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Stang Venn

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Forme française Stang Venn
Forme bretonne Stang Venn
Signification "vallée blanche et humide"
Décomposition Skang pour "vallée" et Gwenn "blanc", couleur des fonds sableux du ruisseau ou des gelées matinales
Relevés 1790-1858, 1847, 1867, 1870, 1879, 1946
Référentiel : « Cartographie, cartes anciennes » ¤  « Index des toponymes » « Étude de Bernez Rouz sur les noms de lieux d'Ergué-Gabéric » ¤ « Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes » ¤ 

[modifier] 1 Géolocalisation du village

Coordonnées géographiques : 48° 1' 31.58" N 4° 1' 31.19" W (lat. 48.025438, long. -4.025331)

Cartographie du lieu-dit : « Géo.Stang Venn »

[modifier] 2 Explications toponymiques

[modifier] 2.1 Travaux de Bernard Le Roux

Dans le Cahier n° 9 d'Arkae publié en 2007, Bernez Rouz explique l'origine du lieu-dit comme suit :

Stang Venn

Orthographe Année Source (cf. ) Référence, côte
Stang Venn 1946 [1] I.N.S.E.E. Nomenclature
Stang Ven 1962 A.C.E-G. Cadastre
Stang Venn 2002 I.G.N. Carte 0618 O

Stang-venn a été traduit par Vallée Blanche pour le circuit cycliste de grande renommée. Mais pour le cadastre, cette petite vallée où coule un ruisseau affluent de l'Odet reste Stang ven.

La question est de savoir pourquoi cette vallée est qualifiée de blanche. L'une des explications peut être que les eaux du ruisseau sont particulièrement claires et coulent sur du sable ou du gravier blanc. L'autre est que gwenn ne signifie pas blanc mais plutôt source limpide ainsi que le cours d'eau qui s'en écoule. Cette relation entre gwenn et eau a été mise en évidence par plusieurs chercheurs. À Ergué-Gabéric, 22 parcelles sont qualifiées de gwenn. Elles se trouvent toutes près de sources de ruisseaus.

Bernez Rouz donne l'explication suivante pour l'origine du toponyme Stang-Venn dans son mémoire écrit en breton :

STANKENN

Ne implijer stankenn nemet gant ar ster traonienn e Kernev-Izel. Biskoazh ne glever an -enn dibenn ha padal e reer dalc'hmat gant ar c'hemmadur dre vlotaat da heul stank. Panevet unan amañ an holl anvioù nevez tre rak ne oa ket boas ho hendadoù da sevel tier war c'hlann ar stêrioù. Lod eus an anvioù zo graet gant stank + anv ur gêr ; n'eus netra da lavorout diwar o c'horre. Deden-nusoc'h eo ar re all.

STANKENN + ANVIOU ALL

-- Stank Venn /   / (Stank Venn)
Troet eo e galleg "la Vallée Blanche". Sellit ar pennad da heul diwar-benn "Guen".

GUEN
-- Stank Venn
-- Parc Loch Guen
Stak tre eo an anvioù gant guen er vro vrezhoneg. Boas eur da droiñ anezho gant "blanc". Stank Venn zo deuet da vezañ "la Vallée Blanche" 'Circuit de la Vallée Blanche).

Gregor a dro Canol Venn, Froud Venn gant "canal blanc dont le fond est de sable blanc".

Trepos (1) en deus goulakaet e talve guen a-wechoù kement ha stêrig, dourig, gwazh. Roiñ a ra e-leizh a skouerioù e-lec'h e c'hellfe guen kaout ar ster-se. Da glask sklaeraat ar gudenn em eus savet kartenn gant kement guen a zo meneget war roll ar parkoù.

Kentañ evezhiadenn d'ober eo emañ kazi holl ar parkoù-se war vord ar stêrioù pa n'eo ket tostik d'an eiennoù.

Pemp menguen a zo. Marteze ez eo mein gwenn an anvioù-se. Melloù roc'h gwenn (kouarz) a gaver stantik er vro.

Guen a vez implijet div wech gant ar ger-mell : Brad ar Guen, Coat maes an Guen. Ne zle ket bezañ ar Guen anv un den rak implijet e vez dalc'hmat ar rak-anv evit envel ur park : Park Yann ar Gall (Ar Gili Vihan), Foennec Herve Gast (Poullduig). Bez e c'hellfe Guen talvezout gwazh amañ.

Guennou a gaver ur wech. Croas Guennou Tosta ha Croas Guennou Pella a zo daou bark lec'hiet er Stank Venn. Eno ez eus dres div wazh-dour o vont d'an Oded. Bez e c'hell Guennou bezañ liester Guen = gwazh.

Ar stummoù all emañ guen an anv gwan : Ar Creac'h Guen, ar Run Ven, Roch Guen pe Roz huen, Parc ar Marc'h Ven, Stank Venn, Poulguen, Foennec Ven, Leurven, Tirien Guen, Liors an Id Guen, Groas Ven, Coat Guen, Parc Groas Ven.

Poull Gwenn a zle bezañ keñveriet gant Poull Du moarvat. Evit ar re all ez eo iskis e vije ken gwenn-se ar vro. Perak e vije gwenn ar run, ar roz, ar stank, ar foenneg, al leur, an tirienn, ar groaz, ar c'hoad hag all ? Petra a c'hell roiñ dezho ul liv gwenn ? Ar rev gwenn ?

Roz Huen a vez distaget Image:Rozhuen-phonétique.jpg e-giz ma vije bet gortozet. Koulskoude e oa anveet gwechall Roch Guen. Gant ur seurt distagadur e vije kentoc'h ar ger GOUENN. Gouennañ a dalv "se reproduire" ; hag eñ e vije lakaet loened da c'houennañ eno ? Ne ziskouln ket kudenn guen dre vras, forzh penaos.

Distaget e vije gwazhenn Image:Gwenn-phonétique.jpg er vro. Met lavaret e vez ar wazh Image:Wazh-phonétique.jpg ha dianav krenn eo gwazhenn gant ar ster-se. Pe e vije gouerenn  ?

Peuzalies e kaver guen e-unan. Setu un nebeut anvioù e Penn ar Bed : Guenalegenn, Guenan, Guenarc'hant, Guen ar mear, Guenfrout, Guenguerzit, Guenvenez, Guenvez, Creac'h ar Guen, Guennou, an Dour Gwenn (Erge Vihan), Kerguen, Keraguen (div gêr tost eus St Ivi. Petra a dalv Guen el lec'hioù-se ?

Et il complète par une carte des parcelles de Stang-Venn en 1834 :

[modifier] 2.2 Travaux d'Albert Deshayes

A propos du terme Skankenn, Albert Deshayes précise dans son Dictionnaire des noms de lieux bretons (page 51) et dans son livret sur les Villages et lieux-dits de Quimper :

Stankenn "vallée" explique Stanquen-Ven en Langolen (29).

stang : (breton moderne, stankenn), signifie vallée., à ne pas confondre avec stank, étang qui lui, se dit lenn à Quimper.

Quant au qualificatif "Gwenn", Albert Deshayes donne son interprétation page 540 de son Dictionnaire des noms de lieux bretons :

PARTIE "Des qualificatifs"

Gwenn "blanc" apparaît à plus de trois cent cinquante reprises comme élément de nom de lieu. Il est le plus souvent noté sous sa graphie du moyen breton guen ou lénifié en -ven. On le relève aussi écrit : gwenn, gwen, gouen, guin, guehenne, renforcé en -quen, lénifié en -wenn, ou en -wen,
  • [...]
  • -venn [...] dans Stang-Venn en Ergué-Gabéric (29) et en Tour'ch (29) ;
  • [...].

[modifier] 2.3 Autres travaux

Pour les relevés dans les registres d'état civil, Henri Chauveur complète :

Les habitants sont rares au 19éme siècle :
  • On trouve dans le registre des naissances : un tailleur Théophile Pierre ACARI époux de Marie Renée KERFER. Le couple aura un enfant à Stang-Ven en 1847.
  • En 1867 et 1870, un couple de journaliers, René HERVEAT époux de Marie-Anne le DU, aura deux enfants.
  • En 1879 un enfant né de Pierre PENNEC, cultivateur, et de Marie Josephe KERGOURLAY.

Germaine Herry donne la version locale de l'origine du nom de Stang-Venn transmise par les anciens du quartier  :

On lui a donné le nom de la Vallée Blanche, comme traduction du breton Stang-Venn. On l’appelait comme ça parce qu’avec les ruisseaux, c’était très humide, et que, quand il y avait de la gelée, tout était blanc. Et cette gelée restait plus longtemps qu'ailleurs. Le ruisseau principal vient de Pennaneac’h et coule le long de la route jusqu’au ruisseau du Bigoudic. Il y avait plusieurs lavoirs en activité, dont celui à côté de chez Fanch Ster.

[modifier] 3 Annotations

  1. La première mention connue de Stang-Venn serait celle inscrite sur la carte de Capitaine : « Carte d'Etat-Major, dite de Capitaine, fin 19e siècle » [Ref.↑]