Sant Enogad - GrandTerrier

Sant Enogad

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1 Fiche signalétique


s. Enogad
Vie / Buhez : au 7e siècle cinquième évêque d'Aleth/St-Malo, patron de la ville de Dinard
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine celtique, Gnou=Connu, Kad=Combat
Variantes / Argemmoù : Enogad (Bretagne) - Enogat (Bretagne) - Gnougad (Bretagne) - Tenogad (Bretagne) - Tognoucat (Bretagne) -

2 Almanach


le 13 janvier 2019 ~ d'an 13 a viz Genver 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Enogad (au 7e siècle cinquième évêque d'Aleth/St-Malo, patron de la ville de Dinard)
Proverbe breton ~ Krennlavar N'haller ket bezañ war un dro er forn hag er vilin. § [Trad]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

Dinard
Dinard

5 Monographies

Site Bretagne.com :

Enogad

prénom masculin, fête le 13 janvier

Déclinaisons du prénom breton : Enogat

Origine du prénom

Patron de Dinard, on retrouve sa trace au monastère de Saint-Méen, où il fut abbé, comme à Alet, où il fut évêque au VIIe siècle.

Il a donné son nom à la commune de Saint-Enogat.

Site fr.Wikipedia :

Dinard

Histoire

Dinard, simple village de pêcheurs jusqu'à l'arrivée des Britanniques, tire son origine mythique du légendaire Roi Arthur: Din (colline / fort) - Arz/Ar (ours / Arthur) ; l’ours, dans la mythologie celtique, symbolise la souveraineté.

Originellement, Dinard faisait partie de la paroisse de Saint-Énogat. Puis, à la fin du XIXe siècle, les Britanniques commencèrent à y venir en villégiature et y firent bâtir de somptueuses villas sur la côte. Dinard se développa alors rapidement et devint la station de bord de mer la plus prisée d'Europe. Mais elle connut une désaffection à partir des années 1930, lorsque la haute société partit plutôt sur la Côte d'Azur. Aujourd'hui, Dinard est, sans nul doute, la station balnéaire la plus « british » de France avec ses 407 villas classées.

En effet, le nom officiel de la commune fut Saint-Énogat jusqu'en 1879, quand le nom a été modifié en Dinard-Saint-Énogat. En 1921, le nom de la commune fut de nouveau modifié, il prend alors son nom actuel de Dinard.

Site Xavier Mannino :

SAINT-ÉNOGAT

La paroisse de Saint-Énogat, dédiée à saint Énogat, évêque d'Aleth vers le début du VIIème siècle, était jusqu'en 1858 le centre de la commune actuelle de Dinard. Saint-Énogat est un démembrement de la paroisse primitive de Pleurtuit et dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.

Les Acta Sanctorum (Bollandistes) prétendent que "Saint Énogat était le cinquième successeur de saint Malo : il fut sacré au commencement de l'année 628, sous le règne d'Hoël III et le pontificat d'Honorius Ier, il mourut le 13 janvier 631. Il existe, près de Dinan, une paroisse qui porte son nom" et l'article qui lui est consacré se termine par cette phrase "Nihil de eo aliud comperimus" (Nous ne savons rien de plus à son sujet).

La paroisse de Saint-Énogat, dit l'abbé Guillotin de Corson, "est l'une l'une des plus anciennes du diocèse de Saint-Malo, et elle devait exister déjà lorsque ce diocèse portait encore le nom d'Aleth (saint Jean de la Grille transféra le siège épiscopal d'Aleth à Saint-Malo en 1141) ....".

Le territoire paroissial de Saint-Énogat, proprement dit, "était assez important et comprenait celui des deux paroisses actuelles, outre l'église paroissiale dédiée à saint Énogat, il renfermait la chapelle frairienne de saint Alexandre, la chapelle priorale de Dinard et plusieurs chapelles domestiques comme celles des manoirs de la Vicomté et de la Ville-ès-Mesniers" (Guillotin de Corson).

Dinard a pris la place de l'ancienne paroisse de Saint-Énogat et n'était avant la Révolution qu'un simple village de pêcheurs dépendant du bourg de Saint-Énogat. Le village de Saint-Alexandre date d'avant le XVIème siècle. On y trouvait autrefois une chapelle, dédiée à saint Alexandre, détruite plus reconstruite en 1738.

Avant 1789, la paroisse de Saint-Énogat était chef-lieu du doyenné de Poudouvre (du Breton Poudour: pagus aquarum, pays des eaux). Ce doyenné comprenait jadis tout "le pays renfermé entre la Rance et l'Arguenon, borné au Nord par la mer et au Sud par la forêt centrale de Bretagne Brécilen", c'est-à-dire 24 paroisses et trois trèves (Saint-Énogat chef-lieu du doyenné, Bourseul, Corseul et l'Abbaye, sa trève, Créhen, Lancieux, Langrolay, Plélan-le-Petit et Saint-Michel sa trève, Pleslin, Le Plessix-Balisson, Pleurtuit, Plorec et Le Lescouët sa trève, Ploubalay, Plouer, Quévert, Saint-Briac, Saint-Lunaire, Saint-Malo-de-Dinan, Saint-Mandé, Taden, Trégon, Trélivan, Trémereuc, Trigavou et Vildé-Guingalan).

prénoms celtiques et bretons d'Albert Deshayes :

Tenogad

Hypocoristique d'un ancien Tognoucat, composé des anciens gnou, "connu, fameux", et cat, "combat".

Ce saint aurait été le 5e évêque d'Alet (Saint-Malo, 35) selon la liturgie malouine du XVIe siècle. Il est l'éponyme de Saint-Enogat en Dinard (35) et de Saint-Enogat en Plumaugat (22).