Sant Gorgon - GrandTerrier

Sant Gorgon

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1 Fiche signalétique


s. Gorgon
Vie / Buhez : hagionyme breton patron de plusieurs chapelles bretonnes, sans doute différent du martyre du 3e siècle né à Nicodémie
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Gour=Homme, Kon=Chien
Variantes / Argemmoù : Gorgon (Bretagne) - Gourgon (Bretagne) -

2 Almanach


le 26 août 2020 ~ d'an 26 a viz Eost 2020
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Gorgon (hagionyme breton patron de plusieurs chapelles bretonnes, sans doute différent du martyre du 3e siècle né à Nicodémie)
Proverbe breton ~ Krennlavar N'eus ket ur gozh votez, Ha ne gav ket he farez. [Il n'y a pas de vieille chaussure qui ne trouve sa semblable.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

église paroissiale d'Allaire
église paroissiale d'Allaire

5 Monographies

Saints et croyances de Michel Priziac :

Gorgon

Saint-Gorgon (commune d'Allaire, arrondissement de Vannes 56)

Doit son nom au saint qui est demeuré le patron de l'église paroissiale construite à l'emplacement d'une première chapelle qui aurait pu remonter au 11e siècle.

On ne connaît que peu de choses de la vie de ce saint breton qui, pourtant, a laissé plusieurs traces dans la toponymie. Il est néanmoins difficile de savoir s'il s'agit de l'hagionyme breton ou de saint Gorgon de Nicomédie honoré dans plusieurs régions de France.


Saint-Gorgon (Trémuson, commune de Plérin, arrondissement de Saint-Brieuc 22)

Une ancienne chapelle de la localité avait pour patron saint Gorgon d'où son nom.

Il est le patron de l'église de Plovan (29).

Site Eilyse.com :

Saint Patron du village de Woël

GORGON est fêté le 9 septembre

Saint Gorgon Gorgonius Martyr à Nicomédie, en Bithynie sous le règne de l'empereur romain Dioclécien en 304 Ère du pape saint Marcellin, Saint Gorgon était intendant général des offices du palais et de la chambre de l’empereur.

Sa foi chrétienne et sa dévotion à Jésus Christ dont il ne manquait pas de répandre la bonne parole dans la demeure impériale lui attirèrent les foudres de Dioclétien qui ne pouvait se résoudre à perdre un homme de sagesse et de haute valeur pour l’empire. Aussi chercha t-il à le corrompre en lui offrant des honneurs plus importants et un haut grade dans la milice s’il se conformait à l’ancien culte : adorer les statues de ces propres dieux. Saint Gorgon refusa d’abandonner sa foi et Dioclétien convoqua alors les bourreaux du palais avec leurs instruments de tortures.

Saint Gorgon fut suspendu à un chevalet, frappé, ils lui arrachèrent la peau avec des ongles de fer puis versèrent sur ses plaies du vinaigre mélangé à du sel. La béatitude de Saint Gorgon malgré ces terribles tourments mit en rage Dioclécien et il ordonna aux bourreaux de le placer sur un gril au-dessus de charbons ardents pour le torturer davantage jusqu’à ce que mort s’en suive.

Les reliques de Saint Gorgon *

Elles furent transférées en 766 dans le monastère de Gorze par Chrodegand, évêque de Metz, puis données à Philippe de Gheldres, religieuse au monastère de Sainte Claire de Pont-à-Mousson.

Le 11 novembre 1595, les Clarisses rendirent deux ossements, l'un d'une épaule, l'autre d'un bras, à l'église paroissiale de Gorze. En 1791, Marie-Charlotte Barbel, la dernière abbesse des Clarisses, emporta à Essey-en-Woëvre (canton de Thiaucourt), la châsse dite de Saint Gorgon. Le 20 novembre 1796, le 8 juillet 1805 et le 28 avril 1807, les reliques furent visitées et reconnues canoniquement.

  • il est à noter que les reliques comportent vingt grands ossements et de multiples fragments qui appartiennent à sept personnes différentes dont plusieurs du sexe féminin. Il apparaîtrait qu'en 1542 lors du pillage de l'église abbatiale de Gorze elles furent jetées, pêle-mêle de leur châsses et recueillies ensuite par les religieux. Toutes sont vénérées sous le même nom : Saint Gorgon