Santez Marzhina - GrandTerrier

Santez Marzhina

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1 Fiche signalétique


sz. Marzhina
Vie / Buhez : martyre chrétienne du 3e siècle, fille de consul romain, décapitée sur ordre de l'empereur
Genre / Reizh : Féminin
Signification / Sinifiañs : origine Latine, Forme bretonne de Martine
Variantes / Argemmoù : Martine (France) - Marzhina (Bretagne) - Marzina (Bretagne) - Masculin(s): Marzhin (Bretagne) -

2 Almanach


le 30 janvier 2019 ~ d'an 30 a viz Genver 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz sz. Marzhina (martyre chrétienne du 3e siècle, fille de consul romain, décapitée sur ordre de l'empereur)
Proverbe breton ~ Krennlavar Gortoz pell, Gortoz gwell.

[Longue attente, meilleure attente.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

sainte Martine et sainte Agnès de Rome par Le Greco
sainte Martine et sainte Agnès de Rome par Le Greco

5 Monographies

Site fr.Wikipedia :

Martine de Rome

Martine est une vierge martyre, ayant vécu au IIIe siècle, considérée comme sainte dans l'Église catholique et orthodoxe.

Elle n'est connue que par la légende du récit de sa vie.

Hagiographie

Martine était la fille de nobles romains, son père ayant été plusieurs fois consul. À la mort de ce dernier, elle vendit tous ses biens et consacra cette fortune à des œuvres de charité.

Martine vivait au temps de l'empereur Alexandre qui persécutait les Chrétiens. Elle fut un jour arrêtée alors qu'elle était en prière dans une église, et conduite devant l'empereur. Elle fut conduite dans le temple d'Apollon afin d'y sacrifier, mais elle refusa, tandis qu'un tremblement de terre abattit le temple et la statue du dieu qui s'y trouvait.

L'empereur fit alors torturer Martine, mais elle résista et entraîna la conversion de ses bourreaux.

Amenée dans les arènes pour y être la proie des bêtes, les lions se couchèrent à ses pieds ; mise sur un bucher, les flammes ne l'atteignirent pas mais brûlèrent les spectateurs. Finalement, l'empereur la fit décapiter.

La légende précise que deux aigles vinrent veiller sa dépouille avant qu'un autre chrétien puisse venir l'inhumer.

La plus ancienne mention du culte de sainte Martine provient du Pape Honorius Ier, au VIIe siècle qui lui dédia une église à Rome, située à l'emplacement de l'actuelle église Saint Luc et Martine.

Ses reliques furent découvertes en 1634 dans la crypte de cette église, et son culte fut initié par le Pape Urbain VIII.

Sa fête est fixée au 30 janvier.

Une ville du Québec porte le nom de Sainte-Martine.

Sources
  • Le petit livre des saints - Rosa Giorgi - Larousse - 2006 - page 68 - ISBN 2-03-582665-9
  • Vie des Saints pour chaque jour de l'année - P. Giry - p. 62-64
  • Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.

Site Catholic.pf / P. Giry :

SAINTE MARTINE
Vierge et Martyre (+ 226)

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. L´empereur, irrité, commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu´on l´écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d´autres qu´une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s´arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte; mais s´apercevant qu´il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L´empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu´on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s´imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64