour marquer la largeur proximative des routes vicinales de cette commune. La route de Quimper à Coray a de longueur 7200 mètres. Et la route de Pont elvenon commence à la Croix de St André termine au pont elvenon elle comprend de longueur 1800 mètres. La route de Quimper à Cauray dans la terre noire [1] elle n'a que 4 mètres de largeur, sur une longueur de 68 ~m


Dans le Cahier n° 9 d'Arkae publié en 2007, Bernez Rouz explique l'origine du lieu-dit comme suit :

 

Le Rouillen (Ar Rouilhenn)

Orthographe Année Source (cf. ) Référence, côte
Rouyen 1656 Registre d'Ergué-Armel [2]
Rouillen 1914 A.C.E-G. boite 1024 n° 25
Rouillen 1946 I.N.S.E.E. Nomenclature
Le Rouillen 2000 I.G.N. Carte O519 ET

Ar Rouilhenn est un lieu d'éboulis de galets. Le nom vient de ruilhañ, rouler. Ce lieu-dit qui a pris une grande extension depuis les années 1960 pour devenir l'un des trois grands quartier habités de la commune est sur une butte, ce qui ne correspond pas à un lieu d'éboulis qui serait plutôt en contrebas. La graphie Rouilhenn en breton a été officialisées sur les panneaux de la voie expresse. Mais le nom est unique et nous n'avons pas de comparaison possible dans d'autres communes.


Pour le lieu-dit, Bernez Rouz avance l'explication suivant dans son mémoire en breton (et son résumé en français publié en 1980) :

 

1 - ANVIOU O TENNAN D'AN UHELDER

k) RUN

-- Rouillen  Image:ArRouillen-Phonétique.jpg (Ar Rouillenn).

Disheñvel eo kudenn Rouillen lec'h n'eur ket sur da gavout RUN dindan e stumm RU. Ur Ruyen a zo en Edern e lec'h 'vije tu gwelet RUN + YEN war ar memes skouer ha Ker Yen ha Prat Yen. Eus un tu all ez eo posubl e vije aze ur ROZ + YEN, Roz a vez distaget Image:Ruz-Phonétique.jpg. Ha kouezhet vije ar Z : Rouz(z)yen ?

Tanguy (1) a zispleg Ruillen gant "lieu où coulent les galets, éboulis". Er Rouillen (Gwidel), Ruillan (Roskañvel) ... Gwirheñvel e c'hell bezañ war word ar mor, ne welan ket pelec'h e vije ar mein disac'het evit ar Rouillen-mañ.


AR ROUILLEN : ?


Albert Deshayes & France Favereau Page 151 du dictionnaire des noms de lieux bretons, Albert Deshayes avance une autre explication :

 

PARTIE "Décrire la nature"

CHAPITRE "Les chemins et les lieux divers"

Roui "chemin jonché de chaume" pourrait se retouver dans Le Rouillen en Ergué-Gabéric (29), Rouyen en 1656.


France Favereau donne les définitions suivantes pour le substantif "Roui" :

 

cour : roui, cour à litière

roui : g. -où cour (de ferme), & (pl) chemin jonché de chaume

[modifier] 3 Annotations

  1. Cf article « Quimper, bassin houiller ? », publiées dans les chroniques "Grenier de la mémoire" des Archives municipales de Quimper. [Ref.↑]
  2. Cité par Albert Deshayes dans son Dictionnaire topographique du Finistère. [Ref.↑]