ST CHARLES BORROMÉE Alexandre (de), Le voiage de Rennes à Brest et son retour - GrandTerrier

ST CHARLES BORROMÉE Alexandre (de), Le voiage de Rennes à Brest et son retour

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ST CHARLES BORROMÉE (Alexandre / de), Le voiage d'Alexandre de Rennes à Brest, et son retour de Brest à Rennes, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Rennes, 1669, ISBN N/A
Titre : Le voiage d'Alexandre de Rennes à Brest, et son retour de Brest à Rennes
Auteur : ST CHARLES BORROMÉE Alexandre / de Type : Livre/Brochure
Edition : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine Note : -
Impression : Rennes Année : 1669
Pages : 27 Référence : ISBN N/A

[modifier] Notice bibliographique

Liasse d'archive

Première page

Page 22

C'est l'historien Arthur de La Borderie [1] qui a découvert cette pièce conservée dans le fonds des Carmes des Archives départementales de Rennes, et fait publié en 1884 un extrait dans l'Anthologie des poètes bretons du 17e siècle d'Olivier de Gourcuff, sous le chapitre "Père Alexandre" [2].

Ce père est un frère carme, Alexandre de Saint Charles Borromée de son nom de religion, étudiant en théologie au couvent des carmes de Ploermel en 1669. Après quelques remontrances de la part de ses supérieurs, il est au couvent de Dol en 1672 et à Rennes en 1673. À la fin décembre 1673 il part de Rennes pour quelques mois en voyage en basse-Bretagne jusqu'à Brest et raconte ses aventures dans ces 1538 vers de huit pieds, dans un cahier cousu de 27 pages et calligraphiée d'une très belle écriture.

Il part en voyage car sa position de frère des Carmes est très discutée par les autorités de son ordre, du fait d'indiscipline, falsification de signature de révérend, port d'épée et de pistole, déplacement non autorisé, vers et chansons « satyriques ». En mai 1672 sa lettre de défense est signé « Très humble et plus soumis religieux, Carme indigne ». Mais cette résignation ne suffira car d'autres accusations seront postées contre lui avant son départ, notamment une accusation de geste déplacé sur une carmélite.

Il quitte Rennes le 20 décembre 1673, et parcourt à pied, cheval et bateau, s'arrêtant dans des monastères ou des gîtes offerts par des hôtes généreux tout au long de ces étapes : Mordelles, Plélan-le-Grand, Beignon, Ploermel,Vannes, Auray, Port-Louis, Hennebont, Quimperlé, Quimper, Pont-l'Abbé, Quimper, Langolen (Trohanet), Quimper, Locronan, Lanvaux, Brest, Le Releck-Kerhuon (Lossulien, Keréon), Landerneau, Daoulas, Lopérec (Keranhoat), Irvillac (Trounevezec), Hanvec (Kerviler), Quimper, Ergué-Gabéric (Kerfors), Langolen (Trohanet), Ergué-Gabéric (Kerfors, Kerdévot), Quimper, Edern (La Boissière), Briec (Kerobezan, Sainte-Cécile), Laz (Trévarez), Gourin (Tronjoly), Motreff (Brunolo), retour Rennes vraisemblablement courant juin 1674.

La datation est rendue possible par les nombreux événements rapportées qui ponctuent ses rencontres, notamment l'enterrement du chanoine Vincent de Kerouartz à Daoulas le dimanche des rameaux, et la difficile introduction du nouveau recteur Marc Tanguy à Edern.

Le double passage par Ergué-Gabéric est marqué par une relation presque fraternelle avec Jean de La Marche, seigneur de Kerfors qu'il rencontre lors de l'aller vers Brest, et chez qui il séjourne à son retour au moment du pardon de Kerdévot une semaine après Pâques [3].

Les vers à la gloire du seigneur de Kerfors (page 8) : « J'y vy, ah ! l'illustre que c'est Jan de La Marche, arrest, arrest, Quoique j'en parle dans la suitte Il ne faud pas que je le quitte À ce moment sans l'embrasser, Je t'embrasse sans me lasser Mille et mille fois mon La Marche Tu auras bien part en ma parche, Mes vers rendront ton nom connu Lorsque le temps sera venu ».

Le pardon de Kerdévot (page 22) : « De ce lieu nous nous transportons Pour voir ce grand amas de monde Qui dans ce lieu ce jour abonde ; Un nombre de processions Font icy leurs incessions ; Je me souviens de trois ou quattre, Que je nommeray pour m'ébattre : Ellian, et Landrevarzec, Les deux Ergué, surtout Briec, Qui vient enseignes déployées ».

Ce qui frappe dans le récit du frère Alexandre tout au long de sa villégiature, c'est la part importante accordée aux ripailles et libations : « Si je voulois faire rappord De la vie qu'à Kerfors on meine Tout le long de cette sepmaine D'un an je ne serois au bout On mange, boit, joüe, somme tout ».

Globalement le poète n'est pas avare de compliments sur ses hôtes gentilshommes, prêtres, abbés ou militaires, mais ce n'est pas toujours le cas, on le sent très libre dans ses appréciations, parfois mêmes œcuméniques comme au fort Louis près de Lorient : « Ce capitaine valeureux, Me fournit son lit, et sa table, Jamais huguenot plus aimable ». Cette liberté de ton fait que le document apporte indiscutablement un éclairage inédit et non encore exploité sur la Bretagne du 17e siècle.

Autres lectures : « GOURCUFF Olivier (de) - Anthologie des poètes bretons du 17e siècle » ¤ « Les de La Marche, nobles de Kerfort et de Lezergué, 17e-18e siècles » ¤ « La chapelle de Kerdévot » ¤ « Le pardon de Notre-Dame de Kerdévot » ¤ 

[modifier] Transcription

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Page 1 :

Le voiage d'Alexandre de Rennes à Brest, et son retour de Brest à Rennes

Il n'est pas tard ? à la bonheur,
Il faut donc avant que je meure
Satisfaire à tous mes amis
Qui m'ont expressément commis
De réduire en vers le voyage,
Le chemin, le pèlerinage,
La route, les tours, et détours,
Que j'ay fait depuis plusieurs jours,
Je dirois bien plusieurs semaines
Avec les travaux, et les penes
Qu'ont en hyver les voyageurs
Ecoutez tous mes auditeurs
Ce fut le vintiême décembre
Que je quittay convent, et chambre,
Supérieur et Religieux
Jettant des larmes par les yeux,
(un homme qui a le cœur tendre
ne scauroit jamais s'en deffendre)
Des amis en firent autant
Voyans Alexandre sortant
Ce pauvre Carme faire gille
De son convent, et de sa ville,
Froc en teste, baston en main,
Par bonheur d'âme, et de corps sain,
Ce que n'a pas toute personne,
Qui ne l'a pas, Dieu le luy donne.
Bon pied, bon œil, bon appétit,
Mais d'autre part argent petit,
Ma disposition estoit belle
[4] Quand je vins le soir à Mordelle ;
Tout le chemin une forte eau
Passa de ma robbe à ma peau,
Le feu donc m'estant nécessaire
Fut ce que d'abord je fis faire


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Page 8 :

J'avois donc dit qu'à Trohanet
J'eus du plaisir tout pur et net
[18] Ce qui est vray, poussons l'histoire
Pendant que nous avons mémoire,
Je rentrez à Quimper mercredy
Où je fus jusqu'au samedy,
J'y disnay à mon arrivée
Avec la compagnie trouvée
Chez Lancelin le Cavalier
Le séneschal fut le premier
Auquel je fis la révérance,
Puis heureux dans ma connoissance
J'y vy, ah ! l'illustre que c'est
Jan de La Marche, arrest, arrest,
Quoique j'en parle dans la suitte
Il ne faud pas que je le quitte
À ce moment sans l'embrasser,
Je t'embrasse sans me lasser
Mille et mille fois mon La Marche
Tu auras bien part en ma parche,
Mes vers rendront ton nom connu
Lorsque le temps sera venu,
Mais pour à présent je te quitte
Je m'envas faire une cisite
À la Cordiale Belair.
Vit-on jamais de jour plus clair
Que cet angelique visage
Qu'entoure un ténébreux veûvage ?
Son éclat est presque pareil
Aux nuées que perce un bau soleil,
Et ce n'est rien que ce visage
Au prix de son noble courage,
De son cœur fort et généreux,
De son esprit tout lumineux,
Et de l'admirable innocence
Qui brille de sa conscience,
Je passe chez elle trois jours
Trois jours que je trouvay très cours
À raison de la grande chère
Qui procédoit d'un cœur de mère ;
Elle fait pour m'entretenir
Son cousin des marests venir
Homme aussi civil et honneste
Que soit aucun qui porte en teste,
Bonnet, carapouse, ou chapeau,
En deux mots, il est bon, et beau ;
Le samedy venu je fille
Du jeu de paume dans ville,
Je prie le sieur de Lancelin
De me prester un guiledrin
Pour me porter chez un noble homme,
J'eus ce cheval, tout ainsi comme


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Page 20 :

Avant de flairer ce potage
Et eust perdu le nom de Sage [40]
Regarder qu'il est bien coiffé,
Qu'il est jolimant attifé,
Voyez vous sa figure ronde ?
C'est ainsi qu'est celle du monde
Aussi ce potage est chery
Du monde, et en est favory,
Pour faire nostre amour connaitre
Prenons l'enfant qui vient de naître,
Mangeons de chère ce poupon,
Venez çà mon petit bedon
Glisser nous sans qu'on nous écoute
Coulant dans mon sein goutte à goutte
Prenez garde mon séneschal
De faire au poupon aucun mal,
Car il n'est rien de plus aymable
En naissant il est serviable ;
En dieu mignon, le sénéchal
Aura de mon soing principal,
Je prie mon Dieu qu'il nous maintienne
Du moins jusqu'à l'année prochaine
Et nous tous en bonne santé
Agneau paschal bien augmanté
Par mes vers pour marquer l'estime
Que j'ay de nous mon cher minime
[41] J'espère pourtant qu'à Kerfors
C'est à grand regret que je sors
Chez nostre illustre de La Marche
Nous renoüerons nouvelle attache,
Ce lieu Kimper pour ces jours gras
Je croy que tu ne me voiras
Je seray tousjours chez La Marche
Du jus de ce bon patriarche
Qui passa sans boire les eaux
Nous prendrons, mangeant des agneaux
C'est ainsi qu'à Pasque on se traitte,
Bourgneuf qui sort de la retraite,
Le frère du sieur de Quilien
N'est empesché par aucun lien
De faire faire tout comme les autres
Trois beaux jours il fut un des nostres
Et s'en ala le mercredy
C'est le jour devant le jeudy ;
[42] Ce propre jour nous prist envie
D'aler passer un peu la vie
Chez Gabetière à Trohanet
La Marche et moy sur son bidet ;
Y entrant les portes ouvertes
Les testes furent découvertes,
Lorsque messieurs les habitans
Saluèrent les arrivans,
Et les arrivans saluèrent
Ces messieurs qui les abordèrent,
Après Madame on salüa
Pour le bon temps d'allélüa
Et à la belle Demoiselle
On souhaita la saison telle
Pour ce qui esr du cher Joson
Il estoit bridé comme Oyson
Un chien ayant pris de sa patte
De sa pêuve chair délicatte
Dont il emporta le morceau
Ce mal me fist verser de l'eau
Car j'ayme Joson Gabetière
Tout autant que mon âme entière

Page 21 :

Mercredy, jeudy jusqu'au soir
Morbleu qu'il nous eust fait bauvoir ?
Les deux sieurs de la gabetière
Jan de La Marche, moy derrière
Verser, couler, vuider, trinquer
D'un jambon caresme morguer,
De ces chères je veux me taire
On scait bien qu'on ne peut pas faire
Mauvaise chère avecque ceux
De chez lesquels nous vinsmes deux
Le jeudy qu'il estoit basse heure
[43] À Kerfors dans nostre demeure
Nous passâmes les jours derniers
À faire comme les premiers
Excepté que, faute de poule
Nous mangions les œufs à la foule,
Jamais de la vie on ne vid
Ainsi que faisoit Jan mon hoste
Du fin matin tous il les oste
Et si je veux des œufs manger,
Je suis contraint pour menanger,
De les tirer de l'eau bouillante
Dans le temps que la gouvernante
Et maistre Jan ont dos tourné
Que j'en ay de mesme enfourné ;
Depechons, verons au dimanche
Le Dominica en comblis
La Marche prend son habit gris,
Et moy qui prens à l'ordinaire
Ce qui m'est le plus nécessaire
Pour ne devenir pas frilleux
C'est mon habit religieux,
Cela fait nous disons la messe
Car le pardon prochain nous presse
[44] Qui se tient dans le lieu dévot
Dit Nostre Dame Kerdevot ;
Quoiquz pressez, la messe ditte
La soupe faite, la chaire cuitte
Nous mismes à donner dessus
Sicut, Dom Jan à ses sanctus ;
Ah qu'une soupe de cuisine,
Fait un grand bien à la poitrine !
Quand on la prend de bon matin,
Pour moy, c'est mon meilleur festin,
Je ne trouve rien d'agréable
Comme estre le matin à table,
Pour le soir ne m'en parlez pas
Je ne fais jamais grand repas ;
Mais marchons vers cette chapelle.
La Marche prens ton alemelle
Et moy je prendray mon baston,
N'oubly de porter un teston,
Car en de pareille assemblée
Faut boire quelque coup d'emblée,
Allons d'abord nous prosterner
Devant la vierge et luy donner
Nostre cœur, la priant sans cesse
Qu'elle auprès de Dieu s'intéresse
Pour nous obtenir le pardon,
De tout c'est là le meilleur don ;
Un prestre la messe commance,
Nous augmantons son assistance.

 

Page 22 :

La messe dite, nous sortons,
De ce lieu nous nous transportons
Pour voir ce grand amas de monde
Qui dans ce lieu ce jour abonde ;
Un nombre de processions
Font icy leurs incessions ;
Je me souviens de trois ou quattre,
Que je nommeray pour m'ébattre :
Ellian, et Landrevarzec,
Les deux Ergué, surtout Briec,
Qui vient enseignes déployées,
Tambour battant, cinq croix levées,
Est celle qui paroîst le plus.
Bref ce n'est qu'un flux et reflux
De processions qui arrivent,
De processions qui dérivent ;
Il est temps que nous alions voir
S'il ne pourroit point y avoir
Quelque morceau de boucherie
Dans une pauvre hôtellerie
Et goûter si le vin est bon,
À cecy tous disent bonbon,
Cinq ou six de la connoissance
De La Marche, font révérance
Et s'associent à nostre écot,
Disant vouloir donner leur pot ;
Nous nous fourrons dans une grange,
L'un de l'autre proche se range,
Guérot messager de Morlaix,
Prend proche de moy son relais,
Un autre près du sieur La Marche ;
Une pièce de bœuf l'on hache,
Aussi bien qu'un morceau de lard
Tirant par la queue le renard
Car vous scavez que telle viande
N'est pas ce que le cœur demande ;
Donc sortons de ce lieu sortons
Avecque l'hoste nous contons
L'escot n'est pas de conséquence,
La Marche en paye cette dépense,
La compagnie nous dit adieu,
Et à Dieu nous disons au lieu,
[45] À Kerfors nous nous rangeons viste
Apprenant qu'estoit dans ce giste
De Kimper l'illustre baillif [46]
Qui n'est ny poussif, ny vetif,
Homme de robbe, homme d'espée
Demander comme fut sapée
Une bouteille à prime abord
Si je voulois faire rappord
De la vie qu'à Kerfors on meine
Tout le long de cette sepmaine
D'un an je ne serois au bout
On mange, boit, joüe, somme tout,
Les deux illustre gabetières
Passent deux journées presqu'entières,
Lopau, Kerligny, Keraval
Y passent cinq jours pas tant mal
D'autres dont je n'ay pas mémoire
Furent de compagnies à boire

Page 23 :

Jusques au vendredy bien tard
Que de Kerfors châcun départ,
Entre la sept, et huictiême heure
[47] Quattre viennent choisir demeure
Dans la rüe neûve au Lyon d'or
Néanmoins d'eux aucun ny dort
Mais seulemant y boit et mange
Puis des quattres châcun se range
À sa maison ; Lopau chez luy,
Avec sa femme Querligny,
De Queraval chez son frère,
De La Marche chez son compère
Et moy à Quimper samedy
Pour jamais adieu je luy dy,
[48] Je vas coûcher à la Boessière
Où je n'eus vin, cidre, ny bière
Mais de l'eau qui n'est pas mon fait,
Car par malheur de Keranstrait
Ny vint pas selon sa promesse,
Je tombe d'accord, je confesse,
Que quand il est à la maison
Il y fait meilleure saison,
Et que son cœur noble il signale
À faire à ses amis régale ;
Dès le point du jour je prends l'air
[49] Et pousse tout droit à Eder
L'on my dist d'abord pour nouvelle
Que la compagnie seoit belle,
Qu'un nouveau recteur ce jour là
Devoit ficher son baston là
Et prendre la place de l'autre
Qui s'en estoit alé au peautre
Je veux dire qu'il estoit mort
L'un prend place, quand l'âme sort ;
Le recteur mourant ne résigne
Jacques Tanguy abbé très digne
De qui la nomination
Dépend ; fait présentation
De cette parayse à un homme
Qui comme l'abbé se surnomme
Et s'appelle Dom Marc Tanguy
Sans flater jamais je ne vy,
Et je ne croy pas qu'on puisse estre
Plus que ce recteur digne prestre,
C'est un excellent naturel,
Un homme très spirituel
Scavant, posé, doux, raisonnable
Pulta paucis, il est aimable,
Il vient comme on me l'avoit dit,
Un notaire royal le suit
Qui ce jour là, de l'argent gaigneo ;
L'Abbé son oncle l'accompagne,
De Kerobezan, grand maison
Y sont aussi non sans raison
Estant proches parans du prestre
Qui n'eut se faire reconnaistre
De Sainct Ederne le recteur
Et le légitime pasteur,
Il ne dit qu'une basse messe
Le saignemant du nez le presse


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[modifier] Le manuscrit

Lieu de conservation :

  • Archives Déprtementales d'Ille-et-Vilaine.
  • Cote 9H47 (série 9H Grands Carmes).
 

Usage, droit d'image :

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  1. Arthur de La Borderie (1827-1901) est un historien de langue française, considéré comme le père de l'historiographie bretonne. Monarchiste catholique, il a été aussi un homme politique, conseiller général, puis député d'Ille-et-Vilaine. Directeur de la revue historique Revue de Bretagne et Vendée (publiée de 1867 à 1900) qu'il a fondée à l'âge de 25 ans, il met au jour et étudie de très nombreux documents anciens du Moyen Âge et des époques suivantes. [Ref.↑]
  2. Alexandre de Saint Charles de Borromée : étudiant en théologie au couvent des carmes de Ploermel en 1669, frère au couvent de Dol en 1672, puis à Rennes. Il fait l'objet d'une procédure de discipline pour débordements, désobéissance et pratique de la poésie. Il est l'auteur d’un « Voyage de Rennes à Brest et son retour », ouvrage contenant plus de 1500 vers français de huit pieds, qui renferme des détails historiques sur ses rencontres dans les villes de Quimper, Brest et environs. Il compose aussi des chansons et des épigrammes ; l’une d’elles était relative à son confrère le Père Sulpice de Saint-Vincent, alors Procureur des Carmes de Ploërmel, qui s’occupe beaucoup d’élevage de porcs, et qu’il appelle fort irrévérencieusement « le Père aux pourceaux ». [Ref.↑]
  3. Le petit pardon de Kerdévot est organisé le premier dimanche après Pâques et le grand pardon avait lieu par contre en septembre [Ref.↑]
  4. P. 1 en marge : "De Rennes à Mordelle 3 lieües" [Ref.↑]
  5. P. 2 en marge : "De Mordelle à Plélan 4.l." [Ref.↑]
  6. P. 2 en marge : "de Plélan à Baignon une l." [Ref.↑]
  7. P. 2 à droite : "(et moy mieux)" [Ref.↑]
  8. P. 3 en marge : "de Baignon à Ploermel 3.l." [Ref.↑]
  9. P. 3 en marge : "de Ploermel à Vannes 8.l." [Ref.↑]
  10. P. 3 en marge : "de Vannes à Ste-Anne 3.l." [Ref.↑]
  11. P. 4 en marge : "de Ste Anne au fort Louis 6.l." [Ref.↑]
  12. P. 4 en marge : "du fort Louis à Hennebont 3.l par eau ou terre" [Ref.↑]
  13. P. 4 en marge : "de Hennebont à Quimperlé 9.l." [Ref.↑]
  14. P. 5 en marge : "de Kimperlé à Kimper 9.l." [Ref.↑]
  15. P. 6 en marge : "de Kimper au pont l'Abbé 3.l." [Ref.↑]
  16. P. 6 en marge : "retour 3.l." [Ref.↑]
  17. P. 6 en marge : "de Kimper à Trohanet 3.l." [Ref.↑]
  18. P. 8 en marge : "retour 3.l." [Ref.↑]
  19. P. 9 en marge : "de Kimper à Molien proche Locrenan 3.l." [Ref.↑]
  20. P. 9 en marge : "de Locrenan à Lanvaux 6.l." [Ref.↑]
  21. P. 9 en marge : "de Lanveaux à Brest 3.l. de mer" [Ref.↑]
  22. P. 10 à droite : "Cadet du Plessis Josse " [Ref.↑]
  23. P. 14 en marge : "de Brest à Losulien i.l. et demie" [Ref.↑]
  24. P. 14 en marge : "de Losulien à Keréon un card de lieüe" [Ref.↑]
  25. P. 14 en marge : "de Keréon au port un card de l." [Ref.↑]
  26. P. 14 en marge : "du port à Landerneau 2.l." [Ref.↑]
  27. En 1674 le dimanche des rameaux tombe le 18 mars, soit une semaine avec le 25 qui est jour de Pâques. [Ref.↑]
  28. P. 17 en marge : "de Landerneau à Daoulas 1. l." [Ref.↑]
  29. P. 17 à droite : "Mr d'Ervillac de Kerouare" [Ref.↑]
  30. Il s'agit vraisemblablement de Laurent Vincent de Kerouartz, né le 21.10.1611 à Lannilis, prieur-recteur d'Irvillac et chanoine de l'abbaye de Daoulas, décédé le 17.03.1674 à Daoulas. [Ref.↑]
  31. P. 17 en marge : "de Daoulas à Keranhoat demie l." [Ref.↑]
  32. P. 17 à droite : "chez Mr de Coatjurval" [Ref.↑]
  33. P. 17 à droite : "fille de Mr de Lesquiviou" [Ref.↑]
  34. P. 17 en marge : "retour" [Ref.↑]
  35. P. 17 en marge : "de Daulas à Trounevezec 3. cards de l." [Ref.↑]
  36. P. 17 en marge : "de Trounevezec à Kerliver i.l." [Ref.↑ 36,0 36,1]
  37. P. 17 en marge : "de Kerliver au Faou un card de l." [Ref.↑]
  38. P. 18 en marge : "du Faou à Kimper 8.l." [Ref.↑]
  39. P. 19 à droite : "mademoiselle Lancelin fille de l'apotiquaire" [Ref.↑]
  40. P. 20 à droite : "supposé que ?" [Ref.↑]
  41. P. 20 en marge : "de Kimper à Kerfors i.l.et d.a" [Ref.↑]
  42. P. 20 en marge : "de Kerfors à Trohanet une l. et d." [Ref.↑]
  43. P. 21 en marge : "retour i.l. et d." [Ref.↑]
  44. P. 21 en marge : "de Kerfors à Kerdévot : demie lieüe" [Ref.↑]
  45. P. 22 en marge : "retour demie l." [Ref.↑]
  46. P. 22 à droite : "Mr de Lopaü" [Ref.↑]
  47. P. 23 en marge : "retour à Kimper i.l. et demie". [Ref.↑]
  48. P. 23 en marge : "de Kimper à la Boessière 2.l. et d.". [Ref.↑]
  49. P. 23 en marge : "de la Boessière à Eder demie l.". [Ref.↑]
  50. P. 25 en marge : "d'Erder à Kerobezan une l. et d." [Ref.↑]
  51. P. 25 en marge : "de Kerobezan à Ste Cécile dem. l." [Ref.↑]
  52. P. 25 en marge : "retour demie l." [Ref.↑]
  53. P. 26 en marge: "de Kerobezan chez Mesmeur 2.l. et d." [Ref.↑ 53,0 53,1]
  54. P. 27 en marge : "Du Laz à Trevarez demie l." [Ref.↑ 54,0 54,1]
  55. P. 27 à droite : "prez Gourin. Madame de Kerstang autrefois du Cosquer, très mal" [Ref.↑]
  56. P. 27 en marge : "De Tronjoly à Brunolo 2.l.l" [Ref.↑]
  57. P. 27 à droite : "La maison de madame St Germain est Brunolo" [Ref.↑]
  58. P. 27 en marge : "reduction cent neuf lieües" [Ref.↑]


Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric

Date de création : Mars 2018    Dernière modification : 15.04.2018    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]