Santez Heodez - GrandTerrier

Santez Heodez

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1 Fiche signalétique


sz. Heodez
Vie / Buhez : fille du seigneur de Trémazan au 6e siècle, décapitée par son propre frère Tanguy
Genre / Reizh : Féminin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Heldes="Qui éléve", peut aussi provenir du prénom franc Haude ayant donné Aude.
Variantes / Argemmoù : Aoda (Bretagne) - Aodez (Bretagne) - Aude (France) - Eodez (Bretagne) - Heodes (Bretagne) - Heodez (Bretagne) -

2 Almanach


le 28 novembre 2018 ~ d'an 28 a viz Du 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz sz. Heodez (fille du seigneur de Trémazan au 6e siècle, décapitée par son propre frère Tanguy)
Proverbe breton ~ Krennlavar N'eus nemet ur banne dour. Etre naet ha loudour (= lous).§ [Trad]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

ruines du chateau de Trémazan
ruines du chateau de Trémazan

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Eodez

prénom féminin, fête le 28 novembre

Déclinaisons du prénom breton : Heodez - Aodez - Aoda - Aude

Origine du prénom

Soeur de Tanguy et fille du seigneur de Trémazan au VIe siècle, son frère lui coupa la tête après avoir eu vent de calomnies propagées par leur belle mère. Elle remit sa tête sur son tronc, pardonna à son frère et mourut en sainte femme.

De "heldes" qui signifie "qui élève" ou du prénom Haude, en vieux français.

Site Wikipedia :

Aude de Trémazan

Sainte Aude de Trémazan vivait au début du VIe siècle. Elle était la fille de Golon, seigneur de Trémazan, à l'Ouest du pays de Léon en Bretagne armoricaine. Elle était la sœur de Gourguy qui devint saint Tanguy. Elle meurt martyre en 545. Fête le 18 novembre.

Vers 520, Aude perd sa mère. Son père se remarie avec une femme qui n'a pas d'égard pour les deux enfants des premières noces de Golon. Après huit années de mauvais traitements, Gourguy quitte le domicile paternelle. Aude reste parce qu'elle a décidé de se vouer à la prière. Sa belle-mère lui impose toutes les tâches domestiques les plus pénibles et prend un malin plaisir à l'éloigner de l'office divin célébré dans la chapelle du château. Puis elle écarte un à un tous les jeunes gens qui projettent d'épouser la fille de Golon. Elle décide même d'envoyer Aude travailler dans une métairie retirée. Mais la sainte en est ravie : elle peut s'adonner à la prière tout en besognant et sans être dérangée.

Un jour, elle aperçoit au loin un jeune homme accourir fou de rage. Il s'approche et d'un geste il la tue. Elle a tout juste le temps de reconnaître son frère Gourguy et de prier pour lui, puis elle meurt. Des paysans du voisinage apprennent à Gourguy désespéré que sa sœur est une sainte : sa marâtre l'avait abusé. Pour son geste criminel il fit pénitence, sous la direction de saint Pol Aurélien qui changea son nom, et il devint lui aussi un saint.

Site Tro Breiz :

D'après la légende, sainte Haude et saint Tanguy ont vécu au Château de Trémazan au VIe siècle. Le seigneur de Trémazan avait des enfants dont Haude et Gurguy. À la mort de leur mère, leur père se remarie et les enfants sont maltraités par leur nouvelle mère. Gurguy s'enfuit auprès du roi Childebert et Haude dans une métairie où elle s'adonne à la prière. Quand il revient à Trémazan, Gurguy demande à revoir sa sœur, mais sa belle mère la lui présente faussement comme une fille perdue. Quand il la retrouve, Haude ne reconnaît pas Gurguy et s'enfuit. Se rappelant les paroles de sa belle mère, Gurguy pense que Haude a "forfait en son honneur" pendant son absence, et que c'est pour cela qu'elle s'enfuit et qu'elle n'ose pas se présenter devant lui. Cette fausse impression pousse Gurguy à la poursuivre. L'ayant rattrapée, il lui donne un si grand coup d'épée qu'il lui tranche la tête. Gurguy comprend vite son erreur. Haude était un exemple de sainteté. Prix de remord, Gurguy s'en va trouver Paul Aurélien pour lui demander le pardon. Après une période de pénitence, Gurguy devient abbé de Gerber (Le Relecq?) puis fonde un monastère sur le cap de Penn-ar-Bed. Il prend le nom de Tanguy qui veut dire feu. Le cap de Penn-ar-Bed est devenu aujourd'hui la pointe de Saint-Mathieu. Les ruines d'un monastère du XIe siècle et d'une tour à feu du XVe siècle rappellent la vocation maritime du lieu.