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Sant Servan

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1 Fiche signalétique


s. Servan
Vie / Buhez : petit-fils de roi d'Arabie, patriarche à Jérusalem et en Écosse, mentor de Kentiern, patron de St-Servan-sur-Mer
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Latine, Servus=Esclave
Variantes / Argemmoù : Servan (Bretagne) - Serwan (Bretagne) - Féminin(s): Servana (Bretagne) -

2 Almanach


le 28 décembre 2018 ~ d'an 28 a viz Kerzu 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Servan (petit-fils de roi d'Arabie, patriarche à Jérusalem et en Écosse, mentor de Kentiern, patron de St-Servan-sur-Mer)
Proverbe breton ~ Krennlavar Bezañ fier ne goust netra : Bragal a ra.

[Etre fier ne coute rien, il fait le fier!]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

Saint-Servan-sur-Mer
Saint-Servan-sur-Mer

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Servan

prénom masculin, fête le 28 décembre

Déclinaisons du prénom breton : Serv - Servane - Servana

Origine du prénom

A laissé son nom aux communes de Saint-Servan (35) et Saint-Servant (56).

Site fr.wikipedia :

Saint-Servan

Saint-Servan-sur-Mer est une ancienne commune française. Elle se situe sur l'ancienne cité gallo-romaine d'Aleth. Les ruines de l'ancien castellum romain entouré de murs d'un mètre cinquante à deux mètres de largeur se voient toujours. De l'ancienne cathédrale Saint-Pierre, d’origine carolingienne et romane, subsiste le coeur et les soubassements.

Ce serait l'instalation des Vikings sur la Rance pendant 30 ans, qui aurait incité à la translation du siège de la cathédrale sur le rocher voisin de Saint-Malo par l'évêque Jean de Châtillon. En 1255, Guillaume du Mottay conduit une révolte des Servannais contre la préeminence de Saint-Malo.

La Tour Solidor, édifiée de 1379 à 1384, est l'oeuvre de l'architecte du duc Jean IV, Etienne Le Tur. Le duc de Bretagne bloque alors Saint-Malo en édifiant une tour à l'entrée de la Rance, à la place de l' ancienne tour viking d'Oreigle.

Aux XVII et XVIIIe siècles, la ville se développe de part et d'autre de l'artère principale, la rue Ville-Pépin actuelle, et parallèle à la grêve des Bas-Sablons. Au XIXe siècle est édifié sur la place centrale un somptueux hotel de ville par Béziers-Lafosse.

Sous la monarchie, l'empire et la troisième république, on construisait des bateaux dans l'anse Solidor, à la Cité et à Solidor. Vivant longtemps de la pêche à la morue et de la construction navale, Saint-Servan, en crise du fait du manque de voies de communication de la région vers 1850, vit partir nombre de ses servannais vers la Californie lors de la Loterie des lingots d'or de 1851 à 1853, les Cassagne, Miniac, Buisson, Boudan...

Au XXe siècle, intime de Léon Bloy, ami de Georges Hugnet et de Rouault, le poète René Martineau s'installe au manoir de la Verderie en 1920. Il y créa un cénacle fréquenté par Théo Briant, Paul Vimereu, Gustave Bord, François Tuloup, Roger Vercel, André Savignon, Esnoul Le Sénéchal...

En 1967, elle fusionna avec les communes de Paramé et de Saint-Malo ; elle est désormais un quartier de Saint-Malo.

Déjà, en 1920, le nom officiel de la commune a été modifié de Saint-Servan en Saint-Servan-sur-Mer.

Forum St-Servan :

Saint Servan

SERVAN ou son féminin SERVANE ont une étymologie bien obscure.

Peut-être Servan est-il formé à partir de “servante” mais aussi de Servan ?

D’autre part, il n’y a pas de sainte Servane. par contre, on trouve un saint Servan dont on sait peu de choses. Il est le patron de la ville de Saint Servan qui est, en fait, un faubourg de Saint Malo. Servan a été donné à l’ancien site d’Aleth.

Sa fête est au 1er juillet.

Il fut peut-être évêque au 8ème siècle ? Je sais que plusieurs légendes courent sur lui, mais je n’ai pas de documents les racontant. Légendes dans lesquelles on parle souvent du brouillard abondant en Écosse.

On sait, qu’il fut l’apôtre des Iles Orcades, au nord de l’Écosse. Il aurait été abbé du monastère de Culross, dans le comté de Fife, sur la côte orientale de l’Écosse.

Une de ses légendes présente sa mère comme fille du roi des Pictes (ou d’Arabie). Les Pictes étaient un peuple qui, anciennement occupaient l’Écosse. On les nommait ainsi parce qu’ils se tatouaient le corps. Son père régnait sur Canaan.

Servan abandonna son droit au trône, étudia à Alexandrie (Égypte) puis devint Patriarche de Jérusalem. on parlait de lui comme étant le serviteur des serviteurs de Dieu, c’est-à-dire qu’on le voyait déjà Pape. Mais il préféra partir vers l’Écosse (les Scots)

Le bréviaire d’Aberdeen mentionne qu’un pauvre homme tua son unique porc pour nourrir Servan et ses moines qui ne trouvaient rien à manger. Mais Servan, très ému par cette charité, eut pitié et, comme dans le livre d’Ézéchiel, (ch. 38) à sa parole, les ossements du porc se remirent en ordre, la chair revint dessus et le porc recouvra la vie. Il y a, paraît-il bien d’autres merveilles qui lui sont attribuées par les contes populaires de l’endroit. On trouve à Dysart, une grotte ou Servan mit le Diable en déroute.

Il mourut et fut enseveli à Culcross.

Certains auteurs le font vivre au 5è siècle. Il aurait formé saint Kentigern, né vers 518. Kentigern aurait été le fils naturel de Servan, appelé d’abord Thaney, surnommé ensuite “Mungo”, ce qui veut dire, dans le dialecte local : “bien-aimé”

prénoms celtiques et bretons d'Albert Deshayes :

Serwan

Apparait comme un diminutif de serw, emprunté au latin servus, "esclave, serviteur".

D'après sa Vie, ce saint serait le fils d'Obeth, roi de Chanaan et d'Alpia, fille du roi d'Arabie. Âgé de 7 ans à la mort de son père, il est placé auprès de l'évêque d'Alexandrie, Magonius. De ce maître il recevra son nom, parce qu'il devait servir Dieu nuit et jour. À 20 ans, il reçois l'habit monastique et retourne au Chanaan. Les habitants le choisissent comme évêque. Sur les conseils d'un ange, il se rend à Jérusalem pour succéder à l'évêque Jacob décédé. Puis il gagne Constantinople, et Rome où il occupera le siège papal. Abandonnant cette charge, il se retire à Culross en Écosse, y fonde une église, puis rend visite à saint Adamnan à Lochleven et reste en sa compagnie. Il gagne le pays de Fife, et, après avoir fondé de nombreuses églises, meurt dans sa cellule de Dunning.

L'origine de son culte en Bretagne serait due à Charlemagne. L'empereur des Francs aurait fondé et dédié au saint une église à Alet, l'actuel Saint-Servan en Saint-Malo (35). Alet aurait alors perdu son nom au profit de Saint-Servan. Au bas Moyen-Âge, le clergé lui substituera le patronage de saint Servais (Serves). À Guitté (22), il est représenté en évêque bénissant.

prénoms celtiques d'Albert Deshayes

Serw se montre comme éponyme de Saint-Serw en Saint-Agathon (22) et de Lancerf en Plourivo (22) où il est titulaire d'une chapelle.

Site Heroic Age

In his systematic enquiry into the place-names of Brittany considered from a hagiographic point of view, Loth records several examples which have the personal name Serw or Serf (Loth 1910, sub Serv). This name occurs in the Welsh sources as Seru and Serwan (Bartrum 1993, sub idem), a form also found in the Reims Litanies as Serwane (Loth 1890) and is perhaps cognate with the element Soruio- found in the place-name Soruiodunum or Sorbiodunum, that is Sarum or modern Salisbury in England. In a northern insular context, it is most famously the name of St Kentigern's mentor, St Serf or Servanus of Culross. The examples recorded by Loth include a Lancerf (1271 Lanserff) in Plourivo, a Saint-Serve in Saint-Agathon, and two instances of Saint-Servan (but for at least one of these, the well-known suburb of Saint-Malo, the early forms suggest that the original eponym was Servacius, not Servan (c.1075 Sancti Servacii (Le Moing 1990)). Loth also records a Roserf in Trégondern, just two kilometres south-east of St-Pol-de-Leon. Roserf appears to be ros+ serf "Serf's hillock" (Loth was mistaken in its location: it is actually situated some kilometres to the east in Plestin-les-Grèves).