Sant Gouenou - GrandTerrier

Sant Gouenou

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1 Fiche signalétique


s. Gouenou
Vie / Buhez : né en Angleterre au 7e siècle, disciple de Paul, évêque du Léon pendant 34 ans, fondateur du monastère de Gouesnou
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Gouez=Cri de guerre, Nou=Connu
Variantes / Argemmoù : Goinou (Bretagne) - Gouenou (Bretagne) - Gouesnou (Bretagne) - Gouezeg (Bretagne) - Goueznou (Bretagne) - Gouëno (Bretagne) - Guoidnou (Bretagne) - Ouéno (Bretagne) - Touezeg (Bretagne) - Uuoednou (Bretagne) -

2 Almanach


le 25 octobre 2018 ~ d'an 25 a viz Here 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Gouenou (né en Angleterre au 7e siècle, disciple de Paul, évêque du Léon pendant 34 ans, fondateur du monastère de Gouesnou)
Proverbe breton ~ Krennlavar O terc'hel stenn, E vez kaset an traoù da benn. [En tenant ferme on mène les choses à bout.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

Fontaine de St-Gouesnou
Fontaine de St-Gouesnou

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Gouenou

prénom masculin, fête le 25 octobre

Déclinaisons du prénom breton : Gouesnou - Gouennou

Origine du prénom

Ami de saint Pol, il fut évêque du Léon au VIIe siècle et fonda le monastère de Gouesnou (29).

De "uuoed" qui signifie cri de guerre.

Site Penker :

GOUESNOU

Dans une plaine, sur la route de Brest à Lesneven ; à 9 lieues et demi au sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 45 lieues un sixième de Rennes ; et à 1 lieue deux tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort.

Il s'y exerce deux hautes-justices, y compris celle des Régaires de Léon, quatre moyennes, et trois basses. On y compte 900 communiants. La cure est présentée par l'évêque.

On prétend que cette paroisse fut fondée par Saint Gouesnou, neuvième évêque de Saint-Pol-de-Léon, et qu'elle fut donnée à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, par la duchesse Berthe de Champagne, veuve du duc Alain, surnommé Barbe-torte, qui mourut à Nantes l'an 952. Saint Gouesnou était Breton : c'est le patron de cette paroisse. Autrefois on portait ses reliques en procession le jour de l'Ascension. L'an 1342, Charles de Blois les porta : en 1417, le duc Jean V : en 1455, le duc Pierre II fit la même cérémonie avec le connétable Arthur, son oncle. Ces reliques étaient portées en procession, sur un brancard, par deux gentilshommes revêtus de surplis.

prénoms celtiques et breton d'Albert Deshayes :

Uuoednou, en vieux breton, est composé de uuoed, "cri de guerre, combat", et nou, "connu, manifeste".

Né en Bretagne insulaire, il perd sa mère à l'âge de 18 ans. Son père Tudon part pour l'Armorique avec ses enfants, Gouenoù, sa soeur Tudona et son frère aîné Madien. Ils auraient débarqué près de Brest. Un jour, le saint rencontre le tyran Conomor, qui chasse : celui-ci lui promet autant de terres qu'il pourra en délimiter en une journée. Aidé de son frère, il parvient à marquer son territoire.

A la mort de Houarzon, évêque du Léon, Gouenoù lui succède ; il dirigera le diocèse pendant trente-quatre ans, jusqu'à sa mort, survenue accidentellement au cours d'une visite rendue à saint Corbasius à Quimperlé. Disciple de Paol-Aourelian, il l'aurait accompagné en Armorique. Si sa Vie en fait un évêque du Léon, une autre, plus tardive, ne lui donne que le titre d'abbé, et il apparaît dans le Missel de Bréventec sous la simple mention de confesseur.


Eglise en pays de Brest :

Cantique à saint Gouesnou

L'original en breton et la traduction en français (merci à Antoinette Guirriec)

Kanou Brezoneg

Eskopti Kemper ha Leon

R/Kanom, kanom a greiz kalon,
Enor ha gloar d'hor Zant patron,
Hag unanom hor pedennou
Da houlen bennoz sant Gousnou !

Ar c'huec'hved kantved zo digor
Euz ar Vreiz-Veur deut d'an Arvor
Var ribl an Aber benniget
E chom eun tiad Bretoned.

Tudogil eo hanvet an tad,
En dro d'ezan tri bugel mad,
Tudona, majan ha Gouesnou
Zo skouer an holl yaouankizou.

Tudona gestlet da Zoue
Majan d'e dro goestlet ivez
Gouesnou ia d'en em zantellat
Demdost de Vrest e kreiz eur c'hoad.

Eno e vanati digor,
Gand harp ar roue Konomor
A zired ennan dizale
Gwella tud yaounk ar c'hontre.

Dre labour, studi ha pedenn,
Dre vuhez rust ha pinijen,
Ar venec'h, henvel ouz elez
Uhel a zav er zanteled.

Kerzet a reont a zehou, a gleiz,
Da skigna kenteliou ar Feiz
Setu ar vro chenchet a-grenn
Dre nerz ar vertuziou kristen.

Ar bud euz an Abad santel
Dizale red betek Kastel,
Betek an eskop Houardon
Pastor ha tad hor bro leon.

Tost d'ho manati dikaret
Hon tadou koz o deus savet
En enor d'eoch ar barrez-ma
Eun iliz euz ar re gaerra.

Eno dirak ho relegou
Miret a-hed ar c'hanvedou
E karomp mont da zaoulina
Ha d'ho pedi en eur gana.

Cantique à saint Gouesnou

Evèque de Quimper et du Léon

R/Chantons, chantons de tout notre coeur !
Honneur et gloire à notre Saint patron,
Et unissons nos prières pour demander
La bénédiction de St. Gouesnou.

Dans le début du 7ème siècle
Venu de Grande Bretagne en Armorique
Une famille de Bretons s'est installée
Sur les rives de l'Aber Benoît.

Le père se nomme Tudogil,
Autour de lui ses trois enfants
Tudona, Majan et Gouesnou
Deviennent un exemple pour la jeunesse.

Tudona s'est vouée à Dieu
Et Majan l'a fait également.
Gouesnou va se sanctifier
Au milieu d'un bois, non loin de Brest.

Il construisit un ermitage
Avec l'appui du roi Connomor.
Tous les jeunes de la contrée
Y viennent en nombre et sans tarder.

Par le travail, les études et la prière,
Menant une vie de sacrifices et de pénitence,
Les moines, pareils à des anges,
Accèdent à la sainteté.

Ils partent à droite et à gauche
Pour enseigner la Foi
Et la région se convertit,
Par la force des vertus chrétiennes.

La renommée du saint abbé
Alla jusqu'à Saint Pol,
Fut connue de l'évêque Houardon,
Père et pasteur du pays de Léon.

Sur les lieux du monastère en ruines
Nos lointains aïeux ont érigé
En votre honneur dans cette paroisse
Une église parmi les plus belles de la région.

Et là, devant vos reliques,
Vénérées au long des siècles,
Nous aimons nous agenouiller
Pour vous prier en chantant.

Mairie de Gouesnou

Origine du Nom "Gouesnou"

Landa, peniticuium, Goeznovei, 1019 ; Sanctus Goeznovei, 1282 ; Bastille de Seint Goueznou.

Bastide de Saint Gouezenou, 1378 ; Langoeznou, 1420, 1467, 1516 ; Sainct Goueznou, 1544 ; Lannonznou, 1551 ; Lanosnou, 1591 ; Sainct Gouesnou, 1607 Gouesnou, 1665 ; breton Gouenoù.

Cette paroisse qui s’est en 1950 agrandie vers le Nord de cinq villages de Plabennec, en était jusque-là séparée par une ancienne voie. Faisant originellement partie de la paroisse bretonne primitive de Guipavas, elle remonte à un établissement monastique, en vieux breton Lann, fondé au VIème siècle par Saint Goueznou. Le nom originel a été remplacé en français par Saint-Goueznou puis par Goueznou. Eponyme et Saint patron de la paroisse, celui-ci est désigné par la Vie de St Paul-Aurélien, écrite en 884, comme un de ses disciples.

La vie de Saint-Goueznou, écrite en 1019, dit qu’un saint homme, nommé Tudogilus débarqua dans la péninsule venant de Grande-Bretagne avec ses fils Goueznou et Majan et sa fille Tudona. Le père se fit ermite dans la paroisse de Ploudiner (aujourd’hui Lannilis), Majan dans celle de Plouguin, à Locmajan, tandis que Tudona, après avoir bâti un premier oratoire dans celle de Plabennec, se retira dans une paroisse appelée Plebs Belnoci, (ou Belvoci), sans doute à Saint-Tudon en Guipavas. Quant à Goueznou, il établit un monastère en un lieu appelé Landa, latinisation du vieux-breton lann « ermitage ». L’emplacement, situé à trois stades au sud d’Antel (aujourd’hui Lantel, village de Gouesnou), lui fut donné par le comte Comore, alias Conomor, qui y possédait une demeure, dont on voyait encore les vestiges en 1019, aux dires de son biographe. C’est sans doute ce même endroit, vraisemblablement près du cimetière, qu’occupa la « bastille » ou « bastide », fortification mentionnée au XIVème siècle.