Yvon Queinnec, engagé volontaire et communard condamné pour insurrection - GrandTerrier

Yvon Queinnec, engagé volontaire et communard condamné pour insurrection

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Catégorie : Biographies
 Site : GrandTerrier

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§ E.D.F.
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Il est né à Quélennec en Ergué-Gabéric qu'il quitte pour devenir valet de chambre à Paris ; en 1870 il rejoint les rangs de l'armée pour combattre les Prussiens ; en 1871 il rejoint les rangs de l'armée fédérée jusqu'à la semaine sanglante de fin mai ; il est fait prisonnier et envoyé sur les pontons ; il sera condammné pour rébellion personnelle et pour insurrection.

Son existence est révélée par une inscription dans le dictionnaire Maitron et par un document inédit de recours en grâce aux Archives Nationales.

Autres lectures : « 1872 - Condamnation d'Yvon Queinnec pour insurrection par le 13e conseil de guerre » ¤ « MAITRON Jean - Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social » ¤ « Empire, garde nationale et Commune de Paris en 1870-71 pour Jean-Marie Déguignet » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

Yvon Queinnec, Yves-Marie à l'état-civil est né le 11 novembre 1845 à Ergué-Gabéric [1]. Cette annèe-là son père journalier agricole loue cette année-là un penn-ty [2] dans le village de Quélennec [3]. Sans doute les Queinnec connaissent-ils Jean-Marie Déguignet, enfant de Quélennec entre 1838 et 1848, qui deviendra aussi militaire et écrira ses « mémoires de paysan bas-breton ».

Yvon Queinnec monte d'abord sur Paris pour y exercer le métier de « valet de chambre ». En pleine guerre contre la Prusse il est engagé volontaire dans le 4e régiment de zouaves. Et en janvier 1871 il participe à la prise de la redoute de Montretout en St-Cloud, au-dessus de Garches, occupée par l'armée prussienne.

Ensuite Queinnec change de camp, et il va se battre dans les rangs de l'armée fédérée au sein de la 5e légion. Au mois de mai il est de service pendant 3 jours sur les barricades fortifiées de la porte Maillot. Le 21 mai, l'armée versaillaise étant entrée dans Paris, il se replie derrière les barricades du Panthéon. Il rentre se reposer chez lui rue d'Ulm, près du Panthéon, et le 23 mai il est fait prisonnier.

 

Comme 20.000 communards arrêtés à Paris, il est mis dans un train et transféré sur un « ponton » [4] dans un port comme Brest (où ils étaient les plus nombreux). EQueinnec s'y fait remarquer par un acte d'insubordination, il est condamné en février 1872 par le 1er conseil de guerre maritime à 6 mois d'emprisonnement «  pour rébellion sur les pontons, envers un agent de la force armée. »

La condamnation finale pour sa participation à la Commune de Paris sera prononcée le 8 mai 1872 par le 13e conseil de guerre : « condamnation à un an d'emprisonnement et à cinq ans de surveillance de la haute police, pour participation à l'insurrection de Paris. »

Un recours en grâce est formulé par des « personnes se disant parents ou amis du condamné », et parmi ceux-ci sans doute son jeune frère François-Alain qui est caporal d'armes. La demande est refusée et il est « transporté à la maison de correction de Vitré » ; on ne sait pas ce qu'il deviendra par la suite.

[modifier] 2 Documents



[modifier] 3 Annotations

  1. Naissance - 02/11/1845 - Ergué-Gabéric (Quelennec) QUEINNEC Yves Marie, enfant de Guillaume et de Jeanne COATMEN. Témoins : Yves Queinnec 25a Michel Dervoet 48a Cultivateurs [Ref.↑]
  2. Pennty, penn-ti : littéralement « bout de maison », désignant les bâtisses, composées généralement d'une seule pièce, où s'entassaient avec leur famille les ouvriers agricoles et journaliers de Basse-Bretagne (Revue de Paris 1904, note d'Anatole Le Braz). Par extension, le penn-ty est le journalier à qui un propriétaire loue, ou à qui un fermier sous-loue une petite maison et quelques terres, l'appellation étant synonyme d'une origine très modeste. [Terme BR] [Lexique BR] [Ref.↑]
  3. Lors des naissances suivantes Guillaume Queinnec est déclaré journalier dans les lieux-dits de Guilly houarn, Pratilès et Menez-Kerveady. [Ref.↑]
  4. Pontons, s.m.pl. : vieux vaisseaux désaffectés servant de prisons flottantes dans les ports français ou anglais de la fin du 18e au 19e siècle. Chaque ponton peut abriter de 700 à 900 hommes enfermés dans les batteries (emplacement des canons, sur les anciens vaisseaux de guerre), dans une quasi-obscurité. Ces prisons ont exister pendant ou après certains conflits : Révolution de 1848, Commune de Paris (pontons de Brest et de Toulon), guerres napoléoniennes (Chatham, Plymouth) ...  [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Biographie d'une personnalité gabéricoise

Date de création : janvier 2019    Dernière modification : 19.01.2019    Avancement : Image:Bullgreen.gif [Fignolé]