Sant Ronan - GrandTerrier

Sant Ronan

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1 Fiche signalétique


s. Ronan
Vie / Buhez : né en Irlande au 6e siècle, vient en Bretagne avec Patrig, éponyme de Locronan où a lieu la Grande Troménie
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Irlandaise, Ron=Phoque
Variantes / Argemmoù : Nan (Bretagne) - Nanig (Bretagne) - Renan (Bretagne) - Reunan (Bretagne) - Reunanig (Bretagne) - Ronan (Bretagne) - Ronanig (Bretagne) - Féminin(s): Ronana (Bretagne) -

2 Almanach


le 1er juin 2018 ~ d'an 1 a viz Mezheven 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Ronan (né en Irlande au 6e siècle, vient en Bretagne avec Patrig, éponyme de Locronan où a lieu la Grande Troménie)
Proverbe breton ~ Krennlavar Aluzen diwar aluzen a gas d'ar baradoz.

[Aumône de sur aumône mène au paradis.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

cénotaphe du saint à Locronan
cénotaphe du saint à Locronan

5 Monographies

Site Bretagne.com :

Ronan

prénom masculin, fête le 1 juin

Origine du prénom

C'est un des saints les plus connus et les plus puissants de Bretagne.

Il fut ami de saint Patrig, Irlandais comme lui, et il vint en Bretagne au VIe siècle en traversant la Manche à pied. La Grande Troménie à Locronan (29) lui est chaque année dédiée.

Site fr.Wikipedia :

Saint Ronan

Saint Ronan est un saint breton.

Ronan naquit en Irlande de parents païens.

Un jour un ange lui apparut et lui ordonna pour sauver son âme d'aller habiter en Cornouaille. Il y alla et un jour il vit surgir un loup tenant dans sa gueule un mouton et poursuivi par un homme pleurant de douleur. Ronan le prit en pitié et pria Dieu de sauver le mouton. Aussitôt le mouton se retrouva aux pieds de Ronan et du propriétaire. Le propriétaire alla souvent voir Ronan ensuite pour qu'il lui parle de Dieu. Mais sa femme, Kében, injuria Ronan et l'accusa d'avoir ensorcelé sa famille. Elle lui demanda de ne plus les voir sans quoi elle le châtierait.

Elle ourdit un plan. Elle alla voir le roi Gradlon. Elle accusa Ronan d'avoir tué sa fille et de se transformer en loup. Le roi ordonna alors d'enfermer Ronan à Quimper. Puis on l'attacha à un arbre et on lâcha sur lui deux chiens sauvages et affamés. Sans s'émouvoir, Ronan fit un signe de croix sur son cœur. Aussitôt les chiens s'enfuirent.

Voyant ce miracle, le roi demanda à Ronan ce qu'il voulait étant donné que visiblement Dieu l'accompagnait.

Il demanda la grâce pour Kében, sa fille n'était pas morte mais elle l'avait enfermée dans un coffre. On alla voir le coffre et on y trouva le cadavre de l'enfant qui avait fini par succomber. Ronan la ressuscita. Le roi et ses gardes se mirent à genoux et demandèrent pardon à Ronan.

Ce dernier retourna dans sa maison et vécut en ermite le reste de sa vie.

A sa mort, pour savoir où l'enterrer. On mit donc son cercueil sur une charrette tirée par deux bœufs, et on les laissa aller. Sur le chemin la charrette rencontra Kében, qui lavait des vêtements, elle en profita pour se moquer du saint. Alors la terre s'ouvrit et aspira Kében dans les flammes et la fumée dans un lieu désormais dénommé « la tombe de Kében ».

Peu après les bœufs arrivèrent à un endroit et ne voulurent plus en bouger, c'est là que Ronan fut enterré. D'après le barzaz-breiz

Une autre version existe dans l'église de Locronan, elle date de 1707, bien postérieure à Saint Ronan. Dans cette version Kében fait chasser Ronan à coup d'accusation et des chiens sont lâchés à sa poursuite. Chiens que Ronan calmera d'un signe de croix. Ensuite seulement Kében l'accuse du meurtre de sa fille et Ronan est conduit en prison. Au procès il démontre son innocence. Le reste de la légende est similaire. Il est quand même ajouté que Kében brisa la corne d'un buffle du convoi funéraire et la corne tomba en haut de la montagne : Plas-ar-Horn, la place de la Corne.

Sa fête fait l'objet d'un pèlerinage annuel et d'une fête typiquement bretonne, le « pardon » de saint Ronan, à Locronan (Cornouaille) en juillet de chaque année. Ce jour-là, en mémoire du saint, les fidèles en procession font le tour des limites de l'ancien prieuré bénédictin fondé au XIe siècle et qui était lieu d'asile (minic'hi en breton). Cette procession est appelée la « troménie », (du breton tro-minic'hi, le tour de l'enceinte sacrée).

Il y a en fait deux processions : la petite troménie, d'environ 6 km, qui a lieu tous les ans, et la grande troménie, de 12 km, qui a lieu tous les 6 ans.

Fête : 1er juin (Calendrier des saints bretons).

Il a donné son nom à la ville de

Toponymie

Son culte étant très développé en Bretagne, il a laissé son nom à un certain nombre de lieu :

Communes
  • Locronan (Finistère)
  • Saint-Renan au nord de Brest (Finistère)
  • Laurenan (Côtes-d'Armor)


Lieux-dits
  • Saint-Renan, hameau de Plœuc-sur-Lié (Côtes-d'Armor)
  • La Noë Renan, hameau du Foeil (Côtes-d'Armor)
  • Saint-Renan, hameau de Plozévet (Finistère)


Paroisse
  • église Saint-Ronan, hameau de Saint-René, commune d'Hillion (Côtes-d'Armor)
  • Paroisse Saint-Ronan, commune de Molène (Finistère)


Voir aussi
  • La Vie de saint Ronan par Albert Le Grand, 1636 sur Wikisource
  • La légende de saint Ronan par Hersart La Villemarqué, 1839 sur Wikisource