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Sant Jezekael

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1 Fiche signalétique


s. Jezekael
Vie / Buhez : roi de Bretagne au 7e siècle, fils aîné de Judael, devient moine après avoir renoncé à la couronne
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Iud=Seigneur, Hael=Généreux
Variantes / Argemmoù : Iudicael (Bretagne) - Iudikael (Bretagne) - Izikel (Bretagne) - Jezekael (Bretagne) -

2 Almanach


le 16 décembre 2018 ~ d'an 16 a viz Kerzu 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Jezekael (roi de Bretagne au 7e siècle, fils aîné de Judael, devient moine après avoir renoncé à la couronne)
Proverbe breton ~ Krennlavar Etre an dimeziñ hag an eured. E vez an diaoul o redek.§ [Trad]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

saint Judicael à l'abbaye de Paimpont
saint Judicael à l'abbaye de Paimpont

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Jezekael

prénom masculin, fête le 16 décembre

Déclinaisons du prénom breton : Judikael - Jezekel - Jikael

Origine du prénom

Un des principaux rois de Bretagne, fils aîné de Judael, roi du Trégor-Goëlo.

Il régna à la suite de son frère Haeloc puis renonça à la couronne et devint moine.

Site Wikipedia :

Saint Judicaël

Saint Judicaël , fêté le 16 décembre (Calendrier des saints bretons), n'aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n'était pas revenu à la mode, notamment sous les formes françisées Gaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel.

Il nacquit vers l'an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d'Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l'aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Saint Josse et Winoc.

A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d'ériger.

Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l'origine du traité de 636 signé à à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs.

Vers 640, il se serait ensuite retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu'il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen.

Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu ou son fils s'étant eux aussi désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui pris ensuite la tête du royaume de Domnonée.

Site Pennker / Albert Le Grand :

LA VIE DE SAINT JUDICAËL, ou GICQUEL

Roy de Bretagne Dononée, Confesseur, le 16 de Decembre.

Saint Judicaël, fils aisné de Juhaël, Roy de Bretagne Dononée, & de la Reyne Pritelle, fille aisnée d'Ausoche, prince au Comté de Leon, fut élevé, avec ses autres freres Josse & Winoc, au palais de son Pere ; lequel estant decedé, il fut solemnellement couronné Roy, & receu de ses sujets, qui se promettoient un siecle d'or sous le regne d'un prince si saint et vertueux. Il gouverna son Estat en paix quelques années, jusques à ce que Dagobert, Roy de France, s'avisa de luy faire la guerre, pour les causes rapportées au long par notre Historien. Les deux Roys armerent ; & les François vinrent les premiers fourrager les marches de Bretagne ; mais les Bretons les chargerent & contraignirent à se retirer & laisser leur butin ; puis, coururent tout le Maine qu'ils ravagerent jusques aux portes du Mans. Dagobert renforça ses troupes & envoya son armée sous la conduite de Guy, Comte de Chartres, qui rencontra les Bretons entre le Mans & Laval, lesquels, ayans dressé une embuscade en un creux chemin, attirerent les François au combat, qui furent enveloppez de trois mille hommes, que Budic, Comte de Cornoüaille, fit lever à point de l'embuscade, qui donnans à travers les François, y firent grand eschec, & fut le General Guy pris prisonnier par le seigneur du Pont-Labbé & presenté au Roy.

II. Le Roy S. Judicaël, ayant deffendu son Pays & énervé les forces de son ennemy, au lieu de poursuivre sa victoire ayant cét avantage, fit retirer son armée, qu'il mit en garnison és places frontieres, avec deffense expresse de faire aucun acte d'hostilité, si on n'étoit attaqué : ce qui estonna le Roy Dagobert, qui vid bien, par cette action, que ce prince, qu'il avoit attaqué de gayeté de cœur, étoit tout autre qu'il ne s'estoit imaginé, & plus amy de la paix avec ses voisins que desireux de conquerir sur eux ; ce qui luy fit desirer son alliance & amitié ; &, à cét effet, il dépescha vers luy une honorable ambassade, de laquelle estoit chef S. Eloy, Evesque de Noyon, que le saint Roy receut avec le plus d'honneur qu'il fut possible, ayant commandé que, par toutes les villes de son Estat, on luy fit telle reception qu'à sa propre personne ; il luy donna audience en son conseil & l'entretint privément, & eut S. Eloy tel crédit envers sa Majesté, qu'il luy persuada de venir visiter le Roy Dagobert à Clichi la Garane prés Paris, où il luy feroit avoir la communication de plusieurs S.S. Personnages, qui estoient à la cour du Roy de France.

III . Le voyage de France conclu, le Roy donna ordre à son départ, & ayant en sa compagnie les princes Josse & Hoël, ses freres, il se mit en chemin & trouva le Roy Dagobert à Clichi, qui le receut affectueusement ; &, dés le lendemain, entrerent en propos de leurs differents, qu'ils terminèrent & confirmèrent en une bonne paix entr'eux & leurs Estats & sujets ; &, au départir, S. Judicaël offrit à Dagobert de grands & riches presens, que Dagobert reciproqua par d'autres presens, pour signe d'une paix inviolable. Durant que S. Judicaël séjourna à la cour de Dagobert, il ne voulut loger au Palais qu'on luy avoit preparé, mais chez Fabias, ou Dadon, maistre du palais & chancelier de France, qui, depuis, fut Archevesque de Roüen, nommé S. Oüen, dont la maison sembloit plûtost un Monastere bien reglé, que le palais d'un courtizan. Là, il conversa avec grande quantité de religieux personnages, qui l'échaufferent tellement en l'Amour de Dieu, qu'estant de retour en Bretagne, il prit resolution de se démettre du gouvernement de son royaume, en la personne du prince Josse, son frere aisné, & se rendre Religieux en quelque Monastere. Il en fit porter parole au prince, qui s'enfuit de la cour & se fit Hermite (comme nous avons dit en sa vie) comme aussi son frere S. Winoc.

IV.Cela n'empescha pas que le Roy, navré bien avant du desir de servir Dieu en Religion, ne convoquast les Estats, &, en leur presence, se démit de la dignité royale ; &, s'estant rendu en l'abbaye S. Jean-Baptiste de Gaël, il se jetta aux pieds de l'Abbé & le supplia de le recevoir au nombre de ses Religieux. Toute la Bretagne accourut à cette nouvelle, pour voir ce Prince changer sa pourpre en un vil habit Monachal. Il parut vétu de ses habits royaux, assisté de ses officiers, en presence desquels il fut vétu, tirant les larmes des yeux de tous les assistants. Il fit rebastir tout à neuf l'Abbaye & y donna de grands revenus ; &, ayant vécu en ce lieu en grande sainteté, il mourut saintement & y fut enseveliy, & Dieu a témoigné sa sainteté par plusieurs grands miracles, qui se sont faits à son Sepulchre. Son corps fut transporté à S. Joüin de Marne en Poictou, pour füir la rage des Normands, qui, l'an 878, ravagerent toute la Bretagne, où fut trouvé, avec ceux des saints Joüin Patron du lieu, Martin de Vertou, Lumine, Rufin & Marculphe, & transféré, pour la seconde fois, l'an 1130. De laquelle translation il se fait, tous les ans, une Feste solemnelle, le Dimanche aprés la Nativité de N. Dame en Septembre, qu'ils appellent la Feste des Reliques.

Vies des saints de la Bretagne Armorique par Albert Le Grand (1636) - Vè édition de 1901 - Quimper