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Santez Apolina

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1 Fiche signalétique


sz. Apolina
Vie / Buhez : Vierge martyre d'Alexandrie au 3e siècle, vénérée en Bretagne contre les maux de dents
Genre / Reizh : Féminin
Signification / Sinifiañs : dérivé du nom mythologique Appolon
Variantes / Argemmoù : Appoline, Apolline, Appolonie

2 Almanach


le 9 février 2019 ~ d'an 9 a viz C'hwevrer 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Telio (évêque gallois de Llandaff au 6e siècle, successeur de Dubrice, éponyme de Landeleau), sz. Apolina (Vierge martyre d'Alexandrie au 3e siècle, vénérée en Bretagne contre les maux de dents)
Proverbe breton ~ Krennlavar Ne oar na bu na ba. Na sou na dic'ha. Ne oar nemet evañ laezh. Ha dibriñ yod d'hel lakaat er-maez. § [Trad]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

sainte Appoline, retable du 17e siècle, Ergué-Gabéric
sainte Appoline, retable du 17e siècle, Ergué-Gabéric

5 Monographies

Site Fontaines Bretagne :

Sainte Apolline / Santez-Apolina 9 Février

La vie d'Apolline (on rencontre parfois la forme Appoline ou Apollinie), généralement présentée comme une jeune vierge, doit davantage à la légende qu'à l'histoire. Originaire d'Alexandrie, elle fut victime des cruelles persécutions romaines en raison sans doute de son attachement à l'église dont elle assurait l'entretien. Des tortionnaires appliquant l'ordre de l'impitoyable Decius (empereur de 249 à 251) lui fracassèrent les mâchoires, brisant toutes les dents. Ils allumèrent ensuite un bûcher et menacèrent de l'y jeter si elle n'acceptait pas de reconnaître leurs dieux.

Pour toute réponse, elle s'élança dans les flammes et fut brûlée vive. La légende précise que, tandis qu'on lui détruisait les mâchoires, elle aurait adressé à Jésus cette prière :

« Que tous ceux qui feront mémoire avec dévotion de l'intensité de la douleur que j'éprouve ne ressentent jamais de douleurs de dents ni douleurs de tête. »

Un ange lui serait apparu pour lui signifier que sa prière était exaucée.

La légende transmise de génération en génération explique le pouvoir thaumaturgique que l'on prête à la sainte. Sainte Apolline (Appoline) est ainsi invoquée en divers lieux de Bretagne pour la guérison des maux de dents et singulièrement lors de la pousse douloureuse des premières dents chez le nourrisson.

Pouvoir(s) Guérisseur(s) attribué(s) au saint : MALADIES AFFECTANT LA TÊTE : Dentition

Extrait de :
(1) Les Fontaines de Bretagne, Albert Poulain - Bernard Rio, YORAN EMBANNER, 2008, p.48
(2) Les saints qui guérissent en Bretagne, Hippolyte Gancel, Editions Ouest-France, janvier 2004, p.25

Site Wikipedia :

Sainte Apolline, ou Apollonie, est morte à Alexandrie (Égypte) en 249 et fêtée le 9 février.

Le récit du martyre d'Apolline est tiré d'une lettre de Denys, évêque d'Alexandrie (mort en 265), à Fabien, évêque d'Antioche.

En 250, l'empereur Dèce promulgua un édit obligeant tous les citoyens à sacrifier aux dieux pour la sauvegarde de l'Empire, sous peine de mort, édit qui marque le début d'une nouvelle période de persécution contre les chrétiens (avant celle de Valérien à partir de 257, et celle de Dioclétien à partir de 303).

À Alexandrie comme ailleurs, les païens purent impunément donner la chasse aux chrétiens et les tuer comme ils voulaient. Les autorités laissaient faire, et même approuvaient.

Ce jour-là, les voyous de la ville se saisirent d'un vieillard, nommé Métras, exigeant qu'il blasphémât le nom du Christ. Comme il s'y refusait, ils le rouèrent de coups, lui enfoncèrent des roseaux pointus dans les joues et dans les yeux, puis ils l'entraînèrent hors de la ville, où ils le lapidèrent avec joie.

Leur choix se porta ensuite sur une chrétienne nommée Quinta, qu'ils menèrent au temple, lui enjoignant d'adorer les dieux. Comme elle détournait la tête avec dégoût, ils lui lièrent les pieds et la traînèrent sur le dos jusqu'au lieu où avait péri Métras ; et ils l'y lapidèrent avec le même plaisir.

Apolline, leur troisième victime, leur inspira d'autres fantaisies. Elle n'était plus jeune et faisait partie d'un groupe de vierges consacrées. Après lui avoir fracassé la mâchoire et brisé toutes les dents, ils la mirent devant un bûcher, menaçant de l'y jeter, si elle ne répétait pas des injures au Christ après eux. Elle s'excusa poliment de ne pouvoir leur donner satisfaction ; puis, profitant de leur distraction, « plus prompte que ses bourreaux », dit saint Augustin dans un sermon, elle courut se jeter dans les flammes.

On la représente souvent avec une paire de tenailles, et parfois les dents qui lui furent arrachées, ainsi qu'avec la palme du martyre.