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Sant Marc'h

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1 Fiche signalétique


s. Marc'h
Vie / Buhez : héros de mythologie celtique, personnages de la légende de la ville d'Ys et de Tristan et Yseult
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Bretonne, Marc'h=Cheval
Variantes / Argemmoù : Marc (France) - Marc'h (Bretagne) - Margh (Cornouaille) -

2 Almanach


le 25 avril 2019 ~ d'an 25 a viz Ebrel 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Marc'h (héros de mythologie celtique, personnages de la légende de la ville d'Ys et de Tristan et Yseult)
Proverbe breton ~ Krennlavar Ur gazeg kamm a ya pell.

[Une jument boiteuse va loin.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

le roi Marc'h de Howard Pyle
le roi Marc'h de Howard Pyle

5 Monographies

Site Bretagne.com

Marc'h

prénom masculin, fête le 25 avril

Déclinaisons du prénom breton : Mark

Origine du prénom

Le roi Marc'h est une figure légendaire car mari d'Iseult dans la légende de la Ville d'Ys.

Il est enterré au Menez-Hom (29) sous un tas de pierres."Marc'h" signifie cheval en breton.

Site Bagadoo / Yann Brekilien

La légende du Roi Marc'h aux oreilles de cheval

Il vous faut apprendre, je crois,
Comment il était une fois ...

un roi qui appartenait à la tribu royale du Cheval et portait le nom tout à fait approprié de Marc'h. Marc'h signifie, comme vous le savez, cheval en langue bretonne. Ce roi Marc'h avait son palais à Poulmarc'h, près de Douarnenez. On dit aujourd'hui " Plomarc'h ". C'est un site de toute beauté, qui mérite votre visite.

Marc'h, roi de Poulmarc'h, possédait un cheval comme jamais on n'en a vu et jamais on en verra de semblable en ce bas monde. Crinière au vent, il faisait des bonds si légers à travers les landes , par dessus les montagnes, et d'un bord à l'autre des vallées, que ses sabots ferrés d'argent ne laissaient même pas de trace dans le sol. Il galopait aussi bien sur l'eau que sur la terre ferme et les vagues de la mer en furie ne l'arrêtaient pas. C'est pourquoi le cheval de Marc'h, roi de Poulmarc'h, était appelé Morvarc'h ce qui, vous ne l'ignorez pas si vous avez un peu d'instruction, signifie Cheval Marin.

Marc'h, roi de Poulmarc'h, n'avait pas de plus grand plaisir que de courir le cerf et le sanglier en chevauchant Morvarc'h. Un jour qu'il était parti avec toute sa cour chasser en forêt de Néved, il aperçut à l'orée d'un layon une biche blanche si belle qu'il n'avait pas souvenir d'en avoir jamais vue qui fût aussi belle. Il s'élança à sa poursuite. La biche blanche bondissait rapide comme le vent et Morvarc'h menait derrière elle un galop d'enfer sans parvenir à la rejoindre. Les autres gens de la chasse furent bientôt distancés de très loin ; seul poursuivait par monts et par vaux la jolie biche blanche Marc'h, roi de Poulmarc'h, sur son cheval Morvarc'h.

Lire la suite => Media:RoiMarc'h.pdf

Site fr.Wikipedia

Marc'h

Le roi Marc'h est à la fois un personnage de la mythologie celtique et de la légende arthurienne. Il est présent dans les traditions, bretonne et cornique. Son nom (Marc’h signifie « cheval » en breton) et ses attributs (des oreilles du même animal) lui confèrent un rôle psychopompe[1], à l'instar d’Épona chez les Gaulois, puis les Gallo-romains.

Dans la tradition bretonne

Dans la tradition bretonne, ancrée en Basse-Cornouaille, Marc'h est un roi légendaire de Cornouaille dont l'originalité est d'avoir des oreilles de cheval. Par ailleurs c'est l'un des protagonistes de la légende de Tristan et Iseut, ancrée dans la réalité historique bretonne et celtique, entre Irlande, et grande et petite Bretagne.

L'historien Léon Fleuriot, spécialiste de cette époque, l'assimile à Komonor (Cunomorus), roi historique de Cornouailles britannique au VIe siècle, régnant à la fois sur les deux Domnonées, la Domnonée armoricaine et la Domnonée (Cornouailles-Devon) de l'île de Bretagne :

« Il (Comonor) est présenté souvent comme un vassal de Childebert, un praefectus, dit la Chronique de saint Brieuc : « Comorus tyrannus, praefectus Francorum regis ». Comonor paraît avoir été un Britto-Romain. La Vie de saint Paul l’appelle le « roi Marc » ou le princeps Marc ou de son nom complet Marcus Quonomorius[2] »

L'écrivain Jean Markale, a repris cette assimilation au roi Cumunorus[3].

Le barbier du roi

En Bretagne, près de la ville cornouaillaise de Douarnenez, la commune de Plomarc'h (« paroisse de Marc'h » - ploe signifie paroisse en Breton) recèle des fondations dont on dit qu'elles sont celles du palais du roi Marc'h. La légende affirme que ce roi était affublé d'oreilles de cheval, dissimulées sous un bonnet et que la divulgation du secret entraînait inévitablement la mort. À partir de là, il existe plusieurs versions : selon l'une d'elles, le roi Marc'h tuait systématiquement tous les barbiers qui le servaient et connaissaient son secret. On dit aussi qu'un de ces barbiers se confia à la terre, un roseau poussa à cet endroit qui fut coupé par un sonneur pour en faire un biniou. Quand il se mit à jouer, l'instrument chanta « Le roi Marc'h a des oreilles de cheval ». Et selon le poème tardif de Béroul, trouvère normand du XIIe siècle, c'est le nain astrologue du roi qui dévoila le secret et fut tué par le roi.

L’attribut physique des oreilles de cheval peut évoquer le roi Midas de la mythologie grecque, mais l’analogie s’arrête là.

Morvarc’h

Un conte, collecté par Yann ar Floc'h, présente une version différente de la légende. Il est roi de Poulmarc’h et possède un cheval fantastique, qui peut traverser la mer et galope aussi vite que le vent. L’animal est surnommé « Morvarc’h », ce qui signifie « cheval de la mer » en breton. Un jour, alors qu’il chasse, son chemin croise celui d’une biche. Il a beau forcer son cheval, il ne parvient pas à la rattraper. Ce n’est qu’acculée au bord de la falaise, près de l’endroit où la ville d’Ys a été engloutie, qu’il peut lui faire face. Le roi Marc’h arme son arc et lui décoche une flèche, mais par un sortilège, le trait fait demi-tour et vient tuer directement son précieux cheval. Mu par la fureur, il sort son poignard, mais la biche a disparu, à la place se trouve une superbe jeune fille. C’est Ahès, la fille de Gradlon. Pour se venger de la poursuite, elle affuble le roi d’oreilles semblables à celles de son cheval, puis s’enfonce dans la mer.

Il convient de noter que dans La Légende de la ville d’Ys, Morvac'h est le nom du cheval de la reine du nord, Malgven, épouse du roi Gradlon et mère de Dahud.[4]

Tristan et Iseut

Voir article détaillé sur Tristan et Iseut.

Marc'h est le roi de Cornouaille en Bretagne armoricaine, sa sœur Bleunwenn (Blanche-Fleur) a épousé Rivalen, le roi de Loonois, une contrée au sud de l'Écosse. Rivalen meurt à la guerre et son épouse expire alors qu'elle met un enfant au monde : Tristan. L'enfant est recueilli par son oncle le roi Marc'h qui l'élève. Bien des années plus tard, au cours d'une expédition guerrière en Irlande Tristan est blessé en tuant le géant Morholt, frère du roi de l'île. Iseut la fille du roi sait comment soigner la blessure empoisonnée de Tristan. Une fois remis, il rentre en Bretagne.

Marc'h veut faire de Tristan son successeur, mais les nobles de Cornouaille s'y opposent et le roi doit se marier. Le seul parti intéressant est Iseut. Tristan part en ambassade et demande la main d'Iseut pour son oncle, au roi d'Irlande qui s'empresse d'accepter. Avant de partir, la reine confie à la servante Brangaine qui est du voyage, un philtre d'amour destiné à sa fille et au roi Marc'h  ; ce philtre rend éternellement amoureux ceux qui le boivent. Pendant le voyage Tristan et Iseut boivent le philtre par erreur et deviennent très épris l'un de l'autre. En dépit de leur amour, Iseut épouse Marc'h, mais c'est la servante Brangaine qui prend place dans la couche du roi, la nuit des noces.

Les amants finissent par partir, mais après une longue fuite ils sont retrouvés par le roi, alors qu'ils dorment dans la forêt. Marc'h remplace l'épée de Tristan qui est placée entre eux par la sienne – élégante façon de leur dire qu'il les épargne. Les amants se séparent et Tristan quitte la Cornouaille.

Des années plus tard, alors qu'ils se sont retrouvés avant de mourir, Marc'h interviendra pour qu'ils soient inhumés l'un près de l'autre.

Dans la tradition cornique

La légende des Cornouailles est en tous points similaires à la légende armoricaine. On le nomme en anglais Mark of Cornwall (en latin Marcus, en cornique Margh, en gallois March) et c'est un roi légendaire de Cornwall, connu par une inscription du VIe siècle. Il est mentionné sous le nom de Cunomorus avec son « fils » Drustan[5]. C'est l'oncle de Tristan et le mari de Iseult, qui ont une relation coupable.

La légende

Mark envoie Tristan comme ambassadeur chercher sa promise, la princesse Iseult en Irlande. Tristan et Iseult tombent amoureux et grâce à un philtre magique, entament une relation charnelle passionnée qui n’a pas sa pareille dans la littérature médiévale.

Notes

1. ↑ Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de mythologie celte (page 208), Yann Brekilien, La Mythologie celtique (pages 62, 346, 349 et suivantes), voir références bibliographiques ci-dessous. 2. ↑ Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne (page 189), voir références bibliographiques. 3. ↑ Jean Markale, Guide de la Bretagne mystérieuse (pages 270 à 272), éditions Tchou, Paris, 1989. 4. ↑ Charles Guyot, La Légende de la ville d’Ys, Coop Breizh, Spézet, 1998, (ISBN 2-84346-101-4). 5. ↑ Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, page 567.

Bibliographie [modifier]

Consulter aussi la Bibliographie de la mythologie celtique et la Bibliographie sur les Celtes.
  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, éditions Payot, Paris, 1993, (ISBN 2-228-88621-1).
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1970, (ISBN 2-228-88838-9).
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997, (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7).
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, (ISBN 978-2-914855-37-0)
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne, Bibliothèque historique Payot, Paris 1989, (ISBN 2-228-12711-6).


Romans

  • Joseph Bédier, Tristan et Iseut, Éditions Flammarion, coll. « 10/18 », Paris, 1981, (ISBN 2264003790).
  • Yann Brekilien, Iseut et Tristan, Éditions du Rocher, Monaco, 2001. (ISBN 2-268-04007-0).